Des maisons d'hébergement fermeront leurs portes

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le séjour moyen au Centre Accalmie se situe à 13 jours d’hébergement par personne pour un taux d’occupation dépassant les 80 %.

Le séjour moyen au Centre Accalmie se situe à 13 jours d’hébergement par personne pour un taux d’occupation dépassant les 80 %. Photo : Thierry Haroun

Le Regroupement des organismes communautaires et alternatifs en santé mentale de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine met ses menaces à exécution en annonçant la fermeture temporaire de plusieurs de ses établissements.

Cet organisme, qui représente cinq maisons d’hébergement couvrant toute la région, a récemment lancé un cri d'alarme sans précédent en demandant à Québec de rehausser le financement de ses membres à défaut de quoi leur fonctionnement sur une base annuelle est remis en question.

Plusieurs de ces organismes n'ont plus que leur marge de crédit comme bouée de sauvetage. La porte-parole du Regroupement et directrice du Centre Accalmie de Pointe-à-la-Croix, Dominique Bouchard, souligne que ni le ministre de la Santé, Yves Bolduc, ni le député Damien Arsenault n’ont fait preuve d’écoute. Plusieurs de ces centres fermeront donc bel et bien leurs portes de manière temporaire sous peu.

«Nous, au Centre Accalmie, c’est à la mi-mai qu’on ferme les portes pour une période de trois à quatre mois minimum parce qu’on s’enfonce. On est sur la marge de crédit, on ne peut plus vivre comme ça! Au Centre Émilie-Gamelin [à Chandler], c’est la même situation. Puis au mois de juin, ce sera au tour du Sentier-de-l’Espoir à Sainte-Anne-des-Monts de fermer ses portes. À l’Accueil Blanche-Goulet [à Gaspé] on est en mesure de finir l’année, mais sans pouvoir recevoir de nouveaux clients et c’est la même chose pour l’établissement aux Îles [la Maison à Damas]. On est épuisé», indique Dominique Bouchard, dans un entretien avec GRAFFICI.CA.

Par ailleurs, elle recommande à la population de ne pas hésiter à porter plainte à l’organisme Droits et Recours en santé mentale ou à l’Agence régionale de Santé et des Services sociaux. «On veut dire au ministre Bolduc ainsi qu’à Damien Arsenault qui a été élu par les citoyens de la région que ça suffit d’épuiser notre monde et de nous oublier!»

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