Éducation

La CRÉGÎM préoccupée par l’avenir de l’École des pêches

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
La CRÉGÎM souhaite contribuer à la restructuration de l’École des pêches et de l’Aquaculture du Québec, dont l’avenir est sérieusement menacé.

La CRÉGÎM souhaite contribuer à la restructuration de l’École des pêches et de l’Aquaculture du Québec, dont l’avenir est sérieusement menacé. Photo : Thierry Haroun

Inquiète quant à l’avenir de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) à Grande-Rivière, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) souhaite s’engager dans sa relance.

Cette décision a été prise à l’issue de l’assemblée de l’organisme qui s’est récemment tenue à Sainte-Anne-des-Monts. Afin d’assurer la continuité des services de l’ÉPAQ, qui sont sérieusement compromis par manque d’inscriptions, la formation d’un comité de travail est envisagée pour veiller à la mise en application du plan de restructuration de l’établissement. L’adaptation de la formation aux besoins de l’industrie fait notamment partie des recommandations.

La CRÉGÎM souhaite faire partie de ce comité et espère que des représentants de l’industrie des pêches puissent également être inclus dans la démarche. La CRÉGÎM entend aussi signifier ses préoccupations au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Nombre d’inscriptions insuffisant

«La difficulté de recrutement pour l’automne dans les différents programmes liés aux pêches à l’ÉPAQ soulève des préoccupations chez les membres de la Conférence, indique la responsable des relations avec les médias. Ils considèrent l’avenir de l’École comme un lien direct avec l’industrie des pêches et d’une grande importance pour l’économie régionale.»

Selon Sonia Landry, 65% des 800 pêcheurs québécois proviennent de la région. De plus, près de 1 000 entreprises de capture et une soixantaine d’usines de transformation engagent plus de 3 600 travailleurs par année.

De l’avis de la responsable des communications de l’établissement, les admissions sont en dents de scie depuis plusieurs années. «Présentement, on est dans un creux», admet Isabelle Vilchenon. Au 1er mars, 57 demandes avaient été déposées à l’ÉPAQ, comparativement à 71 pour l’année précédente.

Parmi celles-ci, on y retrouve des inscriptions aux programmes d’accueil et d’intégration ainsi qu’en soins infirmiers. La formation générale du programme en soins infirmiers sera donnée dans les locaux de l’École des pêches pour la première fois, alors que la formation technique sera offerte au Centre de santé et de services sociaux du Rocher-Percé à Chandler. Pour l’instant, des quatre programmes liés au domaine des pêches qui devaient normalement être offerts par l’ÉPAQ, un seul pourra assurément être dispensé. Il s’agit du programme de mécanique marine, conduisant à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles.

Apport économique pour la région

L’institution, qui existe depuis une soixantaine d’années et qui est intégrée au Cégep de la Gaspésie et des Îles depuis 1968, procure de l’emploi à 55 personnes, que ce soit à temps plein ou à temps partiel.

L’ÉPAQ abrite des installations de haute technologie, telles que des ateliers de navigation, d’engins de pêche, de mécanique marine, des laboratoires de biochimie, une usine de transformation de poisson et de crustacés, l’équipe de production du journal Pêche Impact, le bureau d’accréditation des pêcheurs et des aides-pêcheurs du Québec ainsi que le Centre d’étude et de valorisation des algues marines.

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