Le CSSS de la Côte-de-Gaspé favorable aux sages-femmes

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Marie-Claude Brulotte (mère de Didier, neuf mois).

Marie-Claude Brulotte (mère de Didier, neuf mois). Photo : Geneviève Gélinas

Le Centre de santé de la Côte-de-Gaspé et son équipe de périnatalité verraient d’un bon œil l’arrivée d’un service de sages-femmes à Gaspé.

Le regroupement Accès Sages-femmes Côte-de-Gaspé a lancé récemment une pétition pour demander ce service à leur Centre de santé et de services sociaux (CSSS).

«Le CSSS est très ouvert à entendre les demandes d’Accès Sages-femmes. Encore faut-il amorcer les discussions», réagit Michelle Sinnett, conseillère aux communications du CSSS. Le projet cadre avec les orientations du CSSS, qui prônent les services de proximité, si possible à domicile, précise-t-elle.
Émilie Dupuis-Riendeau, omnipraticienne (médecin de famille), suit des grossesses et pratique des accouchements à Gaspé. «On réagit très favorablement à la demande, dit-elle. On est loin d’être contre l’inclusion d’une sage-femme. Ça nous ferait plaisir de travailler avec elle.»

Une sage-femme à l’hôpital?

Selon le Dr Dupuis-Riendeau, «le problème, c’est qu’il faut en trouver, des sages-femmes.» La loi les oblige à travailler en duo, note le médecin. Selon les statistiques, 10 % à 15 % des femmes souhaitent accoucher en maison de naissance ou à la maison (et donc avec une sage-femme). Dans la Côte-de-Gaspé, on dénombre au total  150 naissances par an. Il pourrait donc être difficile d’intéresser des sages-femmes et de leur permettre de garder la main avec un si petit nombre de naissances.

Un scénario plus réaliste consisterait à intégrer une sage-femme à l’équipe de l’hôpital, croit le Dr Dupuis-Riendeau. «Ce serait un modèle de pionnier au Québec» si ce modèle était mis en place, ajoute-t-elle.

Une sage-femme d’expérience qui s’établira bientôt à Gaspé a d’ailleurs pris contact avec l’équipe de périnatalité. Contactée par GRAFFICI.CA, cette sage-femme confirme qu’elle s’est informée des services offerts à Gaspé. «Pour l’instant, je ne songe pas à reprendre sa pratique», ajoute-t-elle toutefois.

Du chemin parcouru

La politique de périnatalité du ministère de la Santé et des Services sociaux  stipule qu’une grossesse normale devrait être suivie par un omnipraticien ou une sage-femme.
Avant 2009, l’hôpital de Gaspé référait automatiquement les femmes enceintes à l’une des deux gynécologues-obstétriciennes. On leur donne maintenant le choix entre ces spécialistes ou l’une des deux omnipraticiennes qui pratiquent des accouchements.

«Éventuellement, les services des sages-femmes devront être offerts dans toutes les régions du Québec», indique aussi la politique. Aucune sage-femme ne pratique en Gaspésie. La maison de naissance la plus proche se trouve à Mont-Joli, au Bas-Saint-Laurent.

1 commentaire

Odile Leblanc a écrit le 13 novembre 2012

Mon commentaire va comme suit: Nous avons travailler d arrache pieds pour instaurer le travail professionnel de la sage femme...... Ce sont les familles qui réclament ce service ce n'est pas au système hospitalier de décider du comment implanter les sages femmes . Il y a un ordre professionnel alors servez vous-en elle existe .... Il y a des gens ds la hiérarchie gouvernemental qui sont capable d'implanter des sages femmes et quand on recul sur une possibilité d'économie sociale que peut apporter la sage femme, il y a de sérieuses questions a se poser sur la forme d'abus de pouvoir ........ L'accouchement n'est pas une maladie et le devient que très rarement quand les gens sont bien informés, éclairés et bien préparer .......... Le peuple québécois a le droit de choisir comment ils veulent mettre au monde leur enfant .ça n'appartient a aucune personne d'autres que la famille ........

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