Exploration et exploitation des hydrocarbures : la CSN réclame un moratoire

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La CSN réclame un moratoire sur l'exploitation et l'exploration des hydrocarbures, notamment en Gaspésie.

La CSN réclame un moratoire sur l'exploitation et l'exploration des hydrocarbures, notamment en Gaspésie. Photo : Pétrolia

La CSN a annoncé jeudi qu’elle réclame un moratoire complet sur les projets d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures dans le golfe Saint-Laurent, en Gaspésie et à l’Île d’Anticosti.

Cette décision, qui a été prise par les 200 membres du syndicat réunis en conseil confédéral à Québec, vise à appuyer les Conseils centraux de la Gaspésie-les-Îles, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent, qui réclament déjà tous ce moratoire.

Selon la CSN, les connaissances scientifiques ne sont pas assez développées pour poursuivre les projets d’exploration et d’exploitation en cours ou pour autoriser ceux à venir.

Le responsable politique pour les questions environnementales de l’organisation syndicale, Pierre Patry, donne l’exemple du gisement Haldimand, près de Gaspé, exploité par le groupe Pétrolia. «Le possible recours à la fracturation hydraulique est inquiétant. Les risques ne sont pas encore tous connus alors que Pétrolia veut tester ces pratiques. La Gaspésie n’est pas un laboratoire de recherche», s’insurge-t-il.
 
Le regroupement syndical demande au gouvernement de mesurer tous les impacts sociaux et les risques environnementaux avant de permettre l’exploration et l’exploitation. «On souhaite aussi l’organisation de vraies consultations publiques. C’es trop risqué d’agir à la hâte», précise M. Patry.
 
Le Conseil central régional se réjouit  
 
Le président du Conseil central de la CSN Gaspésie-les-Îles, Éric Boulay, considère cet appui comme un pas de plus vers la mise en place d’un moratoire. «C’est une victoire», commente celui dont l’organisation se prononce en faveur d’un moratoire depuis le mois d’octobre. «Maintenant, notre message sera entendu à la grandeur de la province», s’exclame-t-il.

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