Éducation

Deux jours de grève au campus de Carleton-sur-Mer

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Des 305 membres de l’Association étudiante du campus de Carleton-sur-Mer, 184 ont exercé leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 60, 3 %.

Des 305 membres de l’Association étudiante du campus de Carleton-sur-Mer, 184 ont exercé leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 60, 3 %. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Réunis en assemblée générale lundi midi, les étudiants de l’Association générale étudiante du Cégep de la Gaspésie et des Îles du campus de Carleton-sur-Mer ont voté pour une grève de deux jours les 5 et 6 mars prochain.

Selon les chiffres rendus publics à la fin de l’assemblée, 128 étudiants (69,6%) ont voté en faveur de cette grève de deux jours et 56 (30,4%) ont voté contre. Au total, 184 cégépiens ont fait valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 60,3 %.


«Même si nous ne sommes pas beaucoup d’étudiants ici, nous souhaitons démontrer que nous sommes solidaires envers le mouvement étudiant. Il se passe quelque chose un peu partout au Québec et on veut répondre qu’on est présents. Les étudiants en région sont les premiers touchés par la hausse des frais de scolarité. Pour étudier à l'université, ils sont obligés de déménager, payer un logement et l'épicerie», a déclaré la présidente de l’Association étudiante, Myralie Sauvé.

Cette prise de position des étudiants du campus de Carleton-sur-Mer ne va pas aussi loin de celle de plus de 60 000 étudiants du Québec qui sont actuellement en grève générale illimitée pour dénoncer la hausse des frais de scolarité de 1 625 $ d'ici cinq ans annoncée par le gouvernement Charest.

Myralie Sauvé estime qu’une proposition de grève générale illimitée aurait sans doute «fait peur» aux étudiants. «Nous constatons que les avis sont très partagés sur la tenue d’une grève générale illimité. On est seulement 300 étudiants, en région, alors la plupart pensent que ça n’aurait pas d’impact», explique-t-elle.

Selon Mme Sauvé, la grève de deux jours pourrait cependant être «le début» d’une lutte de longue haleine. «Si beaucoup d’étudiants participent aux deux jours de débrayage, il se pourrait qu’on tienne un autre vote pour renouveler la grève», a-t-elle précisé avant d'ajouter qu’il est important que les étudiants gaspésiens fassent valoir leurs opinions.

Ailleurs en Gaspésie, les étudiants du campus de Gaspé tiendront leurs assemblées générales de grève mardi et mercredi.

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