Politique

Entrevue avec le candidat du PQ dans Gaspé Gaétan Lelièvre

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
«Avec l’engagement de Pauline Marois à s’occuper personnellement de la Gaspésie, je suis convaincu que le transport retiendra beaucoup l’attention du PQ», affirme Gaétan Lelièvre.

«Avec l’engagement de Pauline Marois à s’occuper personnellement de la Gaspésie, je suis convaincu que le transport retiendra beaucoup l’attention du PQ», affirme Gaétan Lelièvre. Photo : Geneviève Gélinas

D’ici la fin de la campagne électorale, GRAFFICI.CA vous présentera des entrevues avec chacun des candidats dans Bonaventure et dans Gaspé. C’est maintenant au tour du candidat du Parti québécois dans Gaspé, Gaétan Lelièvre, de répondre à nos questions.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Gaétan Lelièvre : Ma connaissance des dossiers dans l’ensemble du comté, mon implication depuis 25 ans dans l’ensemble des débats et des enjeux, principalement dans les dossiers municipaux, régionaux, du transport et du tourisme. Et mon engagement : je suis une personne engagée et déterminée.


Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?


Extrêmement difficile sur le plan social et économique. Deux des MRC les plus démunies sur 97 [au Québec] sont dans notre circonscription. Il y a des enjeux énormes à Murdochville, qui est à mon avis la seule ville vraiment monoindustrielle de la Gaspésie. Sur le plan des ressources naturelles, le comté de Gaspé est un laboratoire de projets d’hydrocarbures et miniers. Des enjeux nationaux se retrouvent dans notre circonscription. Il y a énormément de potentiel, mais il est sous-développé dans le tourisme et les ressources naturelles.

Que feriez-vous pour améliorer la situation économique?

C’est en travaillant avec les gens de la base. Il y a des enjeux qui en transcendent d’autres, notamment la santé. Le Centre hospitalier de la Haute-Gaspésie a besoin d’un coup de main majeur. La santé est une condition de base de l’occupation du territoire. Des dossiers dans les ressources naturelles (Pétrolia, Junex, Orbite) avancent extrêmement rapidement et seront déterminants. Il faut faire des choix et consulter la population. En même temps, on doit créer de la richesse et des emplois de qualité. On doit soutenir certains projets, toujours dans la perspective du développement durable et du respect des autres secteurs comme le tourisme et l’environnement. C’est urgent de consulter la population, on est en retard. Le gouvernement actuel n’a pas pris le temps de faire ce travail. On a une Loi des mines archaïque, des normes désuètes. Il faudrait aussi que les redevances soient versées en partie dans les communautés où sont les ressources.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

Au niveau des transports, tout est à faire. Il faut développer un transport plus environnemental, plus vert. La chef [du PQ] a annoncé l’électrification  du réseau de transport. Mais il faut être honnête : en Gaspésie, on  est à l’étape de sauver le train. Comme député, je veux mettre à niveau l’ensemble des transports. On est moins bien dotés que dans les années 50, alors que les services aériens étaient accessibles à l’ensemble de la population. Aujourd’hui, les coûts sont prohibitifs. Pour les ports de mer, il faut développer le cabotage et exporter [par bateau] vers la Nouvelle-Angleterre et l’Europe. Le trait commun, c’est l’abandon des infrastructures de transport par le gouvernement fédéral. La volonté du PQ et ce qui est dans le programme, c’est d’assurer à toutes les régions les moyens de transport. Avec l’engagement de Pauline Marois à s’occuper personnellement de la Gaspésie, je suis convaincu que le transport retiendra beaucoup l’attention du PQ. [Dans le programme], il n’y a pas de mesures spéciales pour la Gaspésie, mais on parle d’occuper le territoire et  pour ça, ça prend des moyens de transport.

Les compagnies pétrolières devraient-elles avoir le droit d’utiliser la fracturation pour extraire du pétrole?

Absolument pas. La chef, le programme et moi nous sommes prononcés contre la fracturation et pour l’exploitation conventionnelle [sans fracturation].

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