Éducation, Politique

L'ÉPAQ poursuit sur sa lancée

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le directeur par intérim de l'École des pêches et de l'aquaculture du  Québec situé à Grande-Rivière, Louis Bujold, encourage les jeunes à s'inscrire à cet établissement unique au Québec.

Le directeur par intérim de l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec situé à Grande-Rivière, Louis Bujold, encourage les jeunes à s'inscrire à cet établissement unique au Québec. Photo : Thierrry Haroun

GRANDE-RIVIÈRE — L’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) poursuit sur sa lancée en diversifiant son offre de programmes afin de maintenir sa clientèle, voire attirer de nouveaux étudiants.

Ainsi, dès l'an prochain, les personnes intéressées peuvent s’inscrire au DEC en Aquaculture ou en Transformation des produits aquatiques et cheminer par module d'un an. Par conséquent, lorsqu’un module est complété, l’étudiant peut se diriger vers le marché du travail, mais celui qui désire terminer tous les modules pourra éventuellement obtenir son diplôme d’études collégiales s’il a également complété ses cours de formation générale. Une approche qui permet de s'adapter à la fois aux besoins des étudiants et à ceux de l'industrie, note le directeur par intérim de l'ÉPAQ, Louis Bujold. « En plus, une bonne partie de cette formation pourra se faire à distance alors que les 2, 3 ou 4 semaines en laboratoire se font à l'ÉPAQ. »

Deuxièmement, l'établissement poursuivra l'an prochain ses formations (mariculture, pisciculture, capture, etc.) en entreprise du secteur des pêches. Cette formule a porté ses fruits alors que 104 formations ont été offertes cette année, comparativement à 68 en 2012-2013. Enfin, le programme de soins infirmiers en collaboration du CSSS du Rocher-Percé se poursuit l'an prochain alors que celui des Sciences humaines sera disponible si la demande le justifie. Les élus de la MRC du Rocher-Percé présents à la conférence de presse appuient sans réserve les efforts de l'ÉPAQ et ont lancé en choeur un message à la population de s'approprier cette école pour assurer sa pérennité.

« L’ÉPAQ est un atout important pour le développement de notre municipalité. Il faut donc que les parents et les jeunes s'impliquent », a noté le maire de Grande-Rivière, Bernard Stevens. Pour la préfète, Diane Lebouthillier, il est clair que l’éducation est un atout de premier ordre pour une population : « Pouvoir compter sur un établissement d’enseignement supérieur sur notre territoire est un atout pour une MRC. » De son côté, la mairesse de Chandler, Louisette Langlois, a affirmé que le dynamisme d’une ville passe par la rétention des jeunes. Enfin, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a tenu à féliciter les responsables de l'ÉPAQ « pour leur initiative » en rappelant que son gouvernement avait produit un rapport interministériel sur l'avenir de l'ÉPAQ, mais qui n'a pas pu être dévoilé en raison du déclenchement de la campagne électorale.

M. Lelièvre demande donc au nouveau gouvernement d'en prendre acte en mettant en application les mesures qui y sont incluses. Il entend d'ailleurs en parler au ministre libéral responsable de la Gaspésie, Jean D'Amour, lors de son passage dans la région.

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