Politique

Énergie éolienne : un bilan s'impose croit Jean-Marc Landry

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, Jean-Marc Landry.

Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Bonaventure, Jean-Marc Landry. Photo : Gracieuseté

Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Bonaventure, Jean-Marc Landry, souhaite qu’un débat soit tenu au sujet du développement de l’énergie éolienne au Québec.

Alors que le gouvernement du Québec a annoncé en juillet dernier l’installation de 700 nouveaux mégawatts d’énergie éolienne dans la province, la CAQ estime que la priorité d’un gouvernement provincial en matière énergétique devrait être le développement de l’hydroélectricité.

Dans sa plateforme électorale, la formation politique dirigée par François Legault soutient que «le développement de la filière éolienne n’a pas tenu ses promesses, tant au niveau des coûts que des retombées environnementales».

Elle promet donc un débat sur cette manière de produire de l’électricité. «Un gouvernement de la Coalition avenir Québec assumera donc le leadership nécessaire dans ce dossier», peut-on lire dans la plateforme du parti.

Questionné sur cet engagement, Jean-Marc Landry assure qu’un gouvernement de la CAQ ne remettrait pas en question le développement de la filière éolienne, mais que le parti  souhaite plutôt que les Québécois s’impliquent davantage dans cette industrie.

M. Landry reconnaît que le développement de l’éolien au Québec a engendré des retombées économiques intéressantes, notamment en Gaspésie, mais estime que ce n’est pas suffisant. «L’éolien a permis de créer des emplois et de générer des redevances pour les communautés. Toutefois, le Québec pourrait en bénéficier davantage. L’idée est de préconiser des projets éoliens dans lesquels les Québécois investissent», explique-t-il.

Le candidat de la CAQ dans Bonaventure ajoute que cette vision correspond au «préjugé favorable» de son parti envers une économie de propriétaires. «Il faut faire plus que de prêter et de louer les ressources du Québec», soutient-il.

M. Landry n’a cependant pas voulu s’avancer sur les intentions de la CAQ en matière d'investissement public dans la filière éolienne.

6 commentaires

Albert Lachance a écrit le 16 août 2012

Pour les milliers d'emplois, on peut en dire ainsi si on prends les emplois directs et indirects créés dans les usines de Gaspé et Matane : ce n'est pas la panacée et plusieurs autres parties de la Gaspésie ont encore besoin que les gouvernement agissent pour mettre en place le même genre d'industrie prometteuse.

Albert Lachance a écrit le 16 août 2012

Mon message précédant a été mal interprété par les personnes qui suivaient! Je dis la même chose que M. Blais. Un gouvernement de la CAQ qui remettrait en question la production d'énergie éolienne serait extrêmement dangereux pour notre région, à l'image du gouvernement Harper en place à Ottawa!

Raynald Blais a écrit le 15 août 2012

L'excès dans les propos des messieurs Charron, Denis et Lachance doit être rectifié. "Feu de paille coûteux de la Gaspésie" Comme si nous avons, en Gaspésie, la facheuse habitude de dilapider les fonds publics. À ce que je sache, nous n'avons pas le monopole des erreurs gouvernementales. Le stade olympique et le mille millions injectés à Montréal de même que les centaines de millions consentis pour aider l'économie à Québec sont parmi les exemples d'hier et d'aujourd'hui, de fonds publics servant à des communautés. "Bien-être social corporatif". Cette expression témoigne d'un mépris envers une région qui a eu son lot de recettes miracles gouvernementales qui ma foi, n'ont pas eu les impacts annoncés car nous avons toujours le plus haut taux de chômage, au Québec. " Milliers d'emplois créés en Gaspésie". Justement, j'ai vu des centaines d'emplois créés grâce à l'éolien mais pas des milliers. J'ai vu des centaines de millions dépensés dans l'éolien mais pas de retombées majeures. Les gaspésiens ont eu un peu plus que les miettes mais les compagnies qui ont obtenu les contrats en ont obtenu bien davantage. Les propos de ces messieurs, excluant Mr Lachance qui est plus ambigüe dans son commentaire, illustrent très bien ce paternalisme et ce mépris pour tout ce qui se dépense en fonds gouvernementaux sur le territoire gaspésien. N'est-il pas vrai d'affirmer qu'Ottawa et Québec sont des villes bien plus subventionnées que nous pouvons l'être ici en Gaspésie.

Marc Denis a écrit le 14 août 2012

Entièrement d'accord avec M. Charron et M. Lachance. La Gaspésie aurait du jouer la carte des états de la nouvelle-angleterre et miser sur la protection des paysages, élargir l'offre touristique à l'intérieur des terres ,agrandir le parc des chic-choc en créer un autre sur le site du projet lac-alfred et développer un l'éolien seulement dans un but d'autonomie énergétique régional sans plus.Le Québec à ce que j'entend est tanné des feu de paille couteux de la Gaspésie!Sommes-nous sous le joug d'un gouvernement fantoche?

claude charron a écrit le 14 août 2012

L'erreur éolienne Ne nous y trompons pas, ce sont tous les québécois qui payent pour ces projets éoliens et qui soutiennent ce système de bien-être social corporatif à même leurs factures d'électricité.Très mauvais choix. À preuve; le prix moyen payé par Hydro-Québec pour les appels d'offres du 2 ième bloc, soit 2,000MW, se situe à 9 cents/kwh, à cela il faut ajouter environ 2 cents/kwh pour le transport et l'équilibrage, donc Hydro paiera 11 cents/kwh pour de l'énergie qu'il revendra à perte sur les marchés extérieurs (ex: le dernier contrat avec le Vermont à l'automne 2010 fait état d'un approvisionnement en électricité pour une durée de 25 ans à un prix moyen de 5.5 cents/kwh). Pour ce 2 ième bloc seulement il en coûtera donc $250 millions annuellement aux contribuables québécois pour l'approvisionnement à perte de cette énergie et ce pour au moins les vingt prochaines années alors que nous sommes dans une situation excédentaire d'énergie sans précédent (les analystes américains parlent de surplus pour les 35 prochaines années). Hydro fournit également de l'électricité aux minières (aluminium, etc.) à un tarif L, soit 4.2 cents/kwh. Le tarif résidentiel québécois se situe autour de 7.5 cents/kwh. Hydro a d'ailleurs annoncé une hausse de 2.9% des tarifs résidentiels en 2013 pour absorber les pertes pour l'approvisionnement en énergie éolienne. Ces hausses seront de l'ordre de 25% d'ici 2018 sans que soit touchées les industries. http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/201208/01/01-4561476-hydro-quebec-hausses-de-tarifs-salees-dici-2018.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_affaires_3004_section_POS3 http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2012/07/20120713-131903.html Au bout du compte ce sont les québécois qui paient pour que l'électricité coûte moins cher aux américains. La centrale au gaz naturel (cogénération) de Bécancour construite au coût de $1 milliard par Trans Canada Energy, une multinationale pétrolière de l'Alberta, n'a pas produit un seul kw d'électricité depuis son ouverture il y a 5 ans. Le contrat qui lie Hydro-Québec à Trans Canada jusqu'en 2023 fait en sorte qu'il en coûte à Hydro-Québec $200 millions/an pour ne pas produire d'électricité étant donné les surplus d'énergie sur le marché. ET on continue d'installer des éoliennes à perte. Tous les analystes en énergie ont dénoncé ce scandale, alors pourquoi continuer dans ce modèle de développement qui va à l'encontre de tous les principes du développement durable?? Ça coûte cher pour se donner bonne conscience et se draper du mythique manteau vert de l'éolien. Les promoteurs éoliens sont de formidables vendeurs de rêves; c'est le seul produit industriel qui vient sans garantie. L'éolien étant supposé contribuer à la diminution des gaz à effet de serre en partie responsables des changements climatiques; demandez aux pelleteurs (peddlers) de vent de vous fournir une seule étude scientifique, indépendante qui en fait la preuve. Leur réponse: ''on n'a pas besoin de preuves.''Des études sérieuses démontrent portant que l'énergie éolienne contribue de façon non significative à la diminution des GES et dans plusieurs cas contribue à leur augmentation. J'espère que les citoyens des municipalités du Québec qui sont à leur tour harcelés par les profiteurs du vent s'indigneront de ces projets absurdes et que s'ils ont une conscience sociale ils buteront hors de leur territoire ces projets néfastes qu'on s'apprête à leur imposer par le biais d'un 4 sème appel d'offres ou par promesses électorales.Les MRC, en acceptant ce pacte peu créateur de richesses et d'emplois à moyen et long terme se placent en situation de bien-être social à des fins purement politiques alors que les pertes pour l'achat de cette énergie excédentaire se chiffreront en milliards de dollars à même la poche des clients d'Hydro-Québec. Outre ces considérations économiques affreusement défavorables, la valeur des paysages, la valeur des résidences riveraines, la santé et la qualité de vie, l'occupation réfléchie et viable du territoire qui constitue le milieu de vie des résidents et la valeur du tissu social sont des préoccupations infiniment plus louables et importantes que l'apparition de ces quelques turbines désuètes et d'une inutilité consommée alors que 98% de l'énergie produite au Québec provient de l'hydro électricité, renouvelable et surabondante. Si Québec veut créer de la richesse et des emplois en plus d'agir favorablement pour l'environnement pourquoi ne commence-t-il pas par offrir aux québécois un programme résidentiel de remplacement du chauffage au mazout par un système de chauffage fonctionnant principalement à l'électricité (encore une fois dont les surplus seront présents pour au moins les 20 prochaines années) et ainsi contribuer efficacement à s'affranchir de notre dépendance au pétrole, en plus de rapporter un retour sur l'investissement dix fois plus important. Ces projets éoliens n'ont de vert que les billets qu'ils rapportent aux vendeurs de vent grâce à l'argent des factures d'électricité des contribuables québécois garanti par le souteneur Hydro-Québec. Une véritable honte. Pour ne pas ajouter l'insulte à l'injure le gouvernement devrait au minimum cacher ces projets éoliens en territoires non habités lesquels offrent un potentiel éolien beaucoup plus grand sur plus de 90% du territoire québécois. Ne nous y trompons pas, ce modèle de développement de centrales éoliennes industrielles est un véritable scandale économique et financier, un désastre environnemental et un gâchis social. Partout dans le monde le mythe de l'éolien se désagrège alors que les gouvernements coupent les subventions à cet ogre financier responsable d'une large part de la dette de plusieurs pays dont l'Espagne. Le mensonge de l’éolien industriel est maintenant connu, ces vire-vents géants sont devenus le symbole de la discorde et de la cupidité. Claude Charron, RDDA Regroupement pour le développement durable des Appalaches

Albert Lachance a écrit le 14 août 2012

C'est donc dire qu'une élection d'un gouvernement caquiste ne serait pas une bonne nouvelle pour la Gaspésie. Ils remettent en question l'industrie éolienne qui a crée des milliers d'emplois en Gaspésie. Ils veulent prendre notre pétrole et le verser à 100% dans le paiement de la dette, sans aucune redevances pour les régions et veulent abolir des centaines de postes dans les structures régionales en centralisant les réelles décisions à Québec. Est-ce qu'on veut l'équivalent du gouvernement Harper au provincial pour la Gaspésie ? Son élection aurait les mêmes conséquences néfastes.

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