Des municipalités souhaitent encourager l’épargne-études

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le programme Régime enregistré d’épargne-études est disponible pour tout enfant né à partir de 2011.

Le programme Régime enregistré d’épargne-études est disponible pour tout enfant né à partir de 2011. Photo : Thierry Haroun

Après Percé, les municipalités de Sainte-Thérèse-de-Gaspé et de Grande-Rivière s’associent avec la Caisse populaire Desjardins du Littoral gaspésien afin de favoriser l'épargne-études.

Le programme «Régime enregistré d’épargne-études» s'adresse aux enfants qui sont nés en 2011 dans les municipalités participantes. Chaque enfant participant pourrait bénéficier jusqu’à 1000 $ grâce à un investissement de 550 $ de la municipalité, 275 $ de la part du Mouvement Desjardins et une autre somme de 50 $ en provenance du programme «Bébé bourdon Desjardins».
 
Ces versements ne se font qu'une seule fois, soit lors de l'ouverture du compte. Quant aux parents, ils n'ont aucune obligation de versement.

Expansion du programme

Ce programme a été officiellement mis sur pied il y a trois ans sous l'impulsion d'une collaboration entre Percé et les Caisses Desjardins. «Depuis 2008, une quinzaine de comptes ont été ouverts. Mais encore là, on n’a pas eu tous les enfants. C’est un programme qui demeure méconnu. C’est pour ça qu’on lance une nouvelle campagne», mentionne la directrice générale de la Caisse Desjardins du Littoral, Linda Ross.

Le maire de Percé, Bruno Cloutier, encourage les parents à participer au programme. Il souhaiterait d’ailleurs que le programme soit mieux connu.
«Nous, à Percé, on y participe depuis trois ans. C'est un programme intéressant, mais il faut poursuivre sa promotion.»
 

1 commentaire

Sébastien Lévesque a écrit le 28 septembre 2011

Excellente initiative qui mérite d'être diffusée davantage. En effet, la relation entre l'éducation et les finances personnelles prend aujourd'hui une importance croissante, et cela ne concerne pas uniquement les étudiants et leur famille. De constater que des municipalités gaspésiennes sont conscientes de cette relation étroite m'incite à écrire ces quelques lignes. Cette initiative favorise la prise de conscience des petits épargnants afin des les responsabiliser, très tôt, à leurs propres finances nécessaires à leurs propres études et à leur propre santé financière. Dans le contexte économique mondial actuel où la crise de l'endettement des états n'épargne personne, c'est par des initiatives de contribution volontaire à l'épargne que les individus pourront protéger leur capital financier. Cet endettement international possède son pendant au niveau éducationnel québécois. Une étude réalisée pour le compte de Statistiques Canada (McElroy, Lori. « Student Aid and University Persistence : Does debt matter? », Fondation des bourses d’études du millénaire, 2005) démontre que lorsque la dette d'un étudiant passait de moins de 1000 $ à 10 000 $ par an, le taux d’achèvement du programme post-secondaire pour les personnes qui ne disposaient que de prêts (et pas de bourses) chutait de 59% à 8%. Cette même étude détermine que parmi les personnes qui abandonnent leurs études prématurément, 36% citaient des raisons financières. J'espère donc que cette initiative municipale fera boule-de-neige aux autres localités de la région afin de lutter contre l'endettement chronique de nos étudiants et, collatéralement, favoriser le retour de nos cerveaux chez-nous grâce à notre propre capital régional.

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