Politique

Entrevue avec la candidate de Québec solidaire Patricia Chartier

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, brigue les suffrages pour une troisième fois consécutive.

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, brigue les suffrages pour une troisième fois consécutive. Photo : Antoine Rivard-Déziel

D’ici la fin de la campagne électorale, GRAFFICI.CA vous présentera des entrevues avec chacun des candidats dans Bonaventure et dans Gaspé. C’est maintenant au tour de la candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, de répondre à nos questions.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez une bonne députée?

Patricia Chartier : Je suis une personne proche des gens, je connais les dossiers de la région et mon but est de défendre mes valeurs en proposant à la population une vision à long terme de la Gaspésie. Je crois fermement au projet de société de Québec solidaire et c’est pour ça que je le propose aux électeurs pour une troisième fois consécutive. Pour moi, l’important n’est pas de gagner des votes dans l’immédiat, mais plutôt du défendre une vision du développement durable qui soutient les initiatives enracinées dans le milieu. Je suis aussi ouverte à travailler avec tous les gens de la communauté, peu importe leur allégeance politique, peu importe leur langue.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

La situation économique s’améliore, mais je pense que si nous ne changeons pas de modèle de développement économique, les crises que nous avons connues dans le milieu de la foresterie ou des pêcheries vont se perpétuer. Nous devons continuer à appuyer les initiatives pour favoriser le développement à long terme, comme la production et la promotion de biens locaux et les projets de tourisme écologique, par exemple. Nous sommes sur la bonne voie, mais si nous brisons cette lancée avec des projets mono-industriels, nous ferions, à mon avis, une erreur.  

Que feriez-vous pour l’améliorer?

Le cœur du programme économique de Québec solidaire est son plan vert, un plan qui vise à partager la richesse du Québec. Ce plan propose entre autres d’utiliser des fonds de la Caisse de dépôt pour stimuler les coopératives et les petites entreprises collectives, ce qui aurait certainement des impacts dans la région. Le parti souhaite par ailleurs poursuivre le développement de l’industrie éolienne, mais en s’assurant que les projets ne nuisent pas aux communautés. Le plan vert prévoit aussi la hausse des embauches en santé, en éducation et dans les CPE pour améliorer la qualité des services du secteur public.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

À l’échelle provinciale, nous proposons des investissements de 5 milliards de dollars pour le développement des transports en commun. Donc moi, si je suis élu, je revendiquerai une importante part de cette somme pour améliorer les installations ferroviaires de la Gaspésie. Le chemin de fer est au cœur de ce que notre région a besoin en matière de transport, que ce soit pour les passagers ou pour le transport des marchandises. C’est incontournable. Pour la Gaspésie, ce serait le train notre plus grande priorité dans les transports. Et bien sûr, un gouvernement de Québec solidaire soutiendrait le réseau de transport collectif.


Croyez-vous que le projet de cimenterie de Port-Daniel devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

Oui, des études indépendantes sont nécessaires avant de donner le feu vert à ce projet.  Nous sommes pour l’exploitation de ce gisement de calcaire, mais il doit l’être de façon à s’assurer que les citoyens de Port-Daniel soient protégés. Nous devons aussi protéger les autres ressources naturelles du secteur, comme les poissons. Et comme Françoise David l’a mentionné lors du débat des chefs, la pire dette que nous pouvons laisser aux générations futures est un environnement dépouillé de ses ressources naturelles. Québec solidaire est pour le projet, mais il n’y a pas d’urgence. Le calcaire ne partira pas tout seul. Des études du BAPE sont un minimum pour assurer l’acceptabilité sociale du projet.

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