Des écologistes craignent de voir Pétrolia cacher de l’info

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La présidente, Lise Chartrand, questionne la transparence de Pétrolia.

La présidente, Lise Chartrand, questionne la transparence de Pétrolia. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le groupe Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé craint que Pétrolia tente de cacher de l’information aux citoyens dans le dossier de l’exploration et de l’exploitation pétrolière.

Se basant sur un événement récent survenu à l’Île d’Anticosti où la pétrolière s’est servie d’articles de loi pour éviter que ne soient rendus public des informations demandées via la Loi d’accès à l’information, la présidente, Lise Chartrand, se questionne sur la transparence de l’entreprise.

«Dans sa relation avec les citoyens, Pétrolia prône être transparente. Si c'était une fuite de méthane qui n'était pas très grosse jusqu'au moment où les citoyens ont fait la demande,  Pétrolia a pris soin d'aller chercher l'article 25 pour que les citoyens n'aient pas droit à cette information-là», dit Mme Chartrand.

Elle soutient qu’il y a une fuite de gaz à 43 mètres du site Haldimand 1, dans un puits d'observation. Selon elle, le ministère de l'Environnement ne comprend pas le comportement de ce gaz-là et il ne saurait pas ce que c'est.

Ayant un rapport de vérification en mains, elle ajoute que la situation est connue depuis l'automne dernier et que la fuite ne serait pas colmatée.

Questionnée sur la dangerosité de la fuite, «on ne peut ni évaluer la dangerosité, ni le type de gaz, ni si elle traverse la nappe phréatique, sa toxicité, on ne sait rien», précise Mme Chartrand.

«Cela fait sept mois et ce gaz-là n'est pas identifié. On ne peut donner notre aval ni notre confiance en ce type de développement si près des maisons et à une centaine de mètres de la nappe phréatique. Ça ne fait que conforter notre position.»

«Si jamais ce gaz avait été toxique. Si jamais la fuite avait été plus grande, il y a quelque chose qui les [Pétrolia] protège au niveau du droit d'accès à l'information», souligne Mme Chartrand.

Il n’y a pas eu de demande d’accès à l’information sur les autres puits de Pétrolia dans le secteur.

8 commentaires

Sylvie Paradis a écrit le 15 avril 2013

Depuis que l`histoire Pétrolia est commencé à Gaspé, il y a toujours et toujours des questions qui reviennent mais pas de réponse. Il faudrait faire confiance à une industrie qui manque autant de transparence!!!!! Jamais.

Laurent Juneau a écrit le 15 avril 2013

Un peu de sérieux svp ! M. P. Pontbriand : est-ce que quelqu'un vous a empêché de dire votre point de vue à ce jour ? La preuve étant votre commentaire actuel ? Et attention, vous n'avez pas l'exclusivité de vouloir le "développement économique" . Nous sommes sommes pour du développement intelligent et durable, qui tient compte de plusieurs facteurs tels la protection de l'environnement, un milieu de vie exceptionnel, la protection des deux industries MAJEURES ACTUELLES que représentent le tourisme et la pêche . Tant qu'aux 300 emplois créés à Gaspé, tout cela reste à démontrer, tout comme les milliards de barils de pétrole d'ailleurs . Il est terminé le temps où il suffisait d'agiter des miroirs pour exploiter les gens , du moins je l'espère ...

Paul Pontbriand a écrit le 14 avril 2013

Bravo M. Pelletier, vous allez rendre Bilbo Cyr jaloux de vos rimette. On va vous courir après pour que vous soyez un blogueur citoyen !!!! Non excusez-moi c'est vrai vous ne pouvez pas être blogueur à Graffici, vous êtes pour le développement économique, excusez pardon !!!!!!

marc thibault a écrit le 12 avril 2013

si on pouvait faire rouler nos chars avec du syrop d érable d icit..ca se payant en titi.....chimistes a vos éprouvettes,,,moi j achète des actions.....$$pis écologique....gouvernemet content-content,,,ca prend juste une idée........

Jean-Francois Samuel a écrit le 12 avril 2013

Avec le prix du gaz naturel qui baisse en découvrir des gros gisements ça ne rassure pas nécessairement les investisseurs car le prix pourrait encore baisser. En plus que des scientifiques japonais disent pouvoir extraire l'hydrate de methane des profondeurs de l'océan (gaz naturel gélifié).

Michel L. Fréchette a écrit le 12 avril 2013

On me dira que j’ai une sorte de parti pris dans cette histoire qui, loin de rapprocher les Gaspésiens et même les Québécois, les séparent comme l’eau et le pétrole. On aura beau mélanger le tout pendant des heures, laissez reposer et tout se décante. Lors du récent forum organisé par Radio-Canada sur les hydrocarbures, j’avais regardé le cours de l’action de Pétrolia, histoire de prendre en compte le jugement de l’investisseur (a priori détenteur de la meilleure information) sur la performance de l’entreprise. On en était alors à $0,95 en flottement. Plus encore, j'observais que le titre avait perdu 31% au cours des 52 dernières semaines. Même à la suite de l’annonce du 10 avril par Pétrolia de l’estimation faramineuse de 1 Tcf (mille milliards de pieds cubes) de gaz naturel humide, l’action dégringole aujourd’hui (le 12) à $0,85 pour un rendement de moins 43,62% depuis les 52 dernières semaines. Donc l’action a perdu $0,10 en quelques semaines à peine malgré une annonce qui aurait dû normalement rassurer l’investisseur lambda. Les bonnes annonces ne suffisent donc plus pour supporter le titre alors que la mise en évidence des lacunes en termes de reddition de compte et de transparence à la population et les élus plombent le rendement et affectent les avoirs des financiers dont plusieurs sont européens. On peut donc admettre que le rendement de l’action est dicté par d’autres considérations que la demande mondiale pour les hydrocarbures ou les réserves annoncées, la Chine ou les besoins du Québec. Le rendement devient donc sensible à son environnement (jeu de mots). Les actionnaires qui auraient acheté le titre le 20 avril 2012 l’auraient payé $1,70 soit exactement le double du prix d’aujourd’hui. Il n’est donc pas extravagant de penser que la nervosité puisse s’installer chez ceux et celles, en Gaspésie ou ailleurs, qui lisent cette littérature d’affaire et ce, malgré le discours du PDG qui réclame que le peuple du Québec lui fasse confiance dans ses opérations et sa maîtrise d’œuvre. Quel déplacement d’argumentaire!!! Il semble bien que même ses financiers ne le suivent plus car la tendance est baissière de façon significative. On pourrait même avancer que plus l'argumentaire supportant la « non acceptabilité sociale » monte en intensité, plus l’action diminue. On devrait alors légitimement s’inquiéter (le Gouvernement inclus car il a mis $10 millions dans l’affaire) de savoir où Pétrolia ira chercher l’argent requis pour terminer ses campagnes prolongées d’exploration pour qu’enfin on puisse passer à l’exploitation et que cela se traduise par des avantages financiers pour les coffres de l’État et les actionnaires avec peu de retombées pour la population riveraine. Le discours des gens d’affaire tel qu’entendu est de l'ordre d'une mauvaise cassette 8 pistes basé sur une hypothèse de retombées non chiffrée et pour laquelle les Dragons de l’émission se transformeraient en juges du spectacle de La Voix et pivoteraient sur leur chaises dans l’autre sens. Ils préféreraient sauver leur argent sans savoir qui chante Au lieu de cela, à entendre la VP de l’entreprise dans son intervention de ce matin à Radio-Canada, la récente annonce d’une fuite de gaz présente depuis plusieurs mois sur un autre forage sous leur responsabilité serait minimale, sans conséquence et même naturelle (des petites bulles quoi). Elle proviendrait même d’un forage de l’INRS. Encore la stratégie de rechercher une caution scientifique pour polir l’image. Serions-nous en présence d’une manœuvre de dilution des responsabilités par l’élargissement du cercle des commettants. De quoi nous rassurer tout autant du sérieux des arguments alors que les questions soulevées hier doivent ressembler à celles, légitimes s’il en fut, posées par la ville de Gaspé et par probablement 99% de toute population qui assiste dans son arrière-cour au bal des derrick, des trépans et des épanchement liquides douteux, sans explications plausibles et surtout, d’un risque irrespectueusement diminué ou évacué du revers de la main. Si j’étais détenteur d’actions de cette société, je me poserais quelques questions non seulement sur l’avenir du titre mais sur l’appel à la confiance du PDG de cette pétrolière qui clame étrangement et opportunément son attachement aux intérêts de l’État, lui qui a obtenu son fonds de commerce de l’Hydro-Québec par société interposée, osant même prétendre que lors de la transaction, le tout valait $0,00. Déjà que même si l’entreprise évoluait dans les huiles pour bébé, j’aurais le réflexe de lire la liste des ingrédients avant d'en enduire le nourrisson dans la mesure où les produits injectés dans ses ouvrages ne seraient ni plus ni moins néfastes pour l’environnement. À force de traiter les gens d’irresponsables, l’argument pourrait être retourné à son chantre. N’oublions pas que le futur n’est que le présent de demain.

Annie a écrit le 12 avril 2013

J'aurais mi comme titre: Des gens consciencieux et informés craignent de voir Pétrolia cacher de l’info. Il n'y a pas que les écologistes qui les craignent, ils n'agissent pas pour gagner notre confiance, ils agissent avec démagogie.

Lablée France a écrit le 12 avril 2013

Merci Graffici pour nous donner les infos. Comment peut on faire confiance à une industrie qui vient s' installer si prés des maisons . Le Québec, mais c est grand!!!! comment l indusrie peut elle venir si prés des habitants, si prés de la mer, dans ce paysage de rêve qu 'est Haldiman ,menacer la nappe phréatique et la pureté de l air. A tous (Ministres et Habitants de la Planète Terre) Olivier Föllmi,célèbre photographe humaniste a écrit: L'Homme doit faire preuve d'humilité et il a intérêt à trouver son harmonie avec la nature s'il veut survivre en tant que parité provisoire. Si nous continuons à dégrader notre environnement (encore pire à 300m des maisons!!),CE N 'EST PAS LA NATURE QUE NOUS MENAÇONS MAIS NOTRE ESPÈCE.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.