Politique

Crise étudiante : Charest paiera le prix selon Patricia Chartier

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, a participé aux deux dernières manifestations citoyennes tenues dans la Baie-des-Chaleurs.

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, a participé aux deux dernières manifestations citoyennes tenues dans la Baie-des-Chaleurs. Photo : GRAFFICI.CA

La candidate de Québec solidaire dans Bonaventure, Patricia Chartier, croit que le gouvernement Charest paiera le prix de sa mauvaise gestion de la crise étudiante lors des prochaines élections générales.

Mme Chartier juge que l’intransigeance et la sourde oreille dont aurait fait preuve le gouvernement du Québec dans le cadre de cette crise sans précédent au cours des derniers mois se traduiront par un vote de non-confiance par la population lors du prochain scrutin électoral. «Il est définitivement trop tard. Les gens veulent que ça change et il y a des événements qui se sont produits et qui seront gravés dans la mémoire collective. Cinq cents juristes qui manifestent, c’est quelque chose d’inédit.  Je pense que des changements devront arriver pour répondre aux besoins de la population qui souhaitent plus de démocratie. C’est clair pour moi que les libéraux ne s’en sortiront pas indemne», lance d’un trait la solidaire.
 
D’après elle, les mobilisations citoyennes qui ont eu cours dans la région tout comme celles qui se sont déployées à travers la province ne sont pas étrangères aux négociations qui se tiennent à Québec en ce moment entre les associations étudiantes et Québec.
 
Rappelons que les casseroles ont résonné mardi en début de soirée à Carleton-sur-Mer alors que plus de 150 personnes sont descendues dans la rue pour manifester contre la loi 78 du gouvernement Charest. D’autres mobilisations citoyennes se sont tenues dans la région, soit à Sainte-Anne-des-Monts, Gaspé et Cap-d'Espoir, près de Percé.

3 commentaires

Albert Picard a écrit le 2 juin 2012

Le PM Jean Charest a choisi entre l'espoir des jeunes et le diable. Il s'est comporté comme un bloc grossier d'intransigeance infrangible extrait d'une seule pièce de la carrière du granite du bouclier canadien. C'est bon pour l'image qu'il projette à sa cohorte de député-e-s assoiffé-e-s d'élection, mais ce n'est pas ce que les étudiant-e-s, de même que monsieur et madame tout le monde s'attendent d'un négociateur honnête. Si il avait regardé suffisamment loin dans le futur, il aurait vu que tout est possible.

Nicole Grenier a écrit le 1 juin 2012

Dans un pays évolué comme le nôtre qui a les moyens de financer les infrastructures permettant aux compagnies étrangères de venir s'enrichir aux dépens des contribuables québécois en nous accordant des miettes comme redevances (Plan Nord, notamment), la gratuité scolaire devait constituer un objectif à atteindre. Les jeunes d'aujourd'hui seront les citoyens (payeurs de taxes) de l'avenir, notre véritable richesse. Et encore, s'il n'y avait que la lutte des étudiants!

Yvanhoe Caissy a écrit le 31 mai 2012

Il aurait été très sage, même intelligent que les deux partis négocient jusqu'à une entente satisfaisante pour la classe et pour le gouvernement. Mais c'est impossible parce qu'il sont trop éloignés dans leurs raisonnements. Je les compare à un couple qui n'évoluent pas ensemble, ils ne s'entendent pas, ils se ferment, et ils vont plutôt vers le divorce.

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