Tourisme, Développement économique et exportation

Faune : des retombées de 47 M$ en Gaspésie

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
À elle seule, la pêche au saumon génère 22 millions de retombées en Gaspésie.

À elle seule, la pêche au saumon génère 22 millions de retombées en Gaspésie. Photo : Gracieuseté Société de gestion des rivières de Gaspé

GASPÉ – La chasse, la pêche récréative et l’observation de la faune génèrent 636 emplois en équivalents temps plein et injectent 47 millions de dollars en Gaspésie, révèle une étude récente.

La Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) a mandaté la firme Écoressources pour calculer les retombées des activités fauniques, une première au Québec.

Si l’on inclut les retombées dans l’ensemble du Québec des activités pratiquées en Gaspésie, le montant grimpe à près de 80 millions, pour 1047 emplois.

La part du lion au saumon

Près de la moitié des retombées et des emplois proviennent de la pêche au saumon, dont beaucoup d’adeptes viennent de l’extérieur de la région. Le développement de cette activité doit être soutenu, estime Jean Roy, directeur de la Société de gestion des rivières de Gaspé. « On n’est pas des “quêteux”. On contribue nettement à l’économie. Personne ne voit les pêcheurs de saumon, qui sont dans le bois, mais c’est payant. »

Les activités fauniques ont encore un grand potentiel de développement, estime Gilbert Scantland, directeur général de la CRÉGÎM. « Juste l’observation, c’est une des activités les plus sous-estimées, qu’on pense au barachois de Malbaie [observation d’oiseaux] ou aux baleines à Forillon. Il y a beaucoup de potentiel, mais il faut l’organiser. »

À titre de comparaison, la pêche commerciale et la mariculture génèrent environ 5000 emplois en équivalents temps plein dans la région.

La faune oubliée par Québec?

Les fonds dévolus au développement d’activités fauniques ont fondu depuis que la responsabilité de la faune est passée du ministère des Ressources naturelles au ministère de l’Environnement, a dénoncé la CRÉGÎM.

« Il faut que l’indécision soit levée et qu’on mette des programmes à disposition pour la faune », a plaidé Gilbert Scantland. Mieux connaître les retombées permettra de « mieux appuyer les initiatives du monde faunique », estime-t-il.

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