Développement économique et exportation

Desjardins : pétition contre la fermeture sur les Plateaux

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La présidente de la Caisse Desjardins des Monts et rivières, Pauline Dufour.

La présidente de la Caisse Desjardins des Monts et rivières, Pauline Dufour. Photo : Gilles Gagné

SAINT-ALEXIS-DE-MATAPEDIA - Une équipe de travail s’est constituée à la suite de l’annonce de la fermeture des trois points de service des Caisses Desjardins sur les Plateaux de la Matapédia. Le comité ACCORDons-nous distribue des pétitions pour contrer cette décision.  

«Assez, c’est assez! On veut élever nos voix», indique la porte-parole du nouveau comité de travail ACCORDons-nous, Sylvie Gallant, contre la décision de la caisse Desjardins des Monts et rivières. Ce groupe s’est constitué après l’annonce brutale de la fermeture des points de service de Saint-François-d’Assise, L’ascension-de-Patapédia et Saint-Alexis-de-Matapédia, le 18 avril dernier.  

ACCORDons-nous a demandé une réévaluation de ces fermetures à la direction de la caisse qui a répondu par la négative au maire de Saint-Alexis-de-Matapédia, Guy Gallant. A ce jour, la direction refuse de réévaluer cette décision. 

Depuis, la mobilisation prend forme. Les membres du comité vont distribuer des pétitions dans les villages «pour informer et montrer au conseil d’administration de la Caisse que la population est derrière nous», décrit la porte-parole. 

Des pétitions numérisées seront envoyées aux membres qui travaillent momentanément à l’extérieur, comme les étudiants.  

Sauver le centre de Saint-François-d’Assise 

«On voudrait qu’au moins un des centres, à Saint-François-d’Assise soit gardé avec tous ses services. Sans quoi il faudrait faire jusqu’à 60 kilomètres aller-retour pour aller déposer un chèque à la caisse» explique Mme Gallant.  

La porte-parole est inquiète pour son village : «Nous sommes convaincus qu’en maintenant un point de service sur les Plateaux, nous sauvons la Caisse Monts et rivières qui est située à Matapédia.  Dans le cas contraire, on risque de tout perdre.  Suite à l’annonce de fermeture, des membres  ont déjà commencé à vider leurs comptes pour d'autres institutions financières du Nouveau-Brunswick. Nous tentons par tous les moyens d’enrayer cette hémorragie», indique-t-elle.   

5 commentaires

Paradis Anne a écrit le 20 juin 2013

Étant moi-même une ancienne employée retraitée de Desjardins à Sept-Îles, je peux très bien comprendre votre frustration devant la décision du mouvement de fermer vos trois points de service. Depuis la venue de Mme Leroux, qui vous le savez sans doute, n'est pas un produit du coopératif (elle provient de la Banque Royale), il y a eu diminution des caisses, des points de service ainsi que des guichets. Mais elle n'a cependant pas diminué son salaire; au contraire celui-ci a vu des augmentations très significatives depuis son accession comme présidente du mouvement Desjardins. On le voit bien: sa pensée est bien loin de celle d'Alphonse et de Dorimène. Elle est bien plus économique que sociale. Je vous soutiens dans votre volonté à vouloir conserver au moins un point de service dans votre région. Bonne lutte. Un membre bien déçu de son mouvement coopératif.

Michel Lefebvre a écrit le 2 juin 2013

Le désire de maintenir un service financier en place, doit venir avant tout de la population locale et ensuite de la Direction de Desjardins. En 2013, avec tous les moyens technologiques et l'imagination que peut avoir les milliers d'employés du Mouvement Desjardins, je suis convaincu qu'une solution existe pour continuer à offrir un service à une communauté. On ne peut ne pas tenir compte des contraintes économiques propre à une région éloignée des grands centres. Alphonse Desjardins à su, il y a 100 ans, innover en proposant un nouveau "modèle léger" d'institution financière. Et nous, cent ans plus tard nous serions incapable d'en faire autant avec l'appuit d'une coopérative milliardaire. Oublions-nous le but premier de la coopérative, offrire un service jugé nécessaire à la population. Gens de la Matapédia, des services financiers de proximité, vous sont-ils nécessaires?

Alain Dufour a écrit le 23 mai 2013

Après avoir visionné un reportage sur RDI économie le 23 mai, je tiens à apporter mon support aux Pauline Dufour, Sylvie Gallant, Michel Martin et tous les autres ... L'attitude de CPD rappelle ce qu'on vecu les gens de St-Alban de Portneuf à +/- 65 km à l'ouest de Québec. Ils ont du se battre bec et ongles contre CPD pour garder un minimum de point de service dans le village et ceux environnants. Ne lâcher pas le combat. Si je serais encore sur le Plateau je me batterais avec vous. Bon courage ! :)

Stéphane Leblanc a écrit le 6 mai 2013

Je comprend le monde de vouloir garder 1 des 3 centres et sa serait très bien pour eux. Ou que j'ai un peu de la misère a comprendre, ces d'affirmé d'avoir a faire 60KM pour déposer un chèque, mais de l'autre côté, les membres vident leurs compte et va déposer sont argent a Campbelton, qui est encore plus loin. La je trouve que vous vous tirer dans le pied pis pas a peu près.

Gaston Poirier a écrit le 6 mai 2013

Desjardins ressemble tellement de plus en plus à un réseau de banques... Où est rendu son côté coopératif, qui caractérise ses fondements même? Y a pas de mal à vouloir faire de l'argent, mais quand on forme une coopérative, le principe de base n'est pas de faire de l'argent, mais de coopérer et de respecter les membres. Alphonse et Dorimène Desjardins doivent se revirer dans leur tombe quand ils voient de telles décisions!

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