Développement économique et exportation

Deuxième contrat de réparation ferroviaire : Gaspésie Diesel s’active

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
L’entreprise de New Richmond, Gaspésie Diesel, souhaite s’imposer comme un joueur majeur dans l’industrie ferroviaire au cours des prochaines années.

L’entreprise de New Richmond, Gaspésie Diesel, souhaite s’imposer comme un joueur majeur dans l’industrie ferroviaire au cours des prochaines années. Photo : Antoine Rivard-Déziel

L’entreprise de New Richmond, Gaspésie Diesel, a débuté cette semaine les travaux reliés à son nouveau contrat de réparation ferroviaire avec la compagnie minière Rio Tinto.

Des quatre voitures à remettre à neuf, trois sont arrivées depuis quelques jours sur une voie d’évitement près de la gare de train de New Richmond, l’endroit où seront effectués les travaux d’ici la construction d’un atelier de réparation sur les anciens terrains de la Smurfit-Stone. Celui-ci devrait être achevé avant la fin du mois de mai prochain.

«En attendant, une bonne partie du contrat pourra être réalisée en laissant les wagons à l’extérieur. Nos installations permettent de les chauffer, alors on peut commencer le démontage des sièges, des lumières, des fenêtres, bref de tout ce qui est à l’intérieur», explique Joey Cyr, le responsable de la division ferroviaire de la firme.

Rappelons que ce contrat, d’une valeur de 3,5 millions $,  prévoit la remise à neuf de quatre voitures ferroviaires qui appartiennent à Rio Tinto. Anciennement exploités comme train de banlieue aux États-Unis, ces wagons seront utilisés par la compagnie minière pour transporter ses travailleurs entre Havre-Saint-Pierre et la mine Tio, sur la Côte-Nord.

Gaspésie Diesel a donc le mandat d’adapter ces wagons de train de banlieue pour les longues distances et au climat nordique. «C’est une transformation de fond en comble. On doit notamment changer les sièges, les fenêtres, le système électrique, ajouter des services sanitaires et modifier l’éclairage», explique-t-il.  

M. Cyr précise qu’en attendant la fin de la construction de l’atelier, une équipe réduite de six personnes, dont deux ingénieurs, travaillera sur les wagons installés à l’extérieur. «Et dès qu’on entrera dans l’atelier, on commencera à une vitesse grand V. On aura alors besoin de 12 à 20 nouveaux employés», mentionne-t-il.

Rio Tinto souhaite prendre possession des voitures au début 2013.

Une occasion à saisir

Il s’agit d’une deuxième occasion de cette nature pour l’entreprise de New Richmond. En juin dernier, elle a terminé la réparation de deux voitures pour VIA Rail, un contrat d’une valeur avoisinant les 600 000 $. «Gaspésie Diesel a la nette intention de faire sa place dans la filière ferroviaire au Canada. Notre président, Gilles Babin travaille depuis longtemps pour développer ce créneau qui aide à diversifier l’économie de la Gaspésie. Ce sont des projets qui n’enlèvent rien à personne et qui ne touchent pas aux matières premières», note M. Cyr.


Gaspésie Diesel négocie par ailleurs avec la Société du chemin de fer de la Gaspésie pour remettre à neuf certaines des voitures qu’elle a acquises pour un dollar à l’Agence métropolitaine de transport de Montréal pour mettre en place un train touristique en Gaspésie. «C’est un projet qui nous tient à cœur et pour lequel on fonde beaucoup d’espoir», indique M. Cyr.

Celui-ci ajoute que son entreprise surveille aussi de près le Plan Nord dans le but de saisir des occasions qui pourraient se présenter qu’une seule fois. «Avec tout ce développement, les appels d’offres seront nombreux dans le ferroviaire. C’est à nous d’en profiter.»

1 commentaire

Gilles Babin a écrit le 11 janvier 2012

Reportage

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