Politique

Économie : Gaétan Lelièvre interpellera Denis Lebel

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Gaétan Lelièvre promet d’interpeller Ottawa au sujet de ses orientations économiques pour les régions.

Gaétan Lelièvre promet d’interpeller Ottawa au sujet de ses orientations économiques pour les régions. Photo : Nelson Sergerie

Le ministre responsable de la Gaspésie et député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, interpellera le ministre fédéral Denis Lebel pour réclamer un meilleur soutien d’Ottawa en Gaspésie 

C’est ce qu’il a déclaré à l’occasion de son premier point de presse tenu à Gaspé vendredi dernier. M. Lelièvre a mentionné que le refus d’Ottawa de financer différents projets de la région via Développement économique Canada n'est «pas une bonne nouvelle.»

Il est clair, selon lui, qu'il y a un durcissement de la position du gouvernement fédéral face aux régions du Québec. «La Gaspésie est directement touchée par les nouvelles mesures qui sont de plus en plus rigides et contraignantes au plan financier. Je déplore l'absence et le retrait constant du fédéral dans les régions et en Gaspésie.»

Le député de Gaspé entend s'entretenir rapidement avec le ministre de l'Agence de développement économique Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel. «Je vais essayer de parler à M. Lebel pour discuter des solutions. Je comprends qu'il a des contraintes. Il y a un certain abandon des régions [de la part du gouvernement conservateur] et lui doit composer avec cette orientation-là», analyse M. Lelièvre.

Il déplore le modèle de développement des programmes conçus mur à mur, ce qui laisse peu de place à la modulation pour les adapter à la situation régionale.

Gaétan Lelièvre a profité de la tribune pour dénoncer l'incohérence du gouvernement conservateur dans ses plans de développement.  «Prenons l'exemple des croisières. Le fédéral, le Québec et le milieu ont investi des dizaines de millions dans les infrastructures. Maintenant que nous sommes  rendus à 40 000 visiteurs [ à Gaspé ], on n'est plus supporté dans les opérations. Je trouve ça dommage d'être abandonné lorsqu'on est si près du succès», déplore-t-il.

Le comité ministériel de la Gaspésie est formé

Promis durant la dernière campagne électorale, le comité ministériel de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est formé. Composé de la première ministre Pauline Marois, de la ministre Élaine Zakaïb, de François Gendron, de Martine Ouellet, de Pascal Bérubé et de Gaétan Lelièvre, le comité devrait tenir sa première rencontre «le plus vite possible.»

«J'ai commencé à travailler avec mon cabinet sur des informations à transmettre lors de la première rencontre afin d'avoir des pistes de solutions», indique M. Lelièvre.

Un portrait social et économique sera dressé afin de travailler avec les bonnes informations. «Moi, mon objectif, c'est que le plan soit terminé au plus tard au printemps et qu'on puisse procéder avec des projets dès le printemps», précise le ministre.

Cinq millions sont avancés pour lancer le plan qui aboutira, selon M. Lelièvre, à des investissements massifs. «À mon avis, on a besoin de centaines de millions de dollars en Gaspésie. Seulement le chemin de fer, on parle de 90 millions et plus. Si on considère les mines, le tourisme, l'ensemble des secteurs, ce n'est pas long qu’on atteint les six chiffres.»

Le ministre responsable de la région dit vouloir de l'action rapidement. «Je veux que ça avance. Je ne veux pas que ça prenne deux ans pour faire des consultations», conclut M. Lelièvre.

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6 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 16 octobre 2012

Très bien, monsieur Pelletier. Je vous invite donc à concentrer vos efforts sur ce dossier spécifique au lieu de véhiculer vous positions harperiennes sur tous les sujets, dont beaucoup de sujets dont vous ne savez pas de quoi vous parlez! Sur Orbite, d'accord avec vous qu'on ne peut pas se permettre de rater le bateau. Besoin d'un BAPE? Je ne sais pas, mais je ne veux pas qu'on rate le bateau. Déjà, le procédé de l'entreprise semble être un immense gain environnemental en soi. Il ne faudrait cependant pas que ses rejets environnementaux (prévus dans la rivière Grande-Vallée, une magnifique rivière à grosses truites (et anciennement à saumons)) viennent tuer cet écosystème. C'est le genre de chose dont il faut faire attention... Ma position est plutôt en faveur, à cvondition qu'on ne scrappe pas l'environnement de ce magnifique coin de pays. Faut développer, faut viser a long terme, faut conserver notre terre pour nos enfants et faut pas rater le bateau! Si on peut concilier tout ça, on va naviguer sur la vague du développement de notre Gaspésie!! Et je crois qu'à Québec, on a un gouvernement en mesure de concilier tout ça avec l'entrepreneur. La preuve que le gouvernement du PQ est un gouvernement de centre : les droitistes braillent que le PQ bloque le développement et les gauchistes braillent que le PQ n,est pas assez environnementalistes! Pendant ce temps, la majorité silencieuse, le Qubécois modéré, en profite et c'est parfait ainsi!

Gaston Poirier a écrit le 16 octobre 2012

En tout cas, Monsieur Pelletier, vous en avez du temps à consacrer à cette tribune publique, ;a titre de porte-parole du gouvernement con-serviteur!! M. Albert a raison : pas de pseudonymes ici : si on a assez de courage pour écrire, on a assez de vcourage pour s'identifier! Monsieur Pelletier dit les pires âneries qu'on en peut pas lire dans ces pages. Dire que le fédéral en fait plus pour la Gaspésie que le provincial, c'est soit de l'ignorance, soit de la sottise, soit du sarcasme, soit de la stupidité! Le fédéral n'a JAMAIS été là pour nous! Abandon des quais. Abandon des phares. Abandon des pêches. Abandon des travailleurs saisonniers. Coupures dans les programmes qui aidaient la région en imposant SA vision (éolien coupé au profit des hydrocarbure, pas une cenne dans le tourisme nautique, pas une cenne dans le torisme sauf la promotion international, etc.). Coupures dans les emplois régionaux (parc forillon, service canada, garde côtière, etc. plus de 100 emplois coupés en 2 ans!). Délaissement du Parc Forillon, qu'on avait promis être un moteur économique, cibole!!! ¨Ca finit pu!! Et le Quéec passe par en arrière et ramasse les pots cassés... Chaque fois que le fédéral coupe : le Québec compense! Et ensuite, les fédéraux disent qu'on les quête! Maudit cibole, qu'y arrête de couper pis qu'y nous donne notre dû! On en paye des impôts à Ottawa itou, pis on paye notre part! Mais quand c'est le temps de ravoir notre dû, on nous accuse de brailler! Mr Pelletier, je respecte la liberté d'expression pis tout ça, mais y a des maudites limites à dire toutes sortes de conneries au nom de la liberté d'expression à la sauce radioX! Retournez don écouter la radio pirate à Filion pis la gang de Duhaime, Martineau et Pratte : déjà, ils sont plus modéré que vous! ¨Ca va être un début...! Sarcasme... En terminant, les extrêmes sont jamais bons. Le développement économique ;a tout prix promu par Pelletier : c'est pas bon. L'environnement à tout prix, meme pour des choses qu'on connait pas, c'est pas mieux. Le BS pour tout le monde, c'est pas bon ; pis la disparité de revenus entre les milliardaires qui payent pas d'impôts pis le gars qui gagne 30 000$ pis qui en flambe la tiers en impôts, c'est pas mieux. Ya rien de mieux que de se retrouver dans des positions modérées, des mélanges d'idées, mais avec des conclusions toujours vers le milieu : ça, c'est gagnant pour tout le monde! Moi, je suis un gars d'extrême-centre : pis je pense que j'ai raison! Salut!

Albert Picard a écrit le 16 octobre 2012

Ma question était maladroite. Je voulais seulement savoir qui est derrière ce pseudonyme "Paul" avant de répondre.

Albert Picard a écrit le 16 octobre 2012

Monsieur ou madame Paul, pourriez-vous vous identifier?

Albert Picard a écrit le 16 octobre 2012

Pour votre information (source Wikipaedia) : Vladimir Poutine, ex-membre du KGB (service d'espionnage soviétique), exerçait comme officier opérationnel dans le service du contre-espionnage local, chargé en particulier de la lutte de la police politique contre les dissidents et autres éléments antisoviétiques. En 1985, il est envoyé à l'étranger, en RDA. Il passe cinq ans dans une petite unité opérationnelle à Dresde où, sous la couverture parfaitement transparente de directeur de la « Maison de l’amitié germano-soviétique », il œuvre pour le KGB. Depuis son ascension au pouvoir, Vladimir Poutine, élu Président de la Fédération de Russie, déterminé à restaurer ce qu'il appelle « la verticale du pouvoir », gouverne avec un style considéré comme autoritaire qui met fin à une libéralisation politique. Les médias et les opposants politiques parlant à son sujet de néo-tsarisme. Au cours de ses deux premiers mandats, le président Poutine n'a cessé de renforcer le poids des services de renseignements dont il est issu, ainsi que ceux de la police et de l'armée. Comme genre de personne, il ne fait pas trop "nounours sur la moquette".

Bilbo a écrit le 15 octobre 2012

Qu'Harper et Oleg soient dans le coup ne rassure pas beaucoup sur la prise en considération des intérêts des Gaspésiens...

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