Affaires municipales et développement régional

Eau potable : au tour de Percé d'adopter un règlement

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Percé souhaite protéger son eau potable d’éventuels travaux de forage.

Percé souhaite protéger son eau potable d’éventuels travaux de forage. Photo : Thierry Haroun

À l'instar de plusieurs municipalités gaspésiennes, la Ville de Percé a adopté un règlement afin de protéger son eau potable contre l’exploitation éventuelle d’hydrocarbures. 

Après Gaspé, Ristigouche-Sud-Est et Bonaventure, voilà maintenant que Percé va de l’avant avec une réglementation.

«C’est pour protéger notre eau potable, mais aussi pour être solidaire avec Gaspé tout comme plusieurs autres municipalités qui comptent le faire prochainement», a dit en entrevue le maire, Bruno Cloutier.

Rappelons que les municipalités de Caplan, de Saint-Siméon et de Matapédia ont pour leur part adopté des résolutions en vue de faire de même.  

Le règlement adopté par le conseil interdit l’introduction dans le sol par forage toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface. Cette interdiction s’applique dans un rayon de 10 kilomètres de tout lieu de puisement d’eau de surface, de six kilomètres de puits artésiens desservant plus de 20 personnes et de deux kilomètres de puits artésiens desservant 20 personnes ou moins.

Le maire tient toutefois à dire que son conseil municipal n'est pas pour autant contre l’exploration et l'exploitation des hydrocarbures sur son territoire. «Tout comme la Ville de Gaspé, on n’est pas contre d’éventuels forages dans la mesure que ça ne se fait pas à l’intérieur des périmètres urbains. Notre territoire est d’environ 500 kilomètres carrés, dont 50 km2 sont occupés. Il reste 450 km2 où il peut y avoir du forage»

Cependant, les initiatives de Percé, de Gaspé et de Ristigouche-Sud-Est s’annuleront si Québec va de l’avant avec une nouvelle réglementation sur les zones de protection de l’eau potable afin d’encadrer le développement des hydrocarbures.

Le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, a récemment affirmé qu’une réglementation en ce sens sera adoptée en mars ou en avril. Cette dernière aura préséance sur les règlements municipaux. 

7 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

C'est un faux débat puisque le gouvernement adoptera une réglementation qui rendra inopérantes toutes ces réglementations municipales. Mais les municipalités à commencer par Gaspé, auront au moins eu le mérite de tirer la sonnette d'alarmes!

Joel Leblanc a écrit le 11 mars 2013

À Pelletier, ne pas avoir d'industrie pétroliere assure la pérennité de l'industrie touristique,lui nuire c'est créer du chomage.

Danielle Houle a écrit le 8 mars 2013

Je salue Percé de prendre l'initiative de protéger son eau et par ricochet ses citoyens-nes. Ce dernier lundi, le maire et les conseilliers de St-Denis sur Richelieu ont donnés leur appui à Gaspé. La fracturation hydraulique c'est l'horreur!

Joel Leblanc a écrit le 8 mars 2013

Il m'apparait pourtant facile de comprendre que bien plus de gens en Gaspésie touche un salaire de l'industrie touristique, qu'en a à offrir celui du pétrole.Que la seule façon de stimuler le tourisme est par un aménagement judicieux du territoire,je dirais même par un ménagement du territoire.

Joel Leblanc a écrit le 8 mars 2013

Disons que avec l'éolien qui saccage l'exploitation des gas près de villes,villages et côtes pourrait achever de toute évidence cette économie fragile mais certainement socialement plus rentable, qu'est le tourisme! Pas facile la vérité hin mon mon pelletier!

Joel Leblanc a écrit le 7 mars 2013

Bonne nouvelle pour l'industrie du tourisme!

Jean-François Samuel a écrit le 7 mars 2013

Me semble qu'un derrick sur le dessus du Rocher ça pourrait avoir de la gueule! Un peu comme les éoliennes à Cap-Chat!

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