Politique

Emplois en forêt : le député de Bonaventure se fait rassurant

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, n’est pas en mesure de confirmer la reconduction du programme de création d’emplois en forêt, mais soutient que des mesures seront prises pour «permettre aux travailleurs de gagner leur vie en forêt». 

Le milieu sylvicole de la région s’inquiète des rumeurs qui circulent depuis quelques semaines au sujet d’éventuelles coupures dans le budget de ce programme, qui permet de soutenir des dizaines d’emplois dans le domaine de l’aménagement forestier en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

La semaine dernière, lors de l’étude des crédits alloués dans le budget provincial du Québec, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, est demeurée évasive quant à la reconduction du programme.

«Différents scénarios»  

Pour sa part, le député de Bonaventure, Sylvain Roy, ne peut confirmer sa reconduction, mais assure que son gouvernement est «très conscient de l’importance» des travaux sylvicoles pour la région. «Je ne peux pas rentrer dans les détails, car il n’y a rien de figer. Mais nous travaillons sur différents scénarios qui vont permettre aux travailleurs de gagner leur vie en forêt», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.

M. Roy soutient qu’il se «verrait mal abandonner la forêt», alors qu’il en avait fait une priorité lors de la dernière campagne électorale. «Quand je me suis présenté pour être élu, j’avais promis de représenter l'industrie forestière. J’ai fait beaucoup d’interventions à ce sujet. Il y aura des solutions favorables aux travailleurs forestiers», a-t-il dit, avant d'ajouter que des annonces devraient être faites «au cours des prochaines semaines».

Les libéraux dénoncent

L’opposition libérale dénonce par ailleurs le manque de clarté de Québec dans ce dossier. Par voie de communiqué, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean d’Amour, se demande si le gouvernement Marois s’est «donné le mandat de détruire l’économie de nos régions ou s’il est simplement déconnecté de [la] réalité.»

Selon lui, des coupures dans le programme de création d’emplois en forêt auraient de «graves conséquences» et «mettraient en péril» un grand nombre d’emplois directs et indirects en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.

Le député invite tous les députés de l’Est du Québec à faire des représentations auprès du gouvernement pour éviter des coupures dans les budgets alloués aux travaux sylvicoles.

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