Développement économique et exportation

Entreprises d'économie sociale : près de 100 millions $ de revenus

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le porte-parole du Pôle régional en économie sociale Gaspésie-les-Îles, André Richard.

Le porte-parole du Pôle régional en économie sociale Gaspésie-les-Îles, André Richard. Photo : Courtoisie

Les entreprises d’économie sociale génèrent des revenus annuels de près de 100 millions $ en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

C’est ce que dévoile une étude sur l’économie sociale de la région menée depuis plus d’un an par le Pôle régional en économie sociale Gaspésie-les-Îles.

Les conclusions de cette recherche ont été annoncées mercredi matin dans le cadre de la Journée régionale de l’économie sociale qui s’est tenue au Café de la Vieille Forge à Petite-Vallée.

«On entend souvent dire que l’économie sociale est une économie de pauvres. Mais avec cette étude, on vient prouver le contraire. En plus d'avoir des impacts sociaux positifs, elle génère de la richesse», déclare le porte-parole du Pôle, André Richard.

Créatrice de 2 767 emplois

L’enquête a répertorié près de 200 entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’économie sociale dans la région. Au total, ces dernières emploient 2 767 personnes, dont la moitié ont des postes à temps plein.

L’étude indique que ces entreprises totalisent au minimum des revenus annuels de 96,7 millions $. M. Richard précise que ce chiffre est conservateur, car seulement la moitié des entreprises interrogées ont accepté de dévoiler leurs résultats financiers. «Si on extrapole, on peut croire que les revenus réels se situent plutôt autour de 220 millions $.»

Selon lui, il ne fait donc plus aucun doute que l’économie sociale est un moteur important pour le développement de la région.

Des emplois durables

Le portrait démontre par ailleurs que 84 % des entreprises répertoriées ont plus de 10 ans d’existence. Une donnée qui laisse croire que l’économie sociale est «durable», selon le porte-parole. «C’est utopique de croire que dans nos petits milieux, ce sont de grosses entreprises qui vont venir nous sauver en nous fournissant des emplois.»

À son avis, les entreprises d’économie sociale ont beaucoup plus de chance de perdurer. «Elles sont gérées par des gens du milieu pour répondre à des besoins qui émergent aussi du milieu. La priorité est de servir les gens, et non le profit à tout prix», souligne-t-il.

Au total, 15 secteurs d’activité sont touchés par l’économie sociale dans la région. Les principaux sont ceux du tourisme et des loisirs (24%), des arts et de la culture (14 %) et du commerce aux détails (9%).

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