Pétrole

Deux nouvelles municipalités protègent leur eau

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Bilbo Cyr est président d’Environnement Vert Plus

Bilbo Cyr est président d’Environnement Vert Plus Photo : Gilles Gagné

NEW RICHMOND - Environnement Vert Plus salue les municipalités de Pointe-à-la-Croix et de Carleton-sur-Mer qui viennent d’adopter un règlement visant à protéger leur eau potable d’éventuels forages pour pétrole et gaz sur leur territoire.

Le règlement dit de St-Bonaventure a, jusqu’à ce jour, été adopté par 80 municipalités au Québec, dont Gaspé et Ristigouche Sud-Est qui sont d’ailleurs devant les tribunaux concernant ce règlement.

Dans un communiqué émis jeudi, le président de l’organisme EVP Bilbo Cyr rappelle qu’il « est toujours important pour les municipalités de la Gaspésie d’adopter le règlement de Saint-Bonaventure car il existe un vide juridique actuellement ».

En effet, en l’absence d’une loi provinciale qui réglementerait la distance séparatrice entre un forage et les sources d’eau potable, rien n’empêche en ce moment une Pétrolière de forer près des puits.

Le règlement de Saint-Bonaventure a été invalidé au Palais de justice de Percé dans la cause opposant la ville de Gaspé à Petrolia. Gaspé porte toutefois cette cause en appel et espère que Québec légifèrera bientôt.

EVP rappelle par ailleurs qu’une loi sur les hydrocarbures se fait aussi encore attendre « alors que des permis de recherche pour pétrole et gaz ont été cédés à des compagnies pétrolières sur l’ensemble des territoires municipalisés de la région ». L’organisme signale en outre que le projet de loi pour imposer un moratoire sur la fracturation (qui ne couvrait pas le territoire gaspésien) est aussi tombé à l’eau avec le déclenchement des élections.

Finalement, EVP s’est dit déçu de la décision de la cour qui a refusé de rejeter la poursuite de Gastem contre la municipalité de Ristigouche Sud-Est.

La petite municipalité de 160 habitants fait face à une poursuite de 150 M$ pour avoir adopté le règlement Saint-Bonaventure après que Gastem ait  signifié son intention de forer sur son territoire.

« Cette cause démontre clairement l’urgence pour les municipalités d’adopter un règlement avant qu’une pétrolière n’entreprenne des travaux sur leur territoire. En ce sens, Pointe-à-la-Croix et Carleton-sur-Mer viennent de poser un geste préventif qui témoigne de leur volonté de protéger l’environnement et la santé de leurs concitoyens », conclut Bilbo Cyr.

2 commentaires

eddy gionest a écrit le 24 mars 2014

euuuu YO M.Picard ,l"éolien ?? vous écoutez pas les nouvelles vous hein ?? l'éolien c'est de la merde entk pour pousser la gaspésie dans un gouffre financier !! ça coute plus cher que ça rapporte !! . ben oui ont vas se mètre dans la marde pour l'éolien ,après ça vous venez chialer pour la cimenterie ?? faites vous une idée bâtard !!!

Albert Picard a écrit le 23 mars 2014

Quand on fait l'examen de la situation, on voit bien que l'eau est un problème majeur à l'échelle planétaire. Nos décideurs politiques ont une très grave responsabilité à l'égard des jeunes et des générations futures dans le fait de résister à une détérioration irréversible de l'environnement. Par chance il y a une issue que nous devrons obligatoirement prendre, celle des énergies renouvelables, du recyclage qui nous permettra de ne plus rien jeter, de la construction de maison écologique, construite avec nos épinettes et créant des centaines voire des milliers d'emplois, de l'utilisation intelligente de cette grande voie navigable qui entoure la Gaspésie, de l'éolien et de la biomasse où notre région se positionne bien. C'est la seule issue viable.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.