La Fédération des chambres de commerce du Québec accusée de mépriser les Gaspésiens

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le mémoire de la FCCQ a été produit dans le cadre des consultations sur le projet de loi 34 (Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires).

Le mémoire de la FCCQ a été produit dans le cadre des consultations sur le projet de loi 34 (Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires). Photo : Thierry Haroun

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) est accusée de mépriser les chômeurs de la région.

La préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, n’est pas passée par quatre chemins pour exprimer son mécontentement envers ce que la FCCQ a écrit dans son mémoire présenté récemment devant la Commission de l’aménagement du territoire. «La Fédération dit que la main-d’œuvre qui est présentement prestataire de l’assurance-emploi et de la sécurité du revenu devient une opportunité économique non exploitée. Pour moi ça n’a pas de bon sens!», s’insurge Mme Lebouthillier.

Selon elle, cette formulation est méprisante envers les chômeurs et les travailleurs de la région. «C’est méprisant et ça démontre un manque de connaissance du milieu. Notre population n’est pas du bétail parce que, du bétail, quand t’en as besoin, tu vas le chercher et tu l’amènes ailleurs. Et actuellement, je pense que l’image que les gens des grandes villes ont des régions, c’est qu’on est des gens qui se plaignent tout le temps, qui braillent. Ce n’est pas vrai. Les gens des régions travaillent et veulent demeurer dans leur milieu.»

Réaction

La porte-parole de la FCCQ, Isabelle Mercille, rejette toutes ces accusations en précisant que son organisme ne préconise pas la fermeture des régions. «On perçoit la main-d’œuvre comme une richesse extraordinaire. Et on tente donc de trouver des moyens pour faciliter la mobilité temporaire des travailleurs pour leur permettre d’occuper un emploi», a-t-elle déclaré.

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