Forêt : un indice d‘inflammabilité extrême en Gaspésie

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Depuis mi-avril, 14 incendies se sont déclarés en Gaspésie. La SOPFEU demande la plus grande vigilance dans ces conditions de sécheresse.

Depuis mi-avril, 14 incendies se sont déclarés en Gaspésie. La SOPFEU demande la plus grande vigilance dans ces conditions de sécheresse. Photo : Gracieuseté

NEW RICHMOND – L’indice d’inflammabilité est extrême en Gaspésie et dans plusieurs autres régions du Québec, ce qui incite la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) à décréter des interdictions de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité.

Depuis près de deux semaines, le printemps frappe la Gaspésie à grand coup de chaleur et de sécheresse. Devant ces conditions, les autorités ont décrété l’interdiction, qui est entrée en vigueur depuis lundi 15h et jusqu’à nouvel ordre. Toutes les MRC de la Gaspésie sont concernées.

Début de saison normal

La SOPFEU a comptabilisé 14 feux depuis deux semaines dans l’Est-du-Québec : «Cela reste dans la moyenne des années précédentes, la situation est normale», rassure l’agente à l’information de la SOPFEU, Marie-Hélène Bernier.

Dans la Baie-des-Chaleurs, on dénombre sept incendies depuis le début de la saison, ce qui représente 10,9 hectares de forêts brûlées. C’est la zone la plus touchée par ce printemps soudain. Il y en a eu quatre dans la zone de Rimouski/Matapédia et trois dans la région de Kamouraska/Rivière-du-Loup.

Des causes humaines

Selon la SOPFEU, les incendies se déclenchent plus vite au printemps qu’en été. «Les terrains sont plus secs en forêt et en bordure des bois, à cause des sols encore en partie gelés et surtout des nombreuses brindilles, feuilles mortes et du gazon très sec», décrit Mme Bernier. En attendant des températures plus fraiches et l’arrivée de la pluie, la SOPFEU recommande de suivre l’interdiction. Passer outre ces instructions est une effraction passible d’amendes.

«La plupart des incendies sont de causes humaines. Ce sont des feux de nettoyages, en bordure de routes ou de champs. Le vent accentue le danger», raconte Mme Bernier. Pour l’instant, ce sont les pompiers municipaux et les équipes terrestres de la SOPFEU qui interviennent principalement, « mais les avions-citernes sont prêts », ajoute Mme Bernier.

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