La fin du Maximum Blues ?

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
L’Australien Mason Rack et ses musiciens, lors de l’édition 2012 du Maximum Blues à Carleton-sur-Mer.

L’Australien Mason Rack et ses musiciens, lors de l’édition 2012 du Maximum Blues à Carleton-sur-Mer. Photo : Gilles Gagné

Après avoir effacé son déficit en 2011, le Festival Maximum Blues de Carleton-sur-Mer doit de nouveau composer avec des difficultés financières. 

Une décision au sujet de l’avenir de l’événement sera prise lors de son assemblée générale annuelle (AGA), qui se tiendra le mercredi 16 janvier à 19h00 au Quai des arts de Carleton-sur-Mer.

En 2011, le festival avait réussi à résorber son déficit grâce à une gestion budgétaire serrée et de nouvelles subventions.

Les organisateurs de l’événement ont donc bénéficié d’un fonds de roulement pour préparer l’édition de l’été 2012, qui a marqué le 20e anniversaire du festival. «Nous avons connu une très bonne édition, avec une programmation 100% blues et quatre jours ensoleillés. Les gens ont embarqué, mais étant donné que nous avons perdu des subventions, nous sommes encore en déficit», explique la coordonnatrice du festival, Nancy Goulet.

Dans un contexte où l’événement se retrouve encore avec des ennuis budgétaires, Mme Goulet estime que le temps est venu pour prendre une décision. «Devons-nous continuer dans cette situation ou est-ce plutôt le temps de passer à autre chose? Une décision sera prise à l’AGA», poursuit Mme Goulet, qui estime que seul «un miracle» pourrait sauver l’événement. «Si nous réussissons à trouver des sous à la dernière minute, nous pourrons continuer. Mais ça prendrait un petit miracle.»

Sentez-vous que la communauté appuie le Maximum Blues, même après vingt ans d’existence ? «C’est difficile à dire, répond Mme Goulet, après quelques secondes de réflexion. Les fans de blues ne veulent pas que ça arrête, d'autres disent que le festival a fait son temps. C’est très partagé.»

Le Maximum Blues, qui a vu le jour en 1992, a connu une progression importante pendant plusieurs années. Il est devenu un événement culturel majeur, autant pour la population de la Gaspésie que pour les touristes de l’extérieur de la région. Au cours des dernières années, le Maximum Blues a cependant connu une baisse de popularité. Une situation que plusieurs attribuent à la multiplication de l’offre d’activités estivales dans la région.

«En vingt ans, nous avons connu de grands succès. Et notre 20e anniversaire s’est super bien passé, après des années difficiles. Si jamais ça se termine, nous aurons conclu sur une bonne note», ajoute Mme Goulet, qui invite la population à assister à l’AGA pour proposer des solutions ou des alternatives.

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