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Exploramer présente une exposition sur le métier de chasseur de phoque

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Raoul Jomphe présente l'exposition « Loups-mariniers » tout l'été à Exploramer.

Raoul Jomphe présente l'exposition « Loups-mariniers » tout l'été à Exploramer. Photo : Johanne Fournier

SAINTE-ANNE-DES-MONTS – Jusqu'en septembre, Exploramer présente une nouvelle exposition intitulée « Loups-mariniers » de Raoul Jomphe. L'exposition propose 36 photos illustrant le métier de chasseur de phoque.

 

Les photos ont été prises au sein de trois communautés : les Îles-de-la-Madeleine, Terre-Neuve et le Nunavut. Sous les 36 photos, 144 autres, plus petites, démontrent des gens issus de ces trois populations qui arborent un message visant à dire ce qu'ils pensent de la chasse au phoque.

« On voit des gens de partout : des jeunes, des vieux, des intellectuels, des moins cultivés, des mieux pourvus et des moins bien pourvus, soutient Raoul Jomphe. Ces gens-là me donnent leur avis par rapport au loup-marin qui est une ressource importante pour eux. D'avoir fait ce projet de façon multiple, en donnant la parole à ces gens-là, ça multiplie le message, ça le rend plus fort. »

L'exposition est disposée en rond. « Le grand cercle est un symbole très fort de rencontres, avec des images qu'on peut voir de l'extérieur et de l'intérieur, avec trois entrées pour les trois communautés, explique le photographe. En dehors du cercle, il y a des vidéos sur quatre écrans différents avec de multiples sujets, comme ce qu'on fait avec le loup-marin, l'aspect scientifique et autres pour que les gens puissent se renseigner sur ce qu'ils veulent savoir. »

Étymologie 

« Loup-marinier » était le terme utilisé autrefois pour désigner le chasseur de phoque et son bateau. « Quand on est à Terre-Neuve, on parle de “sealer”, explique M. Jomphe. On ne parle pas de chasse. C'est un métier. » Selon lui, le mot « loup-marin » pour représenter le phoque vient des Amérindiens qui l'appelaient « le loup de mer ». « Les Jésuites, quand ils sont arrivés, ont traduit le terme, raconte l'artiste. C'est à ce moment-là que les Blancs ont commencé à appeler ça un loup-marin. “Loup-marinier” est donc un terme que je remets à jour. »

Le projet a été mené en collaboration avec la Fondation Willie-Deraspe et le Centre d'interprétation du phoque des Îles-de-la-Madeleine.

La dernière exposition de Raoul Jomphe, « Phoque, la controverse », qui présentait les photos prises lors du tournage de son documentaire « Phoque, le film », s'était tenue à Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts à l'été 2009. Elle avait été vandalisée à coups de couteau par un inconnu. Mais l'artiste avait choisi de laisser les photos endommagées en place.

 

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