Développement économique et exportation

La firme Gastem bientôt prête à forer à Ristigouche-Sud-Est

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le président de la firme Gastem, Raymond Savoie, lors d’une rencontre publique avec les citoyens de Ristigouche-Sud-Est en novembre 2011.

Le président de la firme Gastem, Raymond Savoie, lors d’une rencontre publique avec les citoyens de Ristigouche-Sud-Est en novembre 2011. Photo : Antoine Rivard-Déziel

L’entreprise de Montréal, Gastem, sera bientôt prête à entreprendre ses travaux de forage exploratoire à Ristigouche-Sud-Est.

Le président de la firme, Raymond Savoie, confirme que les travaux préparatoires sont achevés et que le forage pour localiser du pétrole pourrait débuter dès cet automne ou au plus tard en mars 2013.
 
«Il n’y a pas d’urgence. Nous souhaitons effectuer un travail minutieux qui nous coûtera le moins cher possible», souligne-t-il, ajoutant du même souffle que le début des travaux sera déterminé par la disponibilité d’une foreuse. «Le transport de ce type d’équipement est extrêmement coûteux. Alors il vaut mieux patienter et attendre qu’une foreuse à proximité se libère. Nous avons différentes options en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick», explique M. Savoie.
 
Le projet
 
Rappelons que Gastem investit près de quatre millions de dollars dans un projet de puits de forage exploratoire visant à localiser du pétrole à Ristigouche-Sud-Est.
 
La firme fait l’hypothèse qu’il y a une présence significative de pétrole dans la roche poreuse qui compose le sous-sol. Elle creusera un puits d’une profondeur totale de 2800 mètres sur un territoire privé situé à l’extrémité du chemin Kempt. Plus tôt cet été, Gastem a obtenu tous les permis nécessaires pour aller de l’avant.
 
Le président de l’entreprise souligne qu’il s’agit d’exploration, mais n’exclut pas une éventuelle exploitation du puits. Lors d’une réunion publique avec les citoyens du secteur en novembre 2011, M. Savoie avait par ailleurs assuré qu’il s’agissait d’un puits conventionnel et qu’il n’y aurait pas de fracturation hydraulique.
 
Pendant les travaux, qui devraient s’échelonner sur une quarantaine de jours, Gastem prévoit organiser des «journées ouvertes» pour permettre aux citoyens de se familiariser avec les techniques d’exploration pétrolière.

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2 commentaires

Michel Denis a écrit le 18 septembre 2012

À Bilbo,nous sommes sur leur territoire,nous habitons une carter de la macro-économie sur laquel nous sommes soit des outils de l'économie soit dans leurs pattes.Souvenez-vous des fusions forcées de Landry,elle permettais d'offrir le p'tit Québec en pâture.Les fusions permettaient de gonflées la population d'agglomération, pour mieux vendre une ressource il fallait l'accompagner d'une main-doeuvre potentiel.Si nous ne voulons pas être des témoins passif ,il faut alors se comporter en maître ce nous et dicter l'économie que nous voulons ce peut-importe le moyen à prendre.

Bilbo a écrit le 18 septembre 2012

Mais pas de consultation publique évidemment... Décidément, la façon dont cette industrie se développe sur notre territoire fait de nous des témoins passifs.

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