La CRÉ souhaite préciser les besoins en garderie dans la région

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Les différents responsables des CPE interrogés par GRAFFICI.CA doivent tous gérer des listes d’attente imposantes.

Les différents responsables des CPE interrogés par GRAFFICI.CA doivent tous gérer des listes d’attente imposantes. Photo : Jolyane Tremblay

La Conférence régionale des élus procède à une consultation auprès des Centres de la petite enfance de la région pour préciser les besoins en garderie en Gaspésie et aux Îles.

Cette démarche vise à mieux positionner la région auprès de la ministre de la Famille, Yolande James, qui prévoit annoncer un appel de projets dans les prochaines semaines en vue d’attribuer 15 000 nouvelles places en services de garde éducatifs à 7 $.  

La CRÉ fait déjà partie d’un comité consultatif du ministère de la Famille et des Aînés (MFA) qui a pour mandat de conseiller la ministre sur les besoins et sur les priorités en garderie dans la région.

Le directeur général de la CRÉ, Gilbert Scantland, juge cependant que les consultations auprès de ce dernier n’ont pas permis pas de donner l’heure juste à la ministre. «Il n’y avait pas suffisamment de temps et le comité n’est pas parvenu pas à livrer un portrait représentatif de la situation, dit-il. La CRÉ a donc jugé pertinent de mener sa propre consultation.»

Demandes précises ?

M. Scantland mentionne que cette consultation pourrait mener à des demandes précises quant au nombre de places à 7 $ dans la région. «Tout dépendra de ce que les gens du milieu nous diront», indique-t-il tout en précisant que ce n’est cependant pas  le seul objectif. «Il ne s’agit pas seulement d’évaluer le nombre de places. On souhaite savoir s’il y a suffisamment de ressources, s’il y a des besoins particuliers dans la région», illustre-t-il.

Places insuffisantes

Les différents responsables des CPE interrogés par GRAFFICI.CA doivent tous gérer des listes d’attente imposantes. Au Centre de la petite enfance Pouce-Pousse à New Richmond, plus de 200 personnes attendent qu’une place se libère. «C’est minimum deux ans et demi d’attente», mentionne la directrice générale par intérim de l’établissement qui accueille 55 enfants, Doris Morin.


Cette dernière prévoit d’ailleurs présenter un projet pour recevoir plus de poupons. «Pour le moment, on n’est pas en mesure de répondre à la demande», explique-t-elle.

La directrice générale du CPE La Belle Journée, qui gère deux installations à Chandler et Grande-Rivière, Hélène McInnis, note également une demande croissante pour les places poupon. «Sur 145 demandes sur notre liste, 75 sont pour des bébés de moins de 18 mois. C’est énorme», dit-elle. 

1 commentaire

Marilou a écrit le 12 octobre 2011

Ça me confirme que je prends la bonne décision en décidant de garder avec moi mon troisième coco jusqu'à ses 18 mois :)

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