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Emplois saisonniers au MTQ touchés par la réforme de l’assurance-emploi

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Les emplois saisonniers au MTQ en Gaspésie vont également subir les conséquences de la réforme de l'assurance-emploi.

Les emplois saisonniers au MTQ en Gaspésie vont également subir les conséquences de la réforme de l'assurance-emploi. Photo : Thierry Haroun

La réforme de la Loi sur l'assurance-emploi pourrait durement toucher
les services publics et les emplois saisonniers qui s’y rattachent en
Gaspésie.

Les modifications, imposées au rouleau compresseur par Ottawa, n’auront
pas seulement des conséquences fâcheuses sur le secteur privé mais
également dans les ministères et organismes publics à l'échelle de la
province et particulièrement dans des régions comme la Gaspésie, craint
le vice-président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du
Québec, Paul de Bellefeuille.

«En Gaspésie il y a un pourcentage des travailleurs qui sont
saisonniers, que ce soit à la Société des établissements de plein air du
Québec, au ministère des Ressources naturelles ou encore au ministère
des Transports. On parle facilement de 30 % des emplois dans cette
région. C’est important comme chiffre et la réforme peut engendrer des
conséquences. En ce sens que les nouvelles mesures contraindront les
travailleurs à sacrifier un emploi apprécié au profit d’un autre. Et
ceux-ci pourraient devoir quitter la région vers les grands centres».

Complications importantes

Le syndicaliste ne voit pas comment certaines mesures imposées par la
réforme pourront être respectées par les fonctionnaires saisonniers, tel
que trouver un emploi à 60 minutes de route de son domicile. «Est-ce
qu’il y a des emplois disponibles à une heure de route d’un emploi
occupé par un salarié saisonnier du MTQ en Gaspésie ? Ce n’est pas
évident ».

Ottawa cible en particulier les prestataires qui ont présenté trois
demandes de prestations au cours des cinq dernières années. Dans leur
cas, la réforme exigera qu'ils acceptent tout travail à compter de la
septième semaine de chômage à un salaire équivalent à 70 % de leur revenu
salarié antérieur.

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