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Desjardins : le comité ACCORDons-nous rejette la proposition

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Le maire de Saint-François-d’Assise, Ghislain Michaud, trouve que la proposition de la caisse est «un manque de respect».

Le maire de Saint-François-d’Assise, Ghislain Michaud, trouve que la proposition de la caisse est «un manque de respect». Photo : Gilles Gagné

SAINT-FRANÇOIS-D’ASSISE - Le comité ACCORDons-nous se dit très déçu des propositions de la caisse Desjardins des Monts-et-Rivières de faire payer la population locale pour garder un point de service sur trois dans le secteurs des Plateaux de la Matapédia.

«Payer 60 000 $ pour un employé de caisse afin de garder le centre de Saint-François-d’Assise ouvert est une proposition totalement inacceptable et illogique», réagit vivement le maire de Saint-François-d’Assise, Ghislain Michaud.

«Nous avions proposé des locaux, Internet et téléphone gratuits, mais jamais nous avons parlé de payer les employés, c’est honteux. Et leur remboursement c’est de la spéculation», ajoute déçu, le maire de Saint-Alexis-de-Matapédia, Guy Gallant. «Il donnent une fausse représentation de la caisse», renchérit-il.

Une idée rejetée

Le comité ACCORDons-nous, composé de représentants municipaux et de sociétaires n’est pas d’accord avec cette annonce de la direction de la caisse. «C’est ridicule, on rejette cette idée», dit la porte-parole du groupe, Sylvie Gallant.

La déception est d’autant plus grande pour la municipalité de Saint-François-d’Assise qui avait investi en novembre dernier 100 000 $ dans l’achat de locaux afin de garder un point de service. «Si on avait su que quelques mois plus tard, ça allait fermer, on n’aurait pas acheté», s’insurge M. Michaud.

Encore une fois, les membres de la caisse ont eu l’impression de se trouver au dépourvu face aux annonces de la direction. «Nous avons été avertis mardi soir, mais sans document écrit à étudier et nous n’étions pas prévenus de la conférence de presse qui y a eu mercredi», raconte Mme Gallant.

Déception

«Nous avons tout tenté pour nous assoir et jaser afin de trouver des solutions… On est du même monde, c’est désolant», décrit Mme Gallant.

«Pour moi, c’est plutôt l’administration interne de la caisse qu’il faut revoir», ajoute M. Gallant, faisant référence à l’augmentation de la masse salariale.

La porte-parole compare le mouvement Desjardins à «un rouleau compresseur qui coupe des points de service même à Trois-Rivières ou Saint-Hyacinthe».

Le comité se rassemblera pour décider de la suite de leurs actions qui se tourneront peut-être vers la direction générale de la coopérative financière.

1 commentaire

Maxim Chartrand a écrit le 27 mai 2013

C'est dommage qu'on soit rendu à l'étape de fermer des succursales plutôt que d'avoir pris du temps pour trouver une solution qui permettrait de faire face à l'avenir. S'il n'est pas trop tard et que Desjardins serait prête à collaborer dans un projet-pilote faisant appel aux technologies de l'information et de la communication (TIC), on pourrait mettre en place les premiers guichets automatique à téléprésence au Québec. Il s'agit d'une solution où la personne qui se présente au guichet pourrait obtenir les mêmes services de quand une succursale régulière, mais le caissier(ère) ou un(e) conseiller(ère) serait situé(e) dans un autre succursale et communiquerait par vidéoconférence avec le membre. Dans le cas qui nous préoccupe, l'employé(e) de la Caisse pourrait par exemple être situé(e) à la succursale de Matapédia. Je suis consultant en télécom et TIC, je serais prêt à appuyer techniquement toute démarche qui viserait à réaliser un projet-pilote semblable.

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