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FMBM : les organisateurs satisfaits de la 11e édition

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Moment clef du festival : 650 personnes ont assisté au lever du soleil avec Florent Vollant à Cap-Bon-Ami, dans le parc Forillon.

Moment clef du festival : 650 personnes ont assisté au lever du soleil avec Florent Vollant à Cap-Bon-Ami, dans le parc Forillon. Photo : Parcs Canada, Stéphane Marchand

GASPÉ – Les organisateurs de la 11e édition du Festival musique du bout du monde (FMBM) de Gaspé sont très satisfaits alors que les festivaliers ont été plus nombreux que jamais, reléguant au deuxième rang certaines critiques sur un festival élargi du point de vue musical.

L'organisation estime être près du chiffre magique de 20 000 personnes sur le site au cours des quatre jours d'activités, ce qui serait au-delà des 15 000 personnes lors de la 10e édition.

« On devrait flirter avec ce chiffre-là, mais Segma recherche fait une analyse présentement. Ce qu'on sait, c'est que le festival continue à générer des revenus suffisants pour garantir une 12e année », annonce le directeur général du FMBM, Stéphane Brochu.

Les attentes étaient grandes à la suite du 10e FMBM. Les organisateurs sont satisfaits : « Définitivement. Ce que j'entends, c'est qu'on a réussi à offrir une diversité musicale. La musique du monde, c'est l'ensemble de tout ça. Ce n'est pas juste associé au sud-américain ou africain », lance M. Brochu.

Il réfute ainsi certaines critiques à l'effet que l'offre musicale, avec du country ou de la musique traditionnelle, est devenue trop large : « Bob Marley, qui est pour moi une icône de la musique du monde, qui vient de l'Amérique du sud et on a une gang qui s'appelle Long Shen Dao, qui joue du reggae et qui vient de la Chine et qu'on remplit à pleine capacité, je n'appelle pas ça devenir trop large », réplique M. Brochu.

Au niveau financier, les données ne sont pas encore compilées, donc impossible à ce moment-ci de savoir si le budget de 750 000 $ sera équilibré.

Toutefois, le défi sera de demander davantage de fonds publics afin d'éviter que la source de bénévoles se tarisse. « Je veux professionnaliser l'événementiel ici. Ça va prendre des investissements parce qu'on a fait des miracles avec les bénévoles, mais on ne peut pas faire ça tout le temps. Présentement, ça m'inquiète », analyse M. Brochu.

Des trois paliers de gouvernement, le FMBM reçoit quelque 150 000 $. Il faudrait de 50 000 $ à 100 000 $ supplémentaires pour boucler la boucle.

Brathwaite et le futur

Des discussions se tiendront également au cours des prochaines semaines afin de définir la place que prendra Normand Brathwaite lors des prochaines éditions, lui qui a été fort impliqué au cours des deux dernières années.

« Normand, pour moi, c'est un expert musical, un amant de la musique. Ce qu'il nous dit ''les gars, je ne vous lâcherai pas''. Il faut trouver la façon où il sera avec nous le plus longtemps possible », dit M. Brochu.

Croisé sur la rue de la Reine, M. Brathwaite a déclaré à GRAFFICI.CA qu’il estime avoir livré la marchandise pour cette 11e édition. Il est ouvert pour le futur.

« Je vais toujours être lié au festival d'une façon ou d'une autre. Dans la Gaspésie, il y a un festival que j'aime au boutte : c'est la musique du bout du monde. J'adore être porte-parole, mais j'aime bien faire des shows aussi », dit M. Brathwaite qui en discutera rapidement avec les organisateurs du festival.

« Je vais carrément l'acheter!, lance à la blague l'artiste. Ça m'éviterait toutes ces affaires-là, je le fais... je le fais pas... »

M. Brochu rêve également d'élargir les cadres du festival afin que Gaspé devienne festif, en incorporant Berceau du Canada, le Musée de la Gaspésie. « J'ai une vision expansionniste. Je veux que le FMBM devienne un incontournable touristique et local afin de promouvoir la culture musicale du monde », dit M. Brochu.

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