La fermeture du Centre de sauvetage de Québec reportée ?

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La fermeture du Centre de sauvetage maritime de la Garde côtière canadienne à Québec prévue le 31 mars pourrait être reportée.

La fermeture du Centre de sauvetage maritime de la Garde côtière canadienne à Québec prévue le 31 mars pourrait être reportée. Photo : Thierry Haroun

La fermeture du Centre de sauvetage maritime de la Garde côtière canadienne à Québec prévue le 31 mars pourrait être reportée.

C’est ce qu’a appris cette semaine le député néo-démocrate de la région, Philip Toone. Ce dernier explique que les centres d’Halifax et de Trenton, en Ontario, n’auraient pas le personnel bilingue nécessaire pour répondre adéquatement aux francophones en détresse en mer.

«On sait que les deux centres choisis desservent mal les francophones de la Gaspésie et des Îles. Trenton a de la difficulté à trouver des gens suffisamment bilingues», avance le député Toone qui accuse le gouvernement de jouer avec la sécurité des gens.

«Dans une situation d’urgence, les gens dont la vie est en péril ne devraient pas se préoccuper de savoir si leur prononciation ou leur articulation est à 100 % claire pour ceux qui oeuvrent dans un centre de sauvetage. Nous avons demandé au commissaire aux langues officielles d’enquêter. On se demande d’ailleurs si les conservateurs considèrent que la vie d’un francophone vaut moins que les autres.»

Philip Toone qualifie la décision des conservateurs de fermer le centre de Québec d’idéologique. «Pour eux, c’est sauver une piasse. Je leur pose la question. Combien ça vaut la vie d’un Gaspésien»?

Dès février, Le NPD, le syndicat de Pêche et Océans et celui de la Garde côtière vont crier fort confirme Philip Toone. Le silence des députés conservateurs du Québec dans ce dossier est aussi dénoncé par le néo-démocrate. «Le Parti conservateur est la machine de Harper qui est le seul à avoir le droit de parole. Tant qu’il n’a pas donné de mot d’ordre, les députés restent cois. Ils sont incapables de penser par eux-mêmes. Un gouvernement idéologique comme ça, c’est sûr qu’il va se planter. J’ai hâte à dans 4 ans», lance Phillip Toone.      

Le centre de Québec répond en moyenne à 1 422 appels de détresse par an. Neuf personnes y travaillent. 

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