L’élection du PQ bien reçue par les groupes communautaires

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Plusieurs organismes ont dû fermer leurs portes cet été faute de financement.

Plusieurs organismes ont dû fermer leurs portes cet été faute de financement. Photo : Gracieuseté

Un vent d’optimisme souffle chez les groupes communautaires depuis l’élection d’un gouvernement péquiste à Québec.

La directrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles, Geneviève Giguère, voit d’un bon œil l’arrivée au pouvoir de PQ avec à sa tête Pauline Marois. «Oui, absolument parce que sous les libéraux [de Jean Charest] le milieu communautaire a été affaibli. Alors quand on voit que la région est peinturée en bleu péquiste, nous sommes contents. Nous sommes remplis d’espoir.»

Mme Giguère souligne que les attentes du milieu communautaire sont nombreuses. «Le milieu communautaire a de grandes attentes. Il est sous-financé dans un contexte où les services publics sont aussi fragilisés. Il va falloir avoir un plan de rehaussement du financement pour l’ensemble des groupes communautaires et pas seulement pour une partie d’entre eux», ajoute Mme Giguère. Elle précise que le manque à gagner de la centaine d’organismes communautaires de la région est de sept millions de dollars sur une base annuelle.

La directrice du Centre Accalmie de Pointe-à-la-Croix et porte-parole du Regroupement des organismes communautaires et alternatifs en santé mentale de la Gaspésie-les-Îles, Dominique Bouchard, reçoit elle aussi avec optimisme  l’élection du Parti québécois. «J’ai entendu [le député péquiste] Sylvain Roy dire qu’on était un dossier prioritaire. Je souhaite que ce soit vrai et que les choses avancent rapidement en raison de l’urgence de la situation sur le plan financier.»

Les libéraux écorchés

Mme Bouchard n’a pas manqué l’occasion pour écorcher au passage le gouvernement libéral. «Sous les libéraux, on n’avançait pas, on n’avait pas de budget de développement. On vit d’espoir maintenant [avec les péquistes] parce qu’il n’y avait plus d’espoir avec les libéraux. Ils sont allés jusqu’à dire qu’on ne savait pas gérer nos organismes. C’est discriminatoire envers les administrateurs qui s’impliquaient bénévolement depuis des années dans les conseils d’administration», conclut Mme Bouchard, dont l’organisme a rouvert ses portes en début de semaine après une fermeture de plusieurs semaines cet été faute de financement.

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