Politique

Développement du parc Forillon : Philip Toone demeure sceptique

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Parcs Canada avait annoncé en octobre dernier un investissement de 4,5 millions de dollars pour la mise en valeur du secteur Penouille (sur la photo).

Parcs Canada avait annoncé en octobre dernier un investissement de 4,5 millions de dollars pour la mise en valeur du secteur Penouille (sur la photo). Photo : Geneviève Gélinas

Le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, estime que le parc Forillon ne fait pas partie des priorités de Parcs Canada, comme l’a mentionné le directeur du réseau des parcs nationaux. 

De passage jeudi à Gaspé, le directeur général de Parcs Canada, Alan Latourelle, a affirmé que Forillon était une priorité, malgré les compressions budgétaires.

Le directeur a notamment rappelé des investissements de 14 millions de dollars dans les infrastructures, dont 4,5 millions de dollars pour la mise en valeur du secteur Penouille.

Au sujet des activités hivernales et de l’entretien des pistes de ski de fond dans le parc, M. Latourelle a affirmé qu’il faudra développer des «nouvelles façons de faire» afin d’offrir le service en collaboration avec «des partenaires du milieu». Le directeur a déclaré à la Société Radio-Canada que des groupes de bénévoles pourraient prendre en charge certains services.

«Il est en train de nous dire que ce sont des bénévoles qui devraient s’occuper d’un parc national. La seule activité hivernale que Parcs Canada maintient est le déblayage des stationnements. Ça ne nous donne pas le choix de continuer la pression», a réagi le député néo-démocrate, qui se désole de constater que la fermeture du site pendant l’hiver est maintenue.  

Le député a d’ailleurs déposé aujourd’hui à la Chambre des communes une pétition de quelque 300 noms pour exiger la réouverture du parc l’hiver.

M. Toone a cependant tenu à souligner que l'investissement de 14 millions de dollars est un «pas dans la bonne direction», mais largement «insuffisant».

Comité citoyen

Le porte-parole du Comité pour la sauvegarde des activités hivernales, Stéphane Morissette, s’insurge de la position de Parcs Canada. «On trouve que ça n’a pas de bon sens. On ne peut pas confier le mandat de gestion hivernale du parc à des bénévoles. La réalité économique n’est déjà pas rose dans le coin, et on demande aux gens de faire du bénévolat. On ne peut pas accepter ça», dit-il.

M. Morissette, qui a rencontré le directeur de Parcs Canada pendant quinze minutes jeudi, se dit prêt à poursuivre le dialogue avec l’organisme public pour trouver une solution. «Il y a une certaine ouverture. M. Latourelle souhaite développer des partenariats. Il faut maintenant savoir jusqu’où il est prêt à aller. Est-ce que du financement pourrait provenir du parc pour soutenir un groupe intéressé à ouvrir le parc l’hiver?», se questionne le porte-parole.

Les membres du Comité pour la sauvegarde des activités hivernales sont prêts à concéder une réduction du service en terme de fréquence d’ouverture en échange du maintien de l’entretien des pistes existantes par les employés de Parcs Canada. 

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