Pétrole

Le CREGIM dénonce le manifeste pour le pétrole

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Le cadre actuel ne permet pas de procéder à l’exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures au Québec en minimisant les risques, soutient le CREGIM.

Le cadre actuel ne permet pas de procéder à l’exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures au Québec en minimisant les risques, soutient le CREGIM. Photo : Pierre Houle, Pétrolia

Le conseil régional de l’environnement Gaspésie-Île-de-la-Madeleine (CREGIM) souhaite rectifier certains faits et apporter certaines précisions omises du Manifeste pour tirer profit de notre pétrole.

L’Instance régionale déplore d’entrée de jeu l’absence « évidente » de considérations autres que financière dans ce Manifeste cosigné par plusieurs personnalités du milieu des affaires québécois et qui en appelait à l’exploitation du pétrole au Québec.

« Comme ce fut maintes fois exprimé lors des Forums sur les Hydrocarbures de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ainsi que dans une multitude de mémoires déposés à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, le cadre actuel ne permet pas de procéder à l’exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures au Québec en minimisant les risques, soutient le CREGIM dans son communiqué. En effet, trop d’éléments sont encore inconnus ou inadéquats afin de tenir un débat éclairé sur la question. Notamment, rien ne démontre la véritable rentabilité de cette industrie pour l’état et le cadre légal l’entourant est désuet et insuffisant. »

Pour en savoir plus sur la question, le CREGIM invite la population a consulter le document Réponse au manifeste pour tirer profit collectivement de notre pétrole, dans lequel se trouve des réponses aux 8 points traités dans le manifeste.

6 commentaires

Gaston Langlais a écrit le 16 janvier 2014

Bonsoir. @ M. Albert Picard. Pour se peinturer dans le coin ça prend de la peinture. Gaston Langlais - Gaspé.

Albert Picard a écrit le 16 janvier 2014

Ce m. Langlais, pratique-il l'art de se peinturer dans le coin?

Marianne Papillon a écrit le 16 janvier 2014

Ne nous leurrons pas, les premiers forages dans le golfe québécois se seront pas réalisés d’ici 10 ans et l’exploitation, s’il en est une, prendra encore une autre décennie. Et dire que pendant ce temps-là, on pourrait s’investir à réduire notre consommation et sauver des "milliards" en balance commerciale.. et combien de tonnes de CO2. D'autres éléments de réflexion ici: http://mpapillon.wordpress.com/2014/01/14/manifestement-manipules/

Bilbo Cyr a écrit le 15 janvier 2014

Pressé de quoi, M. Langlais. Le pétrole de va pas se volatiliser (s'il y en a)...le cadre actuel ne permet pas de procéder à l’exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures au Québec en minimisant les risques.

Gaston Langlais a écrit le 15 janvier 2014

Bonjour, Les auteurs du manifeste en faveur de l'exploration et de l'exploitation pétrolière au Québec ont tout à fait raison. Quant à la CREGIM rien au monde ne saurait le satisfaire. Alors fini les discussions inutiles et place à l'action. Gaston Langlais - Gaspé.

Marc-A. Hudon a écrit le 15 janvier 2014

Parlant de cadre juridique et réglementaire. Il y a aussi lieu de considérer que l'exploitation du pétrole norvégien est sous la gouverne de Statoil, une société d'état fondée sur le même principe qu'Hydro Québec en marge de la révolution tranquille. Au vu des résultats (vache à lait du gouvernement pour l'épicerie, vente d'énergie à rabais et augmentation répétitive des tarifs à la population y compris pour le "bloc patrimonial") et de la cabale des milieux d'affaires pro-privatisation, il y a bien peu pour être rassurés.

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