Politique

Eau à La Martre : réglé en 2014?

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le réseau d'aqueduc de La Martre pourrait être réhabilité l'an prochain, s'il n'en tient qu'au député et ministre Gaétan Lelièvre.

Le réseau d'aqueduc de La Martre pourrait être réhabilité l'an prochain, s'il n'en tient qu'au député et ministre Gaétan Lelièvre. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – S'il n'en tient qu'au député de Gaspé et ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, le dossier de l'eau potable à La Martre sera réglé l'an prochain.

«J'ai reçu les dernières estimations des coûts du ministère des Affaires municipales concernant le réseau d'aqueduc. Je veux rencontrer le conseil municipal pour les informer du dossier. Mon objectif, c'est que les travaux se réalisent en 2014», indique M. Lelièvre.

Le projet est toujours évalué aux environs de 6 millions de dollars.

Selon M. Lelièvre, 2014 est le plus court échéancier puisque les plans et devis doivent être réalisés.

«J'ai été sensibilisé très rapidement lorsque je suis arrivé [au gouvernement] l'automne dernier. Au départ, on parlait d'aqueduc et égouts mais pour des raisons financières, la municipalité a priorisé l'aqueduc. On a dû refaire les calculs et les demandes», dit le député.

M. Lelièvre a également parlé au ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, afin de réaliser en même temps les travaux d'amélioration de la route 132 au cœur du village.

La municipalité de la Haute-Gaspésie utilise de l’eau de surface pour alimenter son réseau et la contamination aux matières fécales la rend impropre à la consommation. C'est une situation qui perdure depuis 13 ans.

Des mesures particulières

Le gouvernement analyse la possibilité de mettre en place des mesures particulières afin de permettre aux municipalités dévitalisées d'avoir des subventions adaptées à la capacité de payer des citoyens.

«On veut avoir une approche pour les municipalités qui sont comme La Martre. Il y en a plusieurs au Québec qui ne peuvent se qualifier avec les règles actuelles. On veut un programme modulé», dit M. Lelièvre.

Actuellement, les projets de captage des eaux peuvent être subventionnés jusqu'à 95%. Le volet distribution est financé à 66,6%. En moyenne, ceci donne une aide d'environ 85%. «C'est ce qui est insuffisant», souligne M. Lelièvre.

Cette nouvelle politique éviterait d'agir par décret et éliminer ce qui pourrait sembler être du favoritisme.

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