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Défait par 1 952 votes, Sylvain Roy sera présent au prochain scrutin

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Sylvain Roy est satisfait d’avoir réduit l’écart entre les péquistes et libéraux de plus de la moitié par rapport à l’élection de 2008

Sylvain Roy est satisfait d’avoir réduit l’écart entre les péquistes et libéraux de plus de la moitié par rapport à l’élection de 2008 Photo : Antoine Rivard-Déziel

Malgré sa défaite par 1 952 voix derrière le libéral Damien Arsenault, le péquiste Sylvain Roy promet d’être dans la course lors de la prochaine bataille électorale dans Bonaventure.

Entouré de membres de sa famille et de sa chef, Pauline Marois, M. Roy a apprécié sa première expérience et a bien l’intention d’être aux trousses du nouveau député lors du déclenchement de l’élection générale, possiblement au printemps.

«Les gens ont préféré rester avec un parti au pouvoir, mais à la prochaine générale le décor peut changer complètement», croit M. Roy

Disant ne pas avoir eu d’attente particulière dans cette partielle, Sylvain Roy est tout de même satisfait d’avoir réduit l’écart entre les péquistes et libéraux de plus de la moitié par rapport à l’élection de 2008. «J’ai fait le travail que je devais faire et je suis fier de mon résultat. Nous avons tout de même réussi à couper en deux l’avance des libéraux. C’est significatif.»

Même si plusieurs des quelque 40 militants présents au rassemblement avaient le visage  long devant les résultats et bien que son leadership est contesté au sein de son parti depuis plusieurs mois, la chef péquiste, Pauline Marois n’était nullement découragée par la campagne de Sylvain Roy. «Nous avons gagné huit points et les libéraux ont perdu 15 points. Dans l’état des choses, c’est une victoire morale», a lancé Mme Marois qui croit que l’absence de la formation de François Legault dans la présente campagne a aidé les libéraux. «Il n’a pas eu le courage de venir. Ça commence bien mal pour un parti qui veut changer la politique.»

La chef péquiste a de nouveau martelé que le scrutin dans Bonaventure n’était pas un test pour son leadership. «Pour la suite des choses, je crois que les membres et députés du parti ont resserré les rangs. Nous allons aller de l’avant avec un programme audacieux et un projet qui visent à servir les Québécois.»

Cloutier mécontent

Le vert Jean Cloutier était particulièrement déçu de son résultat de seulement 205 voix. M. Cloutier reconnaît que la controverse entourant sa déclaration à l’effet que les souverainistes devaient voter pour les péquistes et les fédéralistes pour lui ne l’a pas aidé. Il n’a d’ailleurs pas apprécié être rabroué par son chef, Claude Sabourin.

«M. Sabourin n’a pas eu une bonne réaction et ça a fait le tour du Québec», déplore le vert qui a bien l’intention de demander des comptes au cours des prochaines semaines. «Je suis davantage impliqué au fédéral qu’au provincial. Pour aider les verts du Québec, j’ai accepté de me présenter dans le comté. Tant que Claude Sabourin sera chef du parti, je n’y militerai plus. Je quitte pour l’instant en exigeant un congrès sur les coalitions et un vote de confiance sur le chef.»  

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