Politique

Eau potable : La Martre se sent oubliée

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La municipalité de La Martre attend depuis des années l’aide de Québec pour refaire son aqueduc.

La municipalité de La Martre attend depuis des années l’aide de Québec pour refaire son aqueduc. Photo : Nelson Sergerie

LA MARTRE – La mairesse de La Martre estime que sa municipalité est «complètement oubliée» par Québec, alors qu’elle tente depuis des années d’obtenir de l’aide gouvernementale afin de reconstruire son réseau d’aqueduc et son puits d’alimentation en eau.

La municipalité de la Haute-Gaspésie utilise de l’eau de surface pour alimenter son réseau et la contamination aux matières fécales la rend impropre à la consommation. Une situation qui perdure depuis 2000.

«Je suis tellement fâchée. On est oublié, lance la mairesse, Claudette Robinson. On est au courant de rien. On ne tient pas compte de nos problèmes», dit-elle.

Mme Robinson espérait enfin de bonnes nouvelles mercredi, sans succès.

Un long processus

Les démarches ont été entreprises en 2002. Une source d’eau a été trouvée, mais la facture était estimée à 6 millions de dollars en 2009, dont 95 % était assumée par Québec.

Maintenant, la contribution gouvernementale a été réduite à 85 %, ce qui représente une somme de 900 000 $ pour les 62 familles branchées sur le réseau actuel, construit en 1949.

« Si on reçoit 85 %, personne n’a les moyens de payer ça. Cela représente de 1200 à 1500 $ par contribuable, On ne pourra jamais s’en sortir», explique la mairesse de la municipalité de quelque 270 habitants.

«On a beau s’informer, mais le gouvernement ne nous donne pas de nouvelles. On ne sait pas ce qu’en pense le ministère des Affaires municipales», souligne Mme Robinson.

«Pourtant, ajoute-t-elle, c’est une priorité pour [la première ministre] Pauline Marois et [le député de Gaspé et ministre responsable de la région] Gaétan Lelièvre, mais on est oublié», soutient-elle, ajoutant que l’ancien gouvernement libéral tenait le même discours.

Frein au développement

«Au lieu d’avancer, on est ‘’breaké’’ dans tout. On est comme un village de l’Afrique» dit-elle.

Le ministère des Transports attend que la municipalité ait l’autorisation de faire ses travaux d’aqueduc afin de réparer la route 132 sur le territoire municipal. Le pont de la rivière La Martre doit notamment être reconstruit.

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