Des chasseurs se réjouissent de l’abolition du registre des armes d’épaule

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Selon le président de la FédéCP Gaspésie-les-Îles, Alain Poitras, l’abolition du registre des armes d’épaule facilitera la vie des chasseurs.

Selon le président de la FédéCP Gaspésie-les-Îles, Alain Poitras, l’abolition du registre des armes d’épaule facilitera la vie des chasseurs. Photo : Courtoisie

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) secteur Gaspésie-les-Îles se réjouit de l’abolition du registre des armes d’épaule.

Fort de sa majorité, le gouvernement conservateur a fait adopter son projet de loi C-19 prévoyant l’abolition du registre des armes d'épaule mercredi à la Chambre des communes.

Déposé à l’automne dernier, la pièce législative, qui prévoit aussi la destruction des données, a été adoptée à 159 voix contre 130, un dénouement «heureux», selon Alain Poitras, le président de la FédéCP Gaspésie-les-Îles. «Enfin, depuis le temps qu’on l’attendait cette loi!», commente-t-il.
 
À son avis, cette nouvelle facilitera la vie des chasseurs du pays. «Écoutez, le registre a toujours été un poids administratif inutile pour nous. On devait enregistrer deux fois nos armes, une fois chez le commerçant et une fois au gouvernement. On n’a pas besoin de ça», lance-t-il.
 
M. Poitras ne croit pas à l’argument selon lequel le registre assurerait une meilleure sécurité à la population et aux policiers. Il estime que les milliards dépensés pour la mise en place du registre auraient pu servir à la création de programmes de prévention et de sensibilisation sur l’utilisation des armes à feu. «Et pour les policiers, le registre n’est pas la seule façon de savoir si des suspects ont des armes. Ils peuvent aussi consulter les données de permis de possession et d’acquisition», ajoute-t-il.
 
La suite des choses
 
Bien que son organisme se réjouisse de l’abolition du registre, M. Poitras précise que la bataille «n’est pas nécessairement terminée». Il craint maintenant que le gouvernement du Québec essaye de récupérer les données pour créer un registre provincial. Le gouvernement Charest a d’ailleurs déjà annoncé qu’il s’adressera aux tribunaux si Ottawa ne change pas d’avis sur la destruction de ces données.
 
Dans une conférence de presse tenue jeudi matin, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, n’a pas voulu s’avancer pour préciser dans combien de temps les données du registre seront détruites.

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