Politique

Entrevue avec le candidat de la CAQ dans Bonaventure

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Jean-Marc Landry et son parti, la Coalition avenir Québec, souhaitent faire le «ménage» dans la fonction publique.

Jean-Marc Landry et son parti, la Coalition avenir Québec, souhaitent faire le «ménage» dans la fonction publique. Photo : Antoine Rivard-Déziel

D’ici la fin de la campagne électorale, GRAFFICI.CA vous présentera des entrevues avec chacun des candidats dans Bonaventure et dans Gaspé. C’est maintenant au tour du candidat de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, de répondre à nos questions.

GRAFFICI.CA : Qu’est-ce qui vous fait penser que vous feriez un bon député?

Jean-Marc Landry : Depuis mon jeune âge, j’ai fait la démonstration que je suis une personne très engagée, que ce soit sur une base individuelle, communautaire ou dans le cadre de mes fonctions comme enseignant. Je me définis d’ailleurs comme un enseignant entrepreneur, car, chaque année, je suis confronté au défi de faire la promotion du Centre d’études collégiales pour maintenir notre clientèle. Par ailleurs, je souhaite être un allié des citoyens de Bonaventure pour défendre leurs dossiers, pour travailler avec eux. Mon but est de rassembler les gens et de miser sur leur expertise pour faire cheminer la région. Si je suis élu le 4 septembre, soyez assuré que je serai de leur bord. Et quand je m’engage, ce n’est pas à 100 % mais à 140 %.

Comment qualifiez-vous la situation économique de votre circonscription?

Depuis une dizaine d’années, nous avons perdu des fleurons de notre économie régionale, notamment dans le domaine de la foresterie. Par contre, nous avons eu la chance de développer la filière éolienne, ce qui est venu consolider un certain nombre d’emplois et compenser les pertes des autres secteurs. Mais la manne de l’éolien ne sera pas éternelle. La ligne de transmission qui permet de sortir l’électricité produite en Gaspésie sera saturée sous peu et il serait naïf de croire qu’il ne faut pas développer des alternatives à l’éolien pour maintenir des emplois dans la région. Il faut prévoir et mettre en place des projets rapidement.

Que feriez-vous pour améliorer la situation économique ?

Le programme de la Coalition avenir Québec propose un plan qui vise à gérer la croissance partout au Québec. Le gouvernement accorde actuellement 4 milliards en crédits d’impôt pour les entreprises et notre parti propose de prendre 2 milliards de cette somme pour les transférer à Investissement Québec. L’idée est de permettre aux Centre locaux de développement d’y avoir accès comme guichet unique pour mieux soutenir les entreprises locales et les PME. Ce qu’on souhaite, c’est redéfinir les missions des CLD pour qu’ils deviennent un levier beaucoup plus important pour aider les entreprises. C’est pour cette raison que nous souhaitons leur fournir plus d’expertise et de budget.

Que prévoit le programme de votre parti pour améliorer les transports en Gaspésie?

Je suis prêt à mettre ma tête sur le billot pour promettre que pendant les quatre prochaines années, je n’arrêterai pas de radoter sur l’importance d’investir dans le réseau ferroviaire de la Gaspésie. Un chemin de fer en bon état est fondamental pour développer notre économie convenablement. Par contre, je crois aussi que les mentalités doivent changer. Les entrepreneurs et les citoyens doivent démontrer qu’ils sont intéressés à utiliser le train. Ce que je sens sur le terrain est que nous sommes tous pour le train, mais que beaucoup de gens ne l’ont pas utilisé au cours des cinq dernières années. Pour montrer l’exemple, je m’engage, si je suis élu, à prioriser le train pour me rendre à l’Assemblée nationale. Il faut être cohérent. Pour encourager son utilisation, des campagnes de promotion sont aussi envisageables.

Croyez-vous que le projet de cimenterie devrait être soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement ? Et pourquoi ?

En 2012, il est nécessaire de concilier le développement durable et le développement économique. Et il est clair que le respect des normes environnementales est essentiel. Dans le cas de la cimenterie, qui va juger de ça ? Ceux qui le feront, lorsque le promoteur aura finalisé son dossier, seront les experts du ministère de l’Environnement. Ce sont eux qui analyseront la pertinence de tenir ou de ne pas tenir des études du BAPE. Les promoteurs ont aussi signifié leur intention de présenter leur projet à la population et c’est à ce moment-là qu’il sera plus facile de se positionner. Il faut aussi garder en tête que dans tous les projets de développement, il y a des plus et des moins. Et ce n’est pas vrai que dans celui de la cimenterie, il y aura seulement des plus. Je sais par contre que les gens du secteur est du comté de Bonaventure ont besoin qu’on leur insuffle une dose d’espoir, ont besoin de savoir qu’ils ont leur place dans ce coin de pays et qu’ils peuvent y gagner leur vie. Ce que je souhaite, c’est faire progresser le dossier pour en arriver à un résultat positif pour la région.

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