Culture des timbres de chômage en Gaspésie : réalité ou fiction ?

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Lisez le dossier complet dans l'édition du mois de novembre de votre journal GRAFFICI aux pages 15,16, 17

Lisez le dossier complet dans l'édition du mois de novembre de votre journal GRAFFICI aux pages 15,16, 17 Photo : GRAFFICI.CA

Pour enflammer une discussion, il suffit de parler du «syndrome des 14 semaines». Les Gaspésiens sont-ils des paresseux qui vont se cacher après avoir «fait leurs timbres »? Ou de vaillants travailleurs qui n’ont pas d’autre choix que de recourir à l’assurance-emploi? 

La vérité se trouve quelque part entre ces deux extrêmes. Et les choses étaient déjà en train de s’améliorer, avant même que le gouvernement Harper ne serre la vis aux chômeurs.

Une chose est sûre : la question est délicate, sinon taboue. «Comment je vous dirais ça?», répond d’abord Gino LeBrasseur, directeur d’Unipêche M.D.M. à Paspébiac, quand on lui demande s’il existe un syndrome des 14 semaines. «Ça a été un régime, et depuis deux ans, on essaie de changer les habitudes», dit-il finalement.

Jusqu’en 2010, les 200 travailleurs de l’usine transformaient du crabe pendant à peine une dizaine de semaines. Cette année, les employés feront jusqu’à 24 semaines grâce à l’ajout de la transformation du homard. Certains ont du mal à s’habituer : «les gens nous demandent : "quand est-ce qu’on va terminer? Pensez-vous qu’on en a encore pour longtemps?", rapporte M. LeBrasseur. Mais la mentalité change. Le coût de la vie augmente. Les gens ont besoin de plus de revenus.» Et le calcul est facile à faire : on va plus loin avec 100 % de son chèque de paie qu’avec 55 % de son salaire en prestations d’assurance-emploi.

Même constat chez LM Wind Power, à Gaspé : «les gens se sont habitués, financièrement, à travailler à l’année», affirme le directeur des ressources humaines, Marc Frenette.

À ses débuts en 2006, l’usine de fabrication de pales d’éoliennes recrutait dans un bassin de travailleurs saisonniers. «Nos gens sont vaillants», insiste M. Frenette, visiblement désireux de ménager ses employés. Mais pas tous, convient-il. «Certains, si on leur donnait le choix, ils prendraient le chômage. On se fait demander régulièrement s’il y a des possibilités de chômage, surtout à ce temps-ci [le temps de la chasse].»

Lisez la suite dans le dossier de l’édition du mois de novembre de votre journal GRAFFICI aux pages 15-16-17. 

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