Politique

Direction du Bloc : Fortin n'y sera pas

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Après une réflexion intense, le député Jean-François Fortin a décidé de ne pas se présenter à la course à la direction du Bloc québécois et appuie André Bellavance.

Après une réflexion intense, le député Jean-François Fortin a décidé de ne pas se présenter à la course à la direction du Bloc québécois et appuie André Bellavance. Photo : Gracieuseté

GASPÉ – En réflexion depuis les fêtes, le député bloquiste de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, a décidé de passer son tour et appuiera André Bellavance dans une éventuelle course la direction du Bloc québécois.

« Je voulais l'entendre au niveau des idées. Je dois dire que j'ai été fort impressionné par sa vision et par les qualités de chef qui émanaient de notre échange », explique M. Fortin qui a eu cet entretien mercredi dernier.
« J'ai senti qu'André ferait un meilleur chef que moi, présentement, avec les paramètres actuels », dit-il humblement.
Même s'il avait fortement le goût de se relancer dans une course à la direction, la famille et l'organisation du congrès d'orientation de mai prochain du parti à Rimouski ont influencé sa décision.
« J'aurais eu l'impression d'abandonner ce chantier-là. Notre prochain programme sera important pour la suite des choses. J'ai quatre jeunes enfants. Le paramètre familial était à considérer. Je ne voulais pas me disperser dans plein de choses et que je n'arrive pas à bien remplir ces engagements », explique M. Fortin.
Pas d'entente secrète
Jean-François Fortin affirme ne pas avoir négocié un appui à André Bellavance.
« Je fais confiance en mes talents pour me rendre incontournable. Je n'ai pas demandé en retour quoi que ce soit de formel, outre de l'écoute », explique le député.
La course à la direction sera lancée vers la mi-avril, soit immédiatement après un éventuel scrutin au Québec. S'il y a une course, l'élection du nouveau chef se ferait vers la mi-juin. Sinon, il sera couronné au congrès de mai prochain.
La machine électorale sera mise en branle dès que le nouveau chef sera choisi.
« Autour du mois de juin, on va entrer en mode préélectoral. Une grande tournée estivale dans toutes les régions et la préparation des mises en candidature sera lancée », explique M. Fortin.
Il persiste à croire que malgré la loi qui prévoit des élections à l'automne 2015, Stephen Harper appellera les citoyens aux urnes après le prochain budget fédéral où les analyses prédisent un surplus budgétaire.
« Il y aura sept élections provinciales au même moment. Pour des raisons jugées “d'intérêt suprême', M. Harper peut déroger à la loi électorale et déclencher des élections plut tôt ou plus tard », analyse le député bloquiste.

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