Agriculture, pêcheries et alimentation, Développement économique et exportation

Des solutions originales pour 10 entreprises gaspésiennes

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
Jean-Paul Shannon croit que des solutions réalisables ont été avancées pour régler le problème de coût associé à la disposition des résidus de produits marins.

Jean-Paul Shannon croit que des solutions réalisables ont été avancées pour régler le problème de coût associé à la disposition des résidus de produits marins. Photo : Nelson Sergerie

CARLETON-SUR-MER – « La Gaspésie en mode solution », une activité visant à résoudre les problèmes de 10 entreprises, s’est soldé par un succès suffisamment déterminant pour que les organisateurs répètent l’expérience en 2015.

Ces 10 entreprises ou organismes avaient accepté d’exposer devant une salle de 150 personnes de tous les horizons, un problème important et d’entendre ce que l’auditoire avait à dire pour suggérer des solutions.
 
Ces problèmes allaient de la tarification en tourisme au recrutement d’une relève pour une ferme bovine, en passant par la disposition de résidus de produits marins et la distribution de denrées alimentaires sur un large territoire.
 
Jean-Paul Shannon, directeur du Regroupement des employeurs du secteur agroalimentaire de la Gaspésie, est sorti de l’expérience avec l’espoir de trouver des solutions à son problème.
 
« Certaines des neuf entreprises du Regroupement ont un problème de disposition des résidus de produits marins. Présentement, ces entreprises produisent 5 000 tonnes par année de résidus de crabe des neiges, de homard et de crabe tourteau. Plus rien ne va au dépotoir. Une firme, Unipêche MDM envoie ses résidus à Shigawake, à l’entreprise Seagro, pour la production de compost. Mais dans les autres cas, les résidus sont épandus dans les champs », précise M. Shannon.
 
« Ce qu’on veut, c’est valoriser cette matière. E. Gagnon et Fils (une autre entreprise du Regroupement des employeurs basée à Sainte-Thérèse-de-Gaspé), génère 2 500 tonnes de résidus par année. Ça coûte 80 000 $ pour envoyer cette matière à l’épandage. Ce qu’on vise, c’est d’avoir un revenu venant de cette matière. Si on génère un revenu au lieu d’avoir une dépense, ça va nous permettre d’augmenter le salaire des employés d’usine, augmenter le prix payé au pêcheur, créer de l’emploi dans la transformation de cette matière », ajoute M. Shannon.
 
Plusieurs solutions lui ont été suggérées hier à l’occasion du brassage d’idées de la Gaspésie en mode solutions.
 
« On parle de développer des saveurs, à partir de la poudre qu’on pourrait obtenir en asséchant la matière, une poudre qu’on pourrait mélanger avec des sauces. Il y a également des médicaments à fabriquer, dans le traitement de la peau », précise M. Shannon.
 
Il prévoit tenir d’autres échanges sous peu avec des participants à cette journée de ressourcement. Plusieurs des participants venaient de l’extérieur de la Gaspésie, afin d’ajouter un regard neuf à la réflexion.
 
Daniel Côté, président de la Conférence régionale des élus, était comblé par l’exercice. « On avait 10 problèmes en début de journée. On va se trouver avec plus de 10 solutions à la fin ».
 
Geneviève Milot, qui a coordonné l’organisation de l’exercice, précise que le champ d’examen sera élargi en 2015. « On peut penser à d’autres secteurs, comme l’économie sociale », précise-t-elle.

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