CSSSBC : les infirmières dénoncent le climat de travail

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
La présidente du syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec, Micheline Barriault.

La présidente du syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est du Québec, Micheline Barriault. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le climat de travail se détériore au Centre de santé et de services sociaux de la Baie-des-Chaleurs (CSSSBC), affirme le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec (SIIEQ). 

Par voie de communiqué, la centrale syndicale qualifie de «désastreux» le climat de travail au CSSSBC. Le SIIEQ déplore l'épuisement du personnel, le temps supplémentaire obligatoire, les problèmes de gestion du personnel, le manque de vision de la direction et les coupures dans les soins à la population.

La pénurie de personnel n'a jamais été aussi importante au CSSSBC, précise le syndicat qui demande par la même occasion que son directeur, Jean-Philippe Legault, rencontre les travailleurs afin que ce dernier puisse constater l'ampleur des problèmes et prendre la mesure «de l'état critique» dans lequel les employés doivent travailler. Le SIIIEQ compte aussi faire part de la situation au député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Réplique du CSSS

Jean-Philippe Legault juge exagérée la sortie du SIIEQ et lance un appel au calme. M Legault déplore le catastrophisme affiché par la centrale syndicale et se dit très étonné par cette sortie, d'autant que tout est fait pour diminuer à terme le temps supplémentaire, dit-il.

«Je suis très surpris de la sortie du syndicat dans la mesure qu'on est présentement en discussions [avec le syndicat] sur un projet d'intervention qui a pour but de réduire le temps supplémentaire. Mais vous savez, le temps supplémentaire ça existe partout dans le réseau de la santé», tient à rappeler M. Legault.

M. Legault qui se dit «bien au fait de la situation» soulevée par le SIIEQ, demande au syndicat de baisser le ton et de faire preuve d'un peu de patience.

«On est à cibler certaines unités spécialisées afin de réduire les heures supplémentaires. Notre stratégie sur le plan de la relève va porter fruit dès 2014. On est un des seuls établissements au Québec à avoir une école de formation au sein de son hôpital [situé à Maria]. Il va y avoir 15 infirmières qui vont graduer en mai 2014», fait valoir Jean-Philippe Legault.

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