Éducation

Échanges Montréal-Gaspé au cégep : un exemple à suivre?

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
La clientèle du secteur anglophone du campus de Gaspé passe de 77 à 88 étudiants grâce aux Montréalais.

La clientèle du secteur anglophone du campus de Gaspé passe de 77 à 88 étudiants grâce aux Montréalais. Photo : Geneviève Gélinas

L’échange d’étudiants entre des collèges anglo-montréalais et le Cégep de la Gaspésie et des Îles pourrait servir d’exemple à d’autres cégeps en région, croit la responsable du projet.

Pour la session en cours, onze étudiants des cégeps John Abbott, Vanier et Dawson étudient au secteur anglophone du campus de Gaspé.

«Nous aimerions que ce soit un projet-pilote pour des échanges entre cégeps urbains et ruraux, affirme Gaye Wadham, directrice adjointe du campus de Gaspé. Pour [les étudiants montréalais], c’est un vrai voyage. Ils auront mis une des régions du Québec sur la carte.»

Une recette à transférer

Après trois ans d’échanges, le Cégep de la Gaspésie et des Îles connaît la recette pour déménager les élèves le temps d’une session. «Nos manières de faire seraient faciles à transférer au secteur francophone [du Cégep de la Gaspésie], mais aussi à des collèges en Abitibi, sur la Côte-Nord ou au Saguenay—Lac-Saint-Jean», croit Mme Wadham.

Pour des cégeps de Montréal, envoyer quelques étudiants en région fait une différence minime, fait remarquer Mme Wadham. Mais pour les cégeps qui les reçoivent, ça signifie une hausse significative de clientèle.

Des idées nouvelles

Grâce aux étudiants montréalais, l’enseignant Peter Ross voit sa classe de Development Psychology passer de 12 à 19 élèves pour la session d’hiver. «Ça fait du bien d’avoir des idées nouvelles, des élèves différents», dit-il.

«C’est un défi pour nos étudiants gaspésiens, qui se connaissent parfois depuis la maternelle, renchérit Gaye Wadham. Et c’est une merveilleuse occasion de les préparer à l’université.»

Le Cégep arrive à la fin d’un financement de cinq ans du programme Entente Canada Québec, qui soutient l’enseignement dans la langue des minorités.  «On cherche du financement pour continuer d’attirer des étudiants», affirme Mme Wadham.

La clientèle du secteur anglophone passe de 77 à 88 élèves grâce aux étudiants montréalais.

À lire aussi

Cégep à Gaspé : de la visite des collèges anglo-montréalais

7 commentaires

Marie-Eve Tessier a écrit le 12 février 2013

cet échange n'est pas un débat sur la place du français ou de l'anglais en Gaspésie ? Mais bien de faire découvrir notre belle région à quelques étudiants et faire mousser les inscriptions. 10 étudiants charmés par la Gaspésie par année peut avoir de supers belles retombées ici, peut-être même accueillir de nouvelles familles ! Bravo ! Moi je vous encourage ! Il faut arrêter de se chicaner pour la langue et s'isoler, il faut plutôt se rencontrer et échanger.

Marie-Eve Tessier a écrit le 12 février 2013

cet échange n'est pas un débat sur la place du français ou de l'anglais en Gaspésie ? Mais bien de faire découvrir notre belle région à quelques étudiants et faire mousser les inscriptions. 10 étudiants charmés par la Gaspésie par année peut avoir de supers belles retombées ici, peut-être même accueillir de nouvelles familles ! Bravo ! Moi je vous encourage ! Il faut arrêter de se chicaner pour la langue et s'isoler, il faut plutôt se rencontrer et échanger.

Alain Dupuis a écrit le 9 février 2013

Nous sommes rendu Messieurs ,là où Bourgault nous a laissé cette citation et plus que jamais nous devons y accorder de l'importance. « Quand nous défendons le français chez nous,ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l'hégémonie d'une seule».Voilà la francoresponsabilité du Québec et j'invite tout en anglophone à cette ouverture.

Félix Roy a écrit le 8 février 2013

Stop racism and learn le Français! Ce fermer à l'anglais toujours n'est pas une ouverture maisune pont à sens unique . Mais on reconnait la réaction ici de" l'à-plat-ventriste"celui qui accuse ceux qui sont contre la colonisation culturel d'être colonisé,ceux qui sont pour l'ouverture, la diversité culturel et le respect que le Québec soit uni par le français, d'être fermé. Ce n'est pas une ouverture sur le miq'maq ou l'innu ou sur une autre des langues du Québec ou bien à l'internanional comme l'espagnol mais non encore une fermeture sur l'anglais qui occupe déjà bien assé d'espace,qui bloque les horizons de la diversité. On y reconnait l'aliénation radical de droite dans le commentaire de M.Bazinet voilà le travail de l'acculturation ,c'est bien dommage je nous croyais rendu ailleurs

Benoit Bazinet a écrit le 8 février 2013

Merci Gaye Wadham pour tes efforts, tes idées et ta créativité visant entre autres à bâtir des ponts toujours plus solides entre nos communautés linguistiques. Si d'autres y voit de l'isolement, de la domination ou de l'assimilation, je préfères plutôt considérer cette dualité linguistique comme intimement liée à notre identité culturelle distincte. L'esprit de "colonisé", ça se guérit. On est rendu ailleurs.

Michel Denis a écrit le 8 février 2013

Tu as tout à fait raison de t'inquiéter Joel. Ces élèves ne viennent pas ici en immersion mais bien pour étudier en anglais. Ce labo sert probalement à développer l'expertise d'un enseignement en anglais, nous voulons des immigrant s faut bien qu'ils étudient et le français n,est pas attrayant pour eux en plus nous aurrons vidé en parti la région des travailleurs saisonnier parti avec leur famille travailler ailleur au canada où il y a de la job où ils s'angliciseront . Habile ce Harper!

Joel Leblanc a écrit le 8 février 2013

Je croyais que ces échanges servaient à franciser les élèves anglophones,je voyais cela comme une belle ouverture de la part d,une culture fermé sur elle. Mais non! Il est écrit que ce programme soutient l'enseignement dans la langue des minorités ,sont-ils vraiment ici pour étudier en anglais ,sommes -nous sur le point de vouloir angliciser nos cegep.Je m'inquiète!

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.