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Fin du service d’autocar de Via : des impacts chez Couture et Cahill

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La dernière acquisition de l’entreprise : un Prévost H3-45, de l’année 2013.

La dernière acquisition de l’entreprise : un Prévost H3-45, de l’année 2013. Photo : Gracieuseté Kenneth Cahill

GRANDE-RIVIÈRE – L’entreprise Couture et Cahill de Grande-Rivière subira les conséquences de la fin du service d’autocar mis en place par Via Rail depuis décembre 2011 afin de remplacer le train entre New Carlisle et Gaspé.

« Les chauffeurs vont moins travailler à court terme », indique le gestionnaire de l’entreprise d’autobus, Kenneth Cahill.

« On s’attendait à ce que ça arrête à un moment donné et que le train revienne. Je suis un pro train. On doit avoir un train en Gaspésie », lance du même souffle M. Cahill.

Les impacts ne se feront sentir qu’à la mi-octobre alors que l’entreprise a le contrat d’effectuer les navettes de touristes des navires de croisière.

Des impacts sur l’économie régionale

La fin de la navette par autocar à compter du 17 septembre par Via Rail aura des impacts importants non seulement pour l’entreprise, mais aussi pour l’économie régionale. « On produisait des retombées indirectes. On achetait des pièces pour réparer les autocars, sans compter tout le carburant utilisé pour fournir ce service », avance le gestionnaire, qui refuse de préciser l’impact de cette fin de contrat sur les revenus de l’entreprise, compte tenu de son caractère privé.

« On va peut-être en venir à réduire le nombre d’autocars », laisse tomber M. Cahill qui possède cinq véhicules de ce genre pour démontrer les impacts de la décision de Via Rail.

« Pour nous, c’était un excellent sideline. Si le train arrête définitivement, ce serait dommageable », souligne M. Cahill.

Couture et Cahill et Via Rail travaillent ensemble depuis une vingtaine d’années, selon M. Cahill.

Les voyages nolisés

Avec la fin de ce contrat, l’entreprise se concentrera sur les voyages nolisés. Elle détient un permis de Causapscal à Grande-Vallée pour effectuer ce genre de contrat.

Au total, l’opérateur a cinq autocars, une dizaine d’autobus scolaires et quatre minibus pour effectuer les contrats de transport en commun pour la Régie de transport collectif Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (RéGÎM).

L’entreprise emploie 25 travailleurs à temps plein et partiel.

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