Affaires municipales et développement régional

Débat autour de la protection du paysage à Bonaventure

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le maire de Bonaventure, Serge Arsenault, se réjouit de l'agrandissement des locaux de l'entreprise PSB Sécurité (sur la photo). Il admet cependant que les nouvelles installations ont un impact négatif sur le paysage de la municipalité.

Le maire de Bonaventure, Serge Arsenault, se réjouit de l'agrandissement des locaux de l'entreprise PSB Sécurité (sur la photo). Il admet cependant que les nouvelles installations ont un impact négatif sur le paysage de la municipalité. Photo : Courtoisie

L’agrandissement du bâtiment de l’entreprise PSB Sécurité pourrait forcer le conseil municipal de Bonaventure à revoir sa réglementation de zonage, pour mieux l’adapter à sa Politique de protection et de mise en valeur du paysage.

Le maire de Bonaventure, Serge Arsenault, considère que les nouvelles installations de l’entreprise ne sont pas cohérentes avec la politique de protection du paysage adoptée par son conseil en décembre 2010. «Plusieurs citoyens nous on dit que ça ne devrait pas être construit à cet endroit, que ça gâchait l’harmonie du paysage. La ville se réjouit de l’agrandissement, mais c’est vrai que quand on arrive de la 132, ça ne paraît pas très bien», dit-il.

Même s’il admet que l’agrandissement du bâtiment a un impact négatif sur le paysage, il tient à préciser que PSB Sécurité n’a rien à se reprocher dans ce dossier. «L’entreprise a toujours respecté la réglementation en cours et avait obtenu son permis. C’était à nous d’être plus vigilants. On va certainement réviser nos règlements de zonage», dit-il.

Il ajoute que si le conseil avait été mis au fait du projet, il aurait tenté d’orienter les travaux pour rendre le bâtiment plus homogène avec l’environnement qui l’entoure. «Il faut être prêt à faire des compromis. On ne peut pas se permettre de perdre des entreprises pour une question visuelle. Et les gens de PSB sont très ouverts et tenaient à développer ici», dit-il.

Pas si pire que ça

Le président de PSB Sécurité, Guy Desroches, croit pour sa part que les nouvelles installations de son entreprise sont visuellement acceptables. «C’est sûr que c’est gros, mais pour un entrepôt, ce n’est vraiment pas si pire que ça. À un moment donné, il faut être raisonnable. On a besoin d’entreprises ici. Les gens doivent être prêts à faire quelques concessions», soutient-il.

Le projet d’agrandissement des locaux de l’entreprise est évalué à plus d’un million de dollars et permettra de conserver son centre de distribution à Bonaventure. Entre 2009 et 2011, la compagnie est passée de 10 à près de 20 employés.

5 commentaires

Denis de bonaventure a écrit le 17 octobre 2011

J ai contacté Annie Dupéré a la ville de bonaventure pour avoir un permis de constrution d un garage sur mon terrain ou est situé ma maison . Elle ma donné les differantes informations consernant les reglements municipeau x, il est impossible d avoir plus de deux batiments sur son terrain , le dois donc démolire ma serre de 8 pieds par 12 pieds parce quelle est considéré comme un batiment . et c est pas tout , je doit aussi démolire mon petit fumoir qui mesure 6 pieds par 6 pieds parce que lui aussi est considéré comme batiment . Jai donc tout démolie pour finir par avoir de justesse mon permis de construction d un garage . Cibol , ya tu quelqun qui peu me dire comment ca fonctionne a bonaventure . Combien y a t il de vitesse a ce sisteme

Leonard Jordaan a écrit le 10 octobre 2011

Oui, c’est aussi pire que ça! ... cette structure poursuit effectivement l’enlaidissement de la beauté du barachois commencé dans les années 70 avec la construction de la nouvelle voie et de ces commerces à l’architecture complètement étrangère au paysage gaspésien. On devrait peut-être installé un grand panneau à l’entrée de Bonaventure : désolé d’avoir détruit votre patrimoine paysager! Il faut au plus vite, une politique de protection du paysage gaspésien qui, combiné à l’hospitalité exceptionnelle des Gaspésiens, constitue notre plus grande richesse. En attendant, il faut une vigilance active de la population pour empêcher la répétition de projets dévalorisants pour notre communauté et rendre imputables nos élus censés favoriser le bien commun et non seulement celui d’investisseurs économiques. Malheureusement, même après vingt ans, une plantation d’arbres et autres végétaux ne pourront cacher cet éléphant dans le barachois.

Doris a écrit le 2 octobre 2011

En effet quand on passe sur les ponts oufff pas vraiment beau, je me suis posé la question avec une politique sur la protection du paysage on laisse construire ce genre de stucture.Depuis quelques années la ville a reussi a harmoniser l'entré de la rue grand pré , elle devient interessante avec ses petit commerces,quand j'entend oui mais il faut des entreprises il faut developper,mais cela peut se faire intelligement un ecran végétal (arbres) ou meme juste une couleur de revêtement qui se confondrerais au décor,developpons je suis 100% d'accord mais intelligement....

Mélanie a écrit le 30 septembre 2011

Et maintenant que c'est fait, passons en mode solution. Je crois qu'une petite plantation de végétaux pourrait se faire derrière le bâtiment non ? Parce que OUF! On le voit de loin. Un si beau barachois...

Brian Carey a écrit le 30 septembre 2011

Désolant de lire "si le conseil avait été mis au courant" - est-ce possible qu'un édifice de 1M$ soit construit sans permis de construction municipal? et soit disant dans la zone qu'on nous dit inondable? C'est toujours plus facile de dire "si j'avais su"? Désolant!

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