Faute de sous, Aliment-Terre ferme ses portes temporairement

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Le Collectif Aliment-Terre de la MRC de Bonaventure cesse temporairement ses activités.

Le Collectif Aliment-Terre de la MRC de Bonaventure cesse temporairement ses activités. Photo : Photo Courtoisie

PORT-DANIEL - Faute de financement, le Collectif Aliment-Terre de la MRC de Bonaventure cesse temporairement ses activités.

L’organisme qui offre du dépannage alimentaire et divers services d’aide de Port-Daniel à Saint-Siméon n’a plus d’argent dans ses coffres et suspend ses opérations jusqu’au 23 août. 

La directrice Cindy Delarosbil affirme que le collectif n’obtient que 45% de son financement nécessaire de l’Agence de santé et des services sociaux Gaspésie-les-Îles. 

«Notre seuil plancher que nous devrions recevoir est 150 000 $ selon le cadre de financement de l’agence. Nous n’en obtenons que 68 000 $», déplore Mme Delarosbil. 

Plusieurs dizaines de personnes seront touchées par cette décision et la réforme de l’assurance-emploi inquiète particulièrement Cindy Delarosbil.

«Les gens se retrouvent encore avec le trou noir. Je me demande sincèrement ce qu’ils vont pouvoir faire», déplore la directrice.

L’an dernier, une vingtaine d’organismes avaient dû suspendre leurs activités durant la période estivale. La coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaire de la Gaspésie, Geneviève Giguère, craint le pire : «Au mieux, le même nombre d’organismes sera affecté cette année». 

7 commentaires

Anick Loisel a écrit le 18 avril 2013

Quand il y a des coupures à faire, qui touche-t-on en premier? Les moins bien nantis ou ceux qui leurs offrent des services. Mais logiquement, où le gouvernement devrait-il aller chercher les sous? Faut-il vraiment que je pose la question? Notre monde est à l'envers, on a perdu le sens des vraies valeurs : l'entraide, la générosité, la justice, l'amour de son prochain. Je suis très attristée pour Cindy et Sonia, qui travaillent sans relâche afin d'offrir l'essentiel à ceux qui en ont besoin. Collectivement, que pourrions-nous faire? Si chaque personne de la Baie-des-chaleurs donnaient un 2$ annuellement, cela ferait une différence. Si les buveurs de café Tim Horton s'abstenaient d'en boire seule y qu'un par mois pendant un an, le Collectif resterait ouvert. .. Alors, on commence quand à changer les choses? Moi, j'ai mon 2$.

Albert Picard a écrit le 18 avril 2013

C'est tout un exploit. Ce Québec ne peut trouver 150 000$ (soit l'équivalent du salaire d'une seule petite personne, une toute petite personne, soit l'ex DG de la Ville de Montréal) pour pourvoir à des besoins aussi terre à terre que l'hygiène corporelle ou manger à sa faim de façon équilibrée. Nous avons enfouie notre fierté et dignité bien creux pour laisser ce genre de chose se produire sous nos yeux dont le regard est devenu absent. Je vais écrire à mon député et au Ministre de la santé.

Cindy Delarosbil a écrit le 18 avril 2013

Merci Julie pour ton mot je vais passer le mot à mon équipe en fait je devrai plutôt dire que je vais passer le mot au duo qui est composé de ma collègue et moi car nous ne sommes que deux employées à temps pleins. L'aide alimentaire par les dépannages alimentaires d'urgence n'est qu'une partie d'activité et de service qu'on offre à la population de Port-Daniel à St-Siméon. Depuis 6 ans, il y a des groupes de cuisines collectives et comme dit Patricia nous avons des jardins collectif et communautaires quand les sous sont là. Nous sommes qu'à 45,64% (depuis novembre 2012) de notre seuil plancher fixé à 150 000$ selon le cadre de financement de l'Agence de santé et des services sociaux. Et lorsqu'on parle de seuil plancher on s'entends-tu pour dire qu'on parle d'un minimum à avoir pour. Il est important de mentionner qu'il est important d'être consolider avant de penser à innover. C'est un mot très populaire c'est temps-ci. Avec les jardins c'est vrai que les tablettes se remplissent de légumes mais qu'en ai t-il de la viande, des produits céréaliers, des produits laitiers, des produits aussi banales que des serviettes hygiéniques ou du papier de toilette? Tout ces produits sont souvent acquis quand on est pas dans le besoin mais quand on est dans une passe difficile certains aliments et articles prennent tous leurs sens.

Patricia Chartier a écrit le 17 avril 2013

M. Miville: c'est exactement ce que cet organisme fait (l'été pour les jardins), quand il a les sous pour ouvrir... Cette nouvelle me brise le coeur.

Patricia Chartier a écrit le 17 avril 2013

M. Miville: c'est exactement ce que cet organisme fait (l'été pour les jardins), quand il a les sous pour ouvrir... Cette nouvelle me brise le coeur.

Julie a écrit le 17 avril 2013

@Gilles Minville : Je crois que vous avez deux excellentes pistes d'action! Si on veut agir en sécurité alimentaire, viser l'autonomie des individus est incontournable. Mais une banque alimentaire demeure aussi essentiel, et j'espère que l'organisme pourra reprendre ses activités bientôt. Je souhaite bon courage à l'équipe d'Alimen-Terre.

Gilles Miville a écrit le 16 avril 2013

Pourquoi ne pas essayer de créer un jardin et une cuisine collective pour remplir les tabettes de conserve maison tout en essayant d'impliquer les bénificiaires?

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