Politique

Eau : Blanchet estime avoir un bon règlement

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le ministre Yves-François Blanchet assure que son règlement sera très contraignant pour protéger les sources d’eau potable.

Le ministre Yves-François Blanchet assure que son règlement sera très contraignant pour protéger les sources d’eau potable. Photo : Nelson Sergerie

CARLETON-SUR-MER – Le ministre de l’Environnement estime que le projet de règlement sur l’eau potable permettra de rehausser le niveau de protection dans les secteurs où il se fera de l’exploration pétrolière.

 

Aux yeux d’Yves-François Blanchet, les règlements adoptés par les conseils municipaux depuis l’hiver dernier sont moins sévères : « Il est tout à fait inexact de dire que le règlement dit de Saint-Bonaventure est plus contraignant. Il ne s’ajuste pas à la réalité géographique et hydrographique d’un territoire donné », selon le ministre.

Il rappelle que le projet de règlement de Québec n’impose pas de limite sur les zones de protection qui seront analysées au cas par cas. Il ajoute que chaque décision se prendra sur une étude hydrogéologique. « Ça, c’est essentiel. Il y a une surface, mais on doit savoir comment ça se comporte sous le sol avant de mettre en place un règlement qui soit valable et adapté », dit-il.

M. Blanchet ajoute que des modifications seront apportées au projet de règlement déposé en mai dernier, sans entrer dans les détails. Il préfère en parler au conseil des ministres avant d’en dévoiler la teneur.

La semaine dernière, le groupe Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé avait demandé à Québec de tenir compte de leurs revendications en réclamant le maintien des règlements municipaux que les écologistes jugeaient plus contraignants.

Fracturation par gaz

Pétrolia a indiqué au cours des derniers jours son intention d’utiliser des méthodes de fracturation en utilisant du gaz naturel ou du propane liquéfié à Anticosti.

Le ministre précise que le ministère de l’Environnement n’a pas eu de demandes précises en ce sens : « On fait une revue de littérature. On collige ce que les connaissances scientifiques nous proposent sur ce sujet-là. Lorsque Pétrolia ou si une autre entreprise dépose une demande pour l’usage de cette technologie qui a déjà été utilisée au Nouveau-Brunswick ou à Saint-Augustin, on en fera une analyse exhaustive », dit le ministre.

« Ça nous donne la possibilité de dire non, si on considère que ça ne doit pas aller de l’avant », explique M. Blanchet.

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