«Criant», le manque de services spécialisés dans les écoles

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Le manque de services spécialisés dans les écoles est «criant», dénonce la Direction régionale de la protection de la jeunesse (DPJ).

Le manque de services spécialisés dans les écoles est «criant», dénonce la Direction régionale de la protection de la jeunesse (DPJ). Photo : Mathieu Galarneau

Le manque de services spécialisés dans les écoles est «criant», dénonce la Direction régionale de la protection de la jeunesse (DPJ).

La DPJ de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dressait lundi son bilan annuel, en même temps que les autres directions régionales de la province. Elles en ont profité pour sensibiliser le nouveau gouvernement «à la priorité qu’il doit accorder aux enfants, aux jeunes et aux familles en difficulté et à l’importance d’agir rapidement pour les soutenir.»

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, 29 % des signalements reçus à la DPJ concernent des enfants de 6 à 11 ans, souligne Linda Keating, directrice régionale de la protection de la jeunesse. «Tôt ou tard, à l’adolescence, ils vont développer des troubles de comportement. Ce sont souvent des jeunes qui ont vécu de la négligence [qui développent ces problèmes].»

La directrice croit qu’on peut «faire la différence» en aidant les enfants de niveau primaire et leur famille. Toutefois, il est «difficile» d’avoir accès à des services spécialisés dans les écoles, dit Mme Keating, un manque qu’elle qualifie de «criant.»

La DPJ elle-même en a plein les bras. «La pression sur nos effectifs est très forte, indique Mme Keating. On est confrontés à des coupures comme dans bien des organisations, et à la mobilité de notre personnel.»

Pour aider les familles, la région a également besoin de plus de logements salubres à prix abordable, a ajouté la directrice.

Appel à tous

Mme Keating insiste sur le fait que son organisation a besoin du soutien de tous. «On veut travailler avec les parents, avec des organisations de l’extérieur [de la DPJ] pour que la DPJ n’ait pas besoin d’être dans la vie des parents.»

La Gaspésie et les Îles comptent un peu moins de 15 000 enfants de 0 à 17 ans. Au cours de la dernière année, la DPJ a dû intervenir auprès de 500 d’entre eux.

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