Développement économique et exportation

La CRÉGÎM accueille le budget Flaherty sans optimisme

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine accueille le budget Flaherty sans optimisme.

La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine accueille le budget Flaherty sans optimisme. Photo : Roxanne Langlois

Plusieurs mesures annoncées dans le budget Flaherty, déposé jeudi à Ottawa, n'augurent rien de bon pour la Gaspésie, soutient la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM).

Après avoir fait la liste des différentes mesures qui pourraient affecter négativement la région, le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, estime que le budget fédéral est inquiétant. «Quand on regarde les diminutions de services déjà annoncées comme à Pêches et Océans, les coupures à Radio-Canada, dont les services régionaux sont déjà restreints, ce n'est pas très rassurant.»

Même si le gouvernement conservateur a indiqué que les quelque 19 000 postes qui seront éliminés dans la fonction publique ne toucheront essentiellement qu’à la région d’Ottawa, M. Berger croit que la Gaspésie sera touchée. «On a juste à regarder ce qui s'est produit depuis quelque temps dans la région, ça n'augure rien de bon», dit-il.

L'autre aspect qui préoccupe le président de la CRÉGÎM est l'accélération des études sur l'environnement dans les projets. «Que ce soit dans le golfe du Saint-Laurent ou en Gaspésie avec les projets pétroliers, je crains que l'aspect économique ait le dessus sur les aspects environnementaux», mentionne M. Berger.

Aspects positifs

M. Berger souligne tout de même quelques points positifs à ce budget. «Le gouvernement va investir dans l'entreprenariat, ce qui est une bonne mesure, précise-t-il. Mais la perte des investissements dans la recherche fondamentale pour appuyer les industries aura des impacts ici.»

Le président de la CRÉGÎM est d’avis que le budget déposé reflète la philosophie du gouvernement conservateur. «Le gouvernement a promis en campagne électorale que les compressions seraient de 4 milliards $. Elles sont plus importantes que promises», se désole M. Berger, en ajoutant cependant que le contribuable «s’en tire à bon compte».

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