Cimenterie

Le CRE se retire du comité de suivi de la cimenterie

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Le chantier de cimenterie de Port-Daniel avait cette allure, le 27 septembre.

Le chantier de cimenterie de Port-Daniel avait cette allure, le 27 septembre. Photo : Gilles Gagné

CARLETON-SUR-MER – Le Conseil régional de l’environnement se retire du comité de suivi de la cimenterie de Port-Daniel parce que le promoteur, Ciment McInnis, « manque de transparence dans le transfert d’informations ».

Le Conseil régional de l'environnement (CRE) s’est buté au fil des mois à deux refus portant sur la divulgation d’échanges de type « questions-réponses » entre le ministère de l’Environnement et Ciment McInnis.
 
Le premier refus touchait l’intégralité des questions et des réponses échangées entre ce ministère et le promoteur. Devant la décision de Ciment McInnis et de la Commission d’accès à l’information de refuser l’aval à cette première requête, le CRE a simplement demandé d’obtenir la liste des questions, même sans réponse, posées par le ministère de l’Environnement à Ciment McInnis. Là encore, la réponse a été non.
 
« Étant donné que le comité de suivi vante la transparence de Ciment McInnis, et que notre nom était associé à ce comité, on ne peut pas cautionner un exercice qui nous refuse des demandes d'accès à de l'information importante », explique Yanick Desbiens, agent de communication et de gestion au CRE.
 
Le comité de suivi a tenu sa première réunion le 26 mars 2013. Ciment McInnis a déterminé la composition du comité. Son rôle principal consiste à rendre disponible l’information portant sur la progression du projet et à répondre d’une façon ouverte et transparente à toute question pertinente portée à son attention. Les membres du comité doivent en principe transmettre les préoccupations exprimées par la communauté. Le comité de suivi n’a aucun rôle décisionnel.
 
Yanick Desbiens précise que le Conseil régional de l’environnement voulait notamment savoir « si l'étude d'impact (de Ciment McInnis) a été soumise à des observateurs compétents externes », et connaître l’impact « des émissions et de l’exploitation sur l’état de santé des populations humaines, animales et des écosystèmes ».
 
Au sujet de la première question, M. Desbiens note que le Bureau d’audiences publiques en environnement aurait constitué un observateur externe idéal. « Nous n’avons rien contre Génivar (maintenant WSP, auteur des études), mais ils étaient payés par Ciment McInnis. Ce n’est donc pas un observateur externe ».
 
En ce qui a trait à la question portant sur la santé, « on a (reçu) des éléments de réponse, mais pas tout », dit M. Desbiens.
 
Le CRE avait soumis une liste de questions au ministère de l’Environnement en 2012 et 2013, donc avant la confirmation du financement du projet, en janvier.
 
« Le CRE n’est même pas en mesure de savoir si ces questions ont été posées à Ciment McInnis », déplore Yanick Desbiens. C’est la directrice du Conseil régional de l’environnement, Caroline Duchesne, qui assistait aux réunions du comité de suivi.
 
La compagnie ne commentera le retrait du Conseil régional de l’environnement qu’une fois que sa direction aura consulté la correspondance venant de l’organisme.
 
Le CRE est vu comme un organisme modéré en environnement.
 
Suivi de la requête en justice

D’autre part, l’avocat Michel Bélanger, du Centre québécois du droit à l’environnement, précise que l’action en nullité déposée au début de l’été, dans le but de faire reconnaître par la Cour supérieure que le ministre de l’Environnement avait outrepassé son mandat en accordant à Ciment McInnis son certificat d’autorisation, sera entendue quelque part en 2015.
 
Les parties devraient finaliser leur argumentaire en décembre. « C’est à ce moment que le tribunal fixera une date de procès », précise Me Bélanger.
 
Même si la construction de la cimenterie est débutée, il croit que le tribunal pourrait renvoyer le ministre à ses devoirs et soumettre le projet à une étude d’impact environnemental supervisée par le BAPE. « Le projet, même en cours de réalisation, pourrait être bonifié ».

53 commentaires

Paul haché a écrit le 26 octobre 2014

@Jessie... Je dirais même plus, combien des entreprises énumérées par Zibeau ont des réels emplois ? A part Pit Caribou qui peut payer ses employés parce qu'elle vend beaucoup de bières, les autres exemple de Zibeau sont des projets subventionnés qui survivent grâce aux subventions.

Jessie Thériault a écrit le 24 octobre 2014

@Martin Zibeau... Oui, toutes les personnes pauvres de la Gaspésie ne pourront y travailler à la cimenterie, mais toutes vont en bénéficier, ditectement ou indirectement, même en y travaillant pas... Comme certains travailleurs quitteront leur emploi actuel pour migrer vers la cimenterie, des postes seront libérés, disponibles pour les autres. Sans compter la hausse de la consommation par les travailleurs de la cimenterie. Et svp, comparez des pommes avec des pommes... Je me demande combien des employés des entreprises que vius énumérez gagne 70 000$/an en partant... Et j'attends toujours vos propositions!

Christian Fraser a écrit le 22 octobre 2014

Voici un des échanges les plus riches que j’ai lu sur cette tribune. Merci à tout le monde de prendre le temps de partager vos idées de cette façon. Ça me donne vraiment le goût de participer à la rencontre proposée par M. Zibeau et réitérée par M. Garon. J’ai bien aimé la vision globale environnementale à l’échelle de l’est de l’Amérique du nord de M. Boisly et j’ai bien aimé la liste de projets de M. Zibeau. Ces propos permettent d’élever la réflexion. Il y a aussi plusieurs autres projets et entreprises locales et régionales qui créent de l’emploi chez nous sans laisser de cicatrices. Ce qui n’empêche pas les projets d’envergure. Avec les connaissances acquises aujourd’hui, on peut exploiter les ressources forestières sans tout raser et avec un rendement accru, on peut faire de l’agriculture en prenant soin des sols et de l’eau; on peut exploiter les ressources de la mer de façon diversifiée et durable et on peut certainement exploiter le sous-sol avec des procédés moins dommageables. Il y a de la place pour des tonnes de projets sur notre territoire, mais il faut se donner une vision globale afin que chaque projet profite aux autres et ce à long terme. Là, je crois que toutes les personnes sur cette tribune (et plus) auraient beaucoup à dire et c’est en identifiant des objectifs communs qu’on avancera. Alors je souhaite qu’on puisse se rencontrer éventuellement en personne pour partager nos opinions en évitant la simple confrontation.

Philippe Garon a écrit le 22 octobre 2014

Les commentaires de Martin illustrent bien le défi que nous sommes appelés à relever collectivement, soit de « penser en dehors de la boîte ». Pour vivre ensemble, malgré nos différences d’opinion. Mais même si nous ne pensons pas de la même manière, nous habitons le même monde. Et ce monde fait face à des enjeux économiques et environnementaux que nous ne pouvons plus ignorer. Le système actuel ne permet pas à l’être humain de combattre efficacement les inégalités sociales et en plus, il met en péril notre milieu de vie. Ce sont des considérations réelles à l’échelle mondiale, mais qui s’incarnent de manière particulière, ici, au Québec et en Gaspésie. Nous devons apprendre du passé pour éviter de répéter toujours les mêmes erreurs. Penser globalement, agir localement n’est pas qu’un slogan. C’est une des clés du changement. Le ciment illustre bien les limites dangereuses du système actuel. Peu durables et polluantes, les infrastructures en béton sont par surcroit le fruit d’une industrie qui fonctionne grâce à la corruption et aux manœuvres politiques, au détriment des citoyens et au bénéfice d’une minorité. Mais la bonne nouvelle, c’est que le ciment Portland n’est pas une fatalité. Avant son invention au XIXe siècle, l’être humain répondait autrement à ses besoins en construction. Et de manière beaucoup plus efficace d’ailleurs. Les aqueducs romains sont là pour en témoigner. Aujourd’hui aussi, nous pouvons trouver de bien meilleures solutions, porteuses d’avenir. Le secteur de l’écoconstruction ne fait pas les manchettes, mais présente déjà de nombreuses innovations extrêmement intéressantes. Ceci dit, nous ne pouvons pas beaucoup compter sur l’État pour nous aider. Inféodé à la mécanique des entreprises rattachées aux hydrocarbures, il doit faire beaucoup de gymnastique démagogique pour nous laisser croire encore en ce simulacre de démocratie. Et la gravité des impacts négatifs de leurs décisions illogiques va en augmentant. Il faut donc nous organiser par nous mêmes. Voilà pourquoi des PME régionales comme celles nommées par Martin incarnent réellement le changement. Voilà pourquoi un organisme comme Horizons gaspésiens peut vraiment faire une différence. Bien sûr, ce sont de petits gestes, mais quand on les additionne et qu’on les multiplie, leur impact bénéfique peut être exponentiel. Notamment dans le domaine de la lutte à la pauvreté. Maintenant, ce qui m’intéresse moi, c’est qu’on arrête de s’entredéchirer et qu’on travaille ensemble pour les gens d’ici, avec les gens d’ici, dans le respect du milieu de vie que nous voulons laisser à nos enfants et à nos petits enfants. Je réitère mon intérêt pour un rassemblement où nous allons nous mettre ensemble en mode solution. Qui embarque ?

Martin Zibeau a écrit le 21 octobre 2014

Mme Thériault, une cimenterie n'aidera pas significativement les personnes qui se trouvent dans une situation financière précaire. De un, parce que ces personnes sont souvent des femmes, des personnes âgées, des personnes immigrantes ou des jeunes qui n'auront pas de toute façon accès aux emplois disponibles. Et même s'ils y avaient accès, le nombre d'emplois durables serait une goutte d'eau dans l'océan. Toutes les gouttes sont importantes pourrez-vous me dire, mais lorsque la goutte compromet la qualité de l'eau, il vaut peut-être mieux regarder ailleurs. Et des « ailleurs » il n'en manque pas. Ce dont il manque malheureusement, c'est de la volonté politique. Parce que sans nos politiciens, on ne bouge pas fort … et pourtant ! De plus en plus de projets voient le jour, à travers le monde et dans des pays où ça va autrement plus mal qu'ici. Des projets qui s'attaquent directement aux sources de la pauvreté. Des projets rassembleurs, basés sur la coopération et avec une conscience sociale et environnementale. On en trouve même ici en Gaspésie. Juste les micro-brasseries emploient presque 30 personnes. Pas pire pour des projets qui ont commencé avec 2 et 4 proprios. Puis il y a des projets comme « Produire la santé ensemble » et la Coop du Cap à Cap-au-Renard qui créent quelques emplois par année, directement ou en marge. Les boulangeries La Pétrie et La mie véritable, Gaspésie Sauvage et des projets comme Baie des Saveurs qui encouragent les agriculteurs d'ici en se réseautant et qui accueillent à bras ouverts les nouveaux venus dans un esprit de coopération au lieu de compétition. Juste à travers les projets que je viens de vous nommer, on est pas loin des 100 employés que devrait fournir la cimenterie un jour, et ce, sans dommage à l'environnement. On pourrait ensuite parler de projet comme le GREB au Saguenay qui recherche et utilise avec succès la construction écologique. De projets comme à St-Pacôme qui expérimentent avec la monnaie locale afin d'encourager la population à consommer local. Dans les transports, puisqu'il faudra bien nous aussi ici penser les choses autrement très bientôt, Communauto et Amigo, le Coup de pouce de CIEU-FM ou les pages Facebook de covoiturage et évidemment le RÉGIM. On voit également apparaître des systèmes d'échanges de services et de biens gratuits, les uns plus simples ou les autres, comme les Accorderies du Québec, plus complexes et efficaces. Des Ressourceries voient le jour de plus en plus pour faire face au gaspillage. Celle de Matane, une coop de solidarité, emploie près de 15 personnes. Des « Fablab » de petits laboratoires dans lesquels on partage outils et connaissances, des forêts nourricières qui complètent une agriculture traditionnelle en travaillant avec les vivaces au lieu des annuelles. Juste au CÉGEP de la GIM, le CIRADD, un centre d'initiation à la recherche a soutenu ou réalisé plus de 200 projets en lien avec le développement durable depuis 10 ans. Les gens du coin, Mme Thériault, ils n'attendent pas la réponse, ils SONT la réponse, ils participent déjà activement au développement économique de la région. Mais on n'en parle pas ou peu, parce qu'ils sont souvent jeunes, quelques fois anarchiques et surtout parce que leur richesse elle ne se calcule pas aussi facilement qu'une pile de billets verts et parce que leur richesse on n'en parlera pas de si tôt dans « Fortune Magazine ». « Les gens du coin » il y en a aussi un paquet qui se font enfirouaper par des médias loin d'être indépendants avec une vision économique complètement déconnectée de la réalité écologique. Tranquillement, mais de plus en plus vite, l'information remplace la désinformation, ne serait-ce qu'avec l'aide de la multitude de sources d'information. J'espère que vous avez ouïe à votre goût Mme Thériault. Maintenant faudrait ouère. Parce que quand on se donne la peine de regarder, on voit bein.

Martin Zibeau a écrit le 21 octobre 2014

Intéressante discussion ! D'abord j'aimerais m'excuser d'avoir utilisé la phrase « Ceux qui m'inquiètent ». J'aurais très bien pu garder cette phrase plus neutre sans que des gens se sentent visés. Désolé. Je reviendrai aux propositions, Mme Thériault, mais avant j'aimerais revenir sur la raison d'être de la cimenterie, qui est d'exporter aux É.U. un ciment à bon prix. D'abord, ce serait une des rares fois qu'une solution écologique serait associée à une économie d'argent. Peu probable. Il faudra choisir entre un produit écologique et plus dispendieux ou l'inverse. Ensuite, trois états américains demandent présentement une enquête parce qu'ils croient que l'aide gouvernementale accordée à la cimenterie pourrait contrevenir aux règles du commerce international. Et, le groupe Lafarge s'est engagé à mettre 13 de ses cimenteries à niveaux au coût de 170 millions $ afin de répondre aux normes environnementales américaines. Tous ces éléments, même si j'étais pour la cimenterie en soit, n'en font pas un endroit où j'ai le goût d'investir mon argent. Et on ne parle pas encore des problèmes présentement en cour sur le chantier avec les fissures aux silos ou de la poursuite à laquelle fait face l'entreprise ou aux questions que se posent bien des Québécois sur les manières de faire politiquement douteuses pour faire avancer le projet. Même sans les verts, ce projet a du plomb dans l'aile. Maintenant, si affirmer qu'une croissance infinie est impossible sur une planète aux frontières finies est une position idéologique, j'imagine qu'on a un sapré bout de chemin à faire avant de s'entendre sur ce qui constituerait une base durable de développements. Mais essayons quand même.

Gilles Thibodeau a écrit le 21 octobre 2014

@ Jessie Thériault Bonsoir M.me. Ne soyez pas soucieuse , vert ou pas vert Ciment Mcinnis verra le jour . Toutefois si de ces gens (vert) vous attendez une réponse ou un commentaire autre que sur leur vision apocalyptique là vous serez en lieu à l'inquiétude. Cordialement Gilles Thibodeau Pabos.

Jessie Thériault a écrit le 21 octobre 2014

@Martin Zibeau; vous dites:Ceux qui m'inquiètent, ce sont ceux et celles qui font la promotion du statu quo. N'est-ce pas le statu quo que vous maintenez en vous opposant à une cimenterie qui risque de le briser? Quelle ironie! C'est vrai, vous m'inquiétez! Oui, il existe différentes formes de développement; j'attends vos propositions, celles qui seraient équivalentes au projet de cimenterie, en termes de retombées, d'emplois, de salaires, d'impôts... j'attends vos propositions pour aider les 9000 Gaspésiens vivant sous le seuil de la pauvreté... Je suis tout ouïe! Les gens du coin attendent vos réponses!

Jessie Thériault a écrit le 21 octobre 2014

@Dany Brown. ce ne sont pas les verts qui ont besoin d'une chance, mais les gens de Port-Daniel-Gascons.. pour qui, enfin, la roue va tourner dans la bonne direction. Les verts l'ont eu leur chance, de se taire et de se ranger derrière un projet novateur, générateur de richesse (à ce jour, la meilleure solution contre la pauvreté... richesse que l'on doit créer avant de la partager!), mobilisateur, qui va améliorer le bilan GES mondial (et c'est ce qui est carrément ironique)... ils ont plutôt choisi la confrontation, en s'alliant avec LaFarge (ça, c'est le boutte du boutte!). Demander des réponses d'une personne à qui l'ont vient de cracher au visage, c'est pas tout à fait la meilleure stratégie, vous conviendrez! Et ce qui m'enrage par-dessus tout, c'est de ne toujours voir personne de Port-Daniel-Gascons s'opposer au projet! Les plus concernés sont pour la cimenterie 100 milles à l'heure, que dire de plus! Les gens de Port-Daniel-Gascons l'espèrent depuis des décennies cette cimenterie. Verts, laissez-leur donc leur chance, une fois pour toutes!

Hugues Boisly a écrit le 21 octobre 2014

@Martin ZIbeau. Le choix : il y aura, construction de la cimenterie à Port-Daniel ou non, X tonnes de ciment de produit pour le nord de l'Amérique du Nord. Est-ce déraisonnable d'affirmer qu'une cimenterie construite en 2014 sera plus performante que des cimenteries de 20-30 ans? Nous savons également qu'elle DOIT répondre aux nouvelles normes en vigueur aux USA. C'est un fait avéré et nécessaire si elle veut percer le marché qu'elle vise. Bref, la construction de la cimenterie à Port-Daniel sera bonne pour le bilan énergétique de l'industrie du ciment, bien que celui-ci est peu reluisant. Je crois que tous peuvent comprendre ça, transparence de la compagnie ou non. À partir du moment où vous transposer ce débat dans votre prisme idéologique de la croissance, non-croissance, vous faites la même erreur que Stéphane Harper lorsqu'il analyse avec son prisme idéologique pétrolier des enjeux. Vos arguments ne sont qu'idéologiques alors qu'en pratique la position que vous défendez sur la cimenterie à Port-Daniel nuit à votre objectif de protection de l'environnement (à l'échelle nord-américaine). C'est là que vous perdez de votre crédibilité, avec tout mon respect.

Martin Zibeau a écrit le 21 octobre 2014

@Hugues Boisly : Vous soulevez effectivement un élément important de la situation avec le projet à Port-Daniel, soit la confiance envers le promoteur. Pour avoir participer à plusieurs rencontres auxquelles M. Gagnon a participé, pour avoir suivi le dossier depuis quelques années à travers les médias et pour avoir déjà participé à des audiences publiques sur d'autres projets et avoir constaté les impacts bénéfiques que des audiences peuvent avoir sur la compréhension d'un projet, j'en arrive à la conclusion que je ne peux personnellement faire confiance à ce projet. La transparence n'y est pas. C'est beau d'émettre plusieurs souhaits, comme celui d'être le projet de cimenterie le plus « vert » en Amérique (sinon au monde), encore faut-il aller au-delà des mots. La non-construction de cette usine n'est pas égale à plus de pollution. Cet énoncé ne fait que refléter le discours de la croissance infinie et est similaire au discours qui affirme qu'utiliser le pétrole des sables bitumineux renforce la sécurité énergétique du Québec. C'est le discours d'une industrie qui injecte des millions de dollars en pub, en PR et en lobby afin de défendre ses propres intérêts financiers. Toute personne affirmant haut et fort qu'il est temps de constater les dommages que l'être humain a fait subir à l'écosystème qui le maintient en vie et qu'il faut réajuster le tir est perçue comme antidéveloppement. Pourtant, il existe d'autres types de développements plus respectueux de l'humain et de son environnement. Tout est encore pour le moment une question de choix. Penser que le rythme de développement nord-américain peut être maintenu encore longtemps relève, à mon avis, du rêve bien plus que ce que les jeunes utopistes d'aujourd'hui proposent lorsqu'ils et elles parlent d'un monde plus sain et plus harmonieux. S'il fallait choisir entre les deux, je choisirais de prendre le risque des utopistes. Présentement, j'ai l'impression qu'il est encore possible d'effectuer une transition pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles. Ceux qui m'inquiètent, ce sont ceux et celles qui font la promotion du statu quo.

Dany Brown a écrit le 21 octobre 2014

@Mme Thibault....Tout simplement madame Thibault , je me demande ce que le retrait du CRE du comité de suivi de la cimenterie, a à faire avec les 9000 pauvres de la Gaspésie, puisque vous dites attendre leurs commentaires sur ce sujet. Le CRE est le Conseil régional pour l'Environnement à ce que je sache et non le CRCP (le Conseil Régional Contre la Pauvreté) . Laissez leur une chance les Verts, ils en ont assez sur les bras comme cela.

Jessie Thériault a écrit le 21 octobre 2014

@Dany Brown... je tente de trouver, dans mon commentaire, à quel endroit j'ai dit que les verts ont créée la pauvreté...

Hugues Boisly a écrit le 21 octobre 2014

@Martin Zibeau : Il est clair que d'autres cimenteries fermeront leurs portes. Ce n'est pas parce qu'il y aura une offre de ciment de plus sur le marché que le besoin augmentera. L'usine a justement pour but de remplacer les vieilles usines désuètes aux USA qui ne répondront plus aux normes environnementales qui entreront en vigueur en 2015 dans ce pays. Donc, soit nous croyons le promoteur qui nous dit qu'il sera en mesure de remplacer ces usines = baisse du nombre de GES/tonne produite en Amérique du Nord. Soit nous ne le croyons pas = gros éléphant blanc et pas de baisse des GES/tonnes produite. En fait, les environnementalistes devraient appuyer le projet de cimenterie à Port-Daniel. Ils pourraient en profiter pour exiger les mêmes normes plus strictes qui entreront en vigueur aux USA pour le Canada. À ce moment-là, ils seraient peut-être plus crédible et constructif qu'en ce moment où ils se tirent dans le pied (puisque la non-construction de cette usine = plus de pollution en Amérique du Nord) tout en passant pour des anti-développements. Enfin, c'est mon opinion.

Dany Brown a écrit le 21 octobre 2014

Naturellement, mon message était un commentaire à celui de madame Thériault

Dany Brown a écrit le 21 octobre 2014

@Mme.Thibault.... Faut pas exagérer. Ce n'est certainement pas les Verts, comme vous dites, qui créent ou ont créé la pauvreté. Faut pas charrier. Le Canada, le Québec dans son ensemble est loin d'être dirigé par le Parti Vert ou les environnementalistes. Monsieur Harper est plutôt très très brun, à ce que je sache. Ce ne sont pas les Verts non plus, qui ont vidé les mers, apportant le chômage et la pauvreté dans nombres de petits villages. L'industrie lourde, les minières, les grandes compagnies forestières qui sont supposées créer la richesse, se sont toujours foutu de l'environnement. Allez voir les terres brûlées de l'Abitibi, cela n'a pas empêché la classe moyenne de s’appauvrir considérablement, au Canada et au Québec.

Jessie Thériault a écrit le 21 octobre 2014

@Gilles Thibodeau... moi aussi, j'attends les commentaires des verts sur les 9000 personnes vivant sous le seuil de la pauvreté.... je crois que je suis mieux de ne pas retenir mon souffle! 9000 personnes, c'est 10% de notre population. Et, avec les tendances démographiques récentes, qui démontrent un vieillissement accéléré de la population gaspésienne, combiné aux coupures de l'État, je vous fais la prédiction suivante: si la tendance se maintient, c'est plus que 10% de la population gaspésienne qui vivra sous le seuil de la pauvreté sous peu... Et dire que si ce projet pouvait avoir eu lieu ailleurs, les autres régions, moins pauvres, soit dit en passant, se seraient entredéchirées pour le recevoir! PS: ce sont les taxes des travailleurs et des entreprises qui financent toutes les initiatives et programmes de l'État... au Québec, c'est pas compliqué, trop sont contre la richesse... reliquat de la religion... être riche, c'est mal... pour être riche, il faut avoir volé ou détruit... sur le dos des pauvres pauvres!

Martin Zibeau a écrit le 20 octobre 2014

M. Haché, êtes-vous en train de me dire qu'à votre avis, j'utilise un ton inadéquat ?

Paul Haché a écrit le 20 octobre 2014

@Zibeau... Si vous prenez la peine d'aller regarder les anciens commentaires, vous verrez que d'autres ont également essayé d'avoir un bon ton, mais que le bon ton est difficile a garder avec des gens qui sont persuadés d'être les seuls qui peuvent avoir raison.

Martin Zibeau a écrit le 20 octobre 2014

M. Boisly. D'abord, merci d'améliorer le ton de la discussion. C'est fou comment une question intelligente formulée poliment peut faire la différence. En réponse à votre question, à mon avis et comme vous le dites, puisque la question des GES est globale, pour que la cimenterie de Port-Daniel « améliore » le bilan, il faudrait qu'en ajoutant cette nouvelle cimenterie, d'autres ferment leurs portes. Sinon, aussi performante puisse-t-elle être, elle ne fera qu'ajouter des GES. M. Pagé, l'extrait de « La poubelle province » auquel vous faites référence est effectivement intéressant et ajoute encore plus d'éléments troublants dans le débat sur la cimenterie de Port-Daniel. Le promoteur de Ciment McInnis se targue de viser les plus hauts standards nord-américains, sauf que si personne n'a la capacité ou même le mandat de gérer et d'appliquer ces standards, on n'est pas plus avancés. Les cimenteries, et sur ce point je ne vois pas pourquoi McInnis serait différente, servent d'incinérateurs sans pour autant devoir se plier aux mêmes lois et normes que les incinérateurs. Tout ça ouvre la porte à beaucoup d'actions potentiellement dangereuses. Voilà quelques éléments qui font que je m'oppose au projet tel que présenté maintenant.

André Lemieux a écrit le 20 octobre 2014

L'an dernier, j'ai accueilli des représentants du CRE dans la cadre du développement d'un projet industriel. Toute une visite et surtout toute une discussion constructive!!!!!!!

Sébastien Pagé a écrit le 20 octobre 2014

Plus que d'accord avec M. Boisly. 9min45 regardons ce que certaines autres cimenterie font au Québec. http://www.youtube.com/watch?v=LqAlZZU2d10

Hugues Boisly a écrit le 20 octobre 2014

Question aux sceptiques de la cimenterie : Considérant que la cimenterie construite à Port-Daniel améliorera le bilan GES/tonne de ciment produite en Amérique du Nord.. pourquoi vous opposez-vous à celle-ci ? La question des GES est globale et doit être traitée globalement...

Paul Haché a écrit le 20 octobre 2014

Monsieur Albert, je ne veux pas faire un débat sur les titres de Power Corp, mais leur propre site internet fait bel et bien mention qu'ils sont propriétaires de Lafarge et de Gesca (Gesca est une filiale en propriété exclusive qui publie le quotidien national de langue française La Presse ainsi que six autres quotidiens du Québec et de l’Ontario.)

Albert picard a écrit le 20 octobre 2014

Rectificatif, m.Paul. Vous êtes hors sujet, et vous savez peu de chose sur l'actionnariat de Lafarge.

Martin Zibeau a écrit le 19 octobre 2014

M. Haché, ce n'est pas de faire de l'argent qui peut être douteux, c'est comment on le fait. Dégrader l'environnement au profit de quelques actionnaires est ce qui est « accepté » depuis 150 ans. Il faut être aveugle, ou actionnaire, pour ne pas se rendre compte que d'investir dans la dégradation de ce qui nous maintient en vie est une mauvaise décision d'affaire. Quand à la leçon de journalisme à laquelle vous faites mention, j'y apporterais un bémol. Trop souvent depuis un bout de temps, les journalistes, fautes de temps (?) ou autres, rapportent les propos d'une organisation (verte ou non) presque mots pour mots fidèles aux communiqués de presse proposés par l'organisation en question. Rapporter des faits sans les travestir est une grande qualité … encore faut-il que la source de ces « faits » soit crédible. Si vous me demandez de vous dresser le portrait le plus fidèle de Martin Zibeau, je suis certainement bien placé pour vous donner d'excellentes informations, mais il y a de grandes chances que ce soit un peu biaisé … vous ne pensez pas ?

Paul haché a écrit le 19 octobre 2014

@Zibeau... A vous lire, on croirait vous vous considérez que faire de l'argent est un crime ? Vous faite une allusion a 5 cennes avec la nouvelle sur les 9000 gaspésiens sous le seuil de la pauvreté. Bien sur que les actionnaires de ciment McInnis vont faire de l'argent, et c'est parfait comme ça. Ce que les pro-économie souhaitent, c'est que l'économie s'améliore. Est-ce que 400 jobs directs a Port-Daniel et autant d'emplois indirects dans la région vont aider l'économie ? Avez-vous été lire le soleil hier, il y a 2 excellents articles sur la cimenterie, mais personne n'en parle ici, ils ne sont pas pro-verts. By the way, mes félicitations au soleil d'avoir publié deux articles aussi bien fait sur la cimenterie. Belle leçon de journalisme. Pour votre information le soleil appartient a Power Corp, qui possède aussi Lafarge.

Martin Zibeau a écrit le 19 octobre 2014

Je trouve intéressant que des personnes se disant “pro économie” se mettent maintenant à brandir les statistiques sur la pauvreté, comme si les grosses entreprises à actions avaient déjà eu l'intérêt des “pauvres” à coeur ! Comme si la destruction de l'environnement allait régler la situation “des pauvres”. Il faut vraiment manquer de vision à long terme pour affirmer cela. Il serait peut-être temps qu'en plus de parler des personnes en situation financière précaire, on commence à parler d'autres types de pauvreté que causent l'avarice et l'aveuglement actuariel, entre autres.

Gilles Thibodeau a écrit le 18 octobre 2014

Bonsoir . @ M. Bilbo Cyr . La C.R.E. a baissé les bras sans rien ramasser . du néant ,du vide tout simplement. Rien de concret pour la collectivité , tout pour soi . Il n'est pas de sentiment qui jette dans l'exubérance avec plus de force que celui du néant. Gilles Thibodeau Pabos. P.S. M.Cyr . J'aimerais bien que de votre plume si fine et de votre verbe si agile vous commentiez ceci . 9000 Gaspésiens sous le seuil de la pauvreté.

Bilbo Cyr a écrit le 18 octobre 2014

Avez-vous lu l'article, M Thibodeau? Le conseil régional de l'environnement s'est retiré car il n'avait pas accès à l'information qui lui aurait permis de faire son travail de façon honorable, et ce après avoir tenté à plusieurs reprises de l'obtenir via la loi d'accès à l'information. Serait-ce à dire que le comité de suivi travaille dans le noir?

Gilles Thibodeau a écrit le 18 octobre 2014

Bonjour.. "Les petites gens qui ont de l'honneur valent mieux que les grandes gens qui se déshonorent. . 9000 Gaspésiens sous le seuil de la pauvreté . Quelle alternative nous propose le groupuscule des Antis tout pour enrayer ce qui afflige notre région? . Rien, du vide, de l'air, des paroles, de l'herbe, du néant . Un projet d'un milliard $$ créateur d'emplois . Oh non là les antis -tout s'oppose, sur tous les réseaux nationaux, de leurs gestes, de leurs paroles et de leurs écrits ils polluent et souillent les Gaspésiens, si c'est de cette façon que vous gagnez votre vie Messieurs je vous salue bien bas. Oui M.Langlais voit juste vous nagez dans le virtuel . Peut-être que la tâche était trop exigeante pour les représentants du CRE. Gilles Thibodeau Pabos.

Gaston Langlais a écrit le 18 octobre 2014

Bonjour, Doté d'un comité de suivi, ça signifie qu'un projet va effectivement se réaliser. On ne nage plus dans le virtuel. Peut-être que la tâche était trop exigeante pour les représentants du CRE. En affaires il faut travailler dur et ce n'est pas tout le monde qui peut accepter cela. Le poney de Troie du CRE est kaput. Gaston Langlais - Gaspé.

Bilbo Cyr a écrit le 18 octobre 2014

La bêtise des attaques personnelles vient encore une fois escamoter le sujet de l'article. Le CRE sur le comité de suivi, c'était la "caution" environnementale du promoteur. Perdant celle-ci, et du même coup l'emballage doré et confortable du comité de suivi-complaisance, il ne reste que les promesses de fric pour tenter de justifier l'opacité et le cheminement dans la marge des règles.

albert picard a écrit le 17 octobre 2014

Ti-Paul,Ti-Gilles, Ti-Jean, Ti-Gaston, la belle confrérie qui racontent des histoire d'avant Noé, à l'époque des dragons. Tous les quatre ont une dent qui dépasse de chaque coté de leur gueule. Du sang dégouline. Ils ont de grands yeux rouges, et obéissent à leur maître de l'anse McInnis.. Il n'a besoin que d'un lasso qu'il lance à leurs cous. La bataille éclate, jusqu'à ce que McInnis les amène au sol. Finalement leur maître dit ''assis'' et ils s'assoient. Il dit ''reste'' et ils restent. Aujourd'hui ils portent une laisse et sont aux ordres de leur maître. La prochaines leçon qu'ils apprendront portera sur comment rouler à terre et faire le mort.

Paul Haché a écrit le 17 octobre 2014

@Garon... Après 4 messages identiques, je crois qu'on a compris que tu avais écouté Infoman. Moi aussi, comme a chaque semaine. Selon ton opinion, pourquoi Béton Provincial, le seul fournisseur de béton dans l'est du Québec, prend son ciment en Corée ? On aurait dit que les recherchistes de Jean-René ont prit leur info chez les compétiteurs de ciment MCInnis.

Philippe Garon a écrit le 17 octobre 2014

Pour s'informer en s'amusant. http://infoman.radio-canada.ca/ Épisode du 16 octobre. Le reportage qui nous concerne se trouve vers 9:50.

Philippe Garon a écrit le 17 octobre 2014

Pour s'informer en s'amusant. http://infoman.radio-canada.ca/ Épisode du 16 octobre. Le reportage qui nous concerne se trouve vers 9:50.

Gilles Thibodeau a écrit le 17 octobre 2014

Bonjour.,,, Derrière la protection d’une espèce menacée brandie par des environnementalistes pour ennoblir leur combat. Ce sont toujours les mêmes activistes qui se sont opposés à l’exploitation du gaz de schiste; au projet de terminal méthanier Rabaska à Lévis, aux forages exploratoires à Anticosti, à tout projet de barrage hydroélectrique, d'ailleurs ils s'opposent à tout ..... Les bélugas qui habitent le Saint-Laurent depuis la fonte des glaciers ne cesseront pas de se reproduire en raison de la construction d’un terminal maritime. Ils se font harceler depuis quelques décennies par des Rambo de l’industrie touristique qui vendent des forfaits d’observation des baleines Un peu de pragmatisme svp.les enverdeurs. Gilles Thibodeau Pabos.

Philippe Garon a écrit le 17 octobre 2014

Belle invitation! Moi, j'embarque! On se fait un Doodle?

Martin Zibeau a écrit le 17 octobre 2014

M. Haché, votre raisonnement semble indiquer que si 99% des gens pensent que M. Thibodeau a raison, cela annulerait des propos désobligeants ?? (je crois que traiter quelqu'un d'hypocrite peut être considéré comme une insulte, en passant) Puis, “99%” n'est-ce pas un peu exagéré? Sortir des chiffres d'un chapeau magique et du même souffle critiquer les fameux “verts” en leur reprochant de dire n'importe quoi, ça ne fait pas très sérieux, ça manque de crédibilité, comme vous dites. Tenir des propos exagérés et déformés, comme affirmer que des gens se préoccuperaient de chauves-souris avant le bien-être d'êtres humains ne représente en rien la réalité. Vous m'avez déjà dit que vous aviez probablement plus d'éducation que moi ... essayez donc de le démontrer dans vos propos. Moi, j'en ai assez de me faire chier dessus par des sois-disant Jos connaissants qui affirment avoir le bien-être de la population à coeur alors qu'ils ne peuvent même pas voir que des compagnies comme McInnis, Pétrolia et tout autre “Gaspésia” en devenir, n'ont d'intérêts que ceux de leurs actionnaires ! En attendant, moi, au quotidien je suis sur le terrain à travailler à des solutions afin que nous puissions arrêter de dépendre des profiteurs de ce monde, soient-ils à la solde de l'industrie ou celle du gouvernement. Tout n'est pas tout blanc ou tout noir, évidemment, et il en va de même pour la cimenterie comme je l'ai dit à tellement de reprises, mais que vous refusez de constater. Rester embourbé dans vos positions en critiquant les autres de faire exactement ce que vous faites vous-mêmes sans le voir n'est pas un bon signe. Si j'organisais une rencontre en personne avec une dizaine de “pour” la cimenterie et une dizaine de “contre” la cimenterie afin que nous puissions essayer d'avoir une discussion face à face, dans le respect, calmement en tentant de faire ressortir les points qui nous rassemblent, au lieu de se chier dessus d'un bord pis de l'autre cachés derrière l'anonymat de nos ordinateurs, auriez-vous le courage d'y participer ? Et vous M. Langlais, et vous M. Thibodeau, Bilbo, M. Garon et compagnie ? Est-ce qu'on arrêtera bientôt de se crier des bêtises bien idéologiquement campés dans nos positions dans la chaleur de nos confortables foyers pour sortir et se parler face à face comme des êtres humains ou attendons-nous que ça pète comme dans de plus en plus d'endroits dans le monde ? Sommes-nous vraiment rendus aussi cons que l'image de nos commentaires sur le Graffici nous renvoie ? L'invitation est lancée et je m'attends à ce que vous ayez le courage d'y répondre positivement.

Philippe Garon a écrit le 17 octobre 2014

Pour s'informer en s'amusant. http://infoman.radio-canada.ca/ Épisode du 16 octobre. Le reportage qui nous concerne se trouve vers 9:50.

Paul haché a écrit le 17 octobre 2014

@Zibeau, je ne comprends pas pourquoi insulter a votre tour monsieur Thibodeau. Je ne vois pas d'insultes dans ses propos, juste des commentaires que 99% des gens pensent. Difficile de se préoccuper des chauves-souris quand les gens travaillent pas, quand ils appréhendent le trou noir, quand il ne savent pas s'ils pourront faire déjeuner les enfants toute la semaine. De l'espace pour les chauves-souris et les couleuvres, est-ce qu'on s'entend qu'il reste encore pas mal d'espace pour eux en Gaspésie ? Moi ce qu'il m'insulte, c'est que vous (les verts) manquez d'ouverture d'esprit pour voir le positif dans le développement économique. Je ne peux pas croire que ne voyez rien de positif dans un projet comme la cimenterie. Faite l'exercice, vous gagnerez probablement en crédibilité... J'appréhende déjà une réponse du genre, s'il y avait eu un BAPE, nous aurions pu savoir que...

Martin Zibeau a écrit le 17 octobre 2014

M. Thibodeau, êtes-vous aussi agréable en personne que caché derrière un clavier d'ordinateur ? Une partie de moi me dit de ne pas répondre à ces commentaires irrespectueux, déplacés, exagérés. Une autre me dit qu'il vaut mieux prendre la parole devant les abuseurs que de rester silencieux. Ne pas dénoncer le manque de respect, c'est un peu l'accepter... même si ça vient avec son lot de désagréments.

Marc-André St-Pierre a écrit le 16 octobre 2014

J'ai toujours pensé que la CRÉ et tous ses subalternes étaient de trop dans le décor. Un cas de réglé. Par contre, une chose que je ne réussis pas encore à comprendre c'est le fait que les droitistes, qui ne jurent que par le gonflement virtuel de leur portefeuille, acceptent sans broncher les cachotteries et autres silences des acteurs commerciaux et industriels. Ces mêmes personnes qui décortiquent chaque mot, chaque virgule des petites et grosses écritures d'un contrat insignifiant, deviennent des béni-oui-oui dès que ça sent la merde industrielle autour! Difficile à comprendre.

Gilles Thibodeau a écrit le 16 octobre 2014

Bonsoir,..... Sauvez couleuvres, bélugas, oiseaux etc... Ces mêmes biens pensants qui croient avoir la morale supérieure au reste de la planète, vont aller manger du canard dans les grands restaurants et ce, dans leur luxueuse automobile fonctionnant à l'essence. Grrrr qu'ils sont hypocrites. Je les prendrai au sérieux le jour où ils abandonneront leurs gros 4x4 pétroleurs et pollueurs et iront travailler à cheval.

Philippe Garon a écrit le 16 octobre 2014

Une petite dernière... Scusez-la, mais elle est vraiment trop bonne: http://lenavet.ca/4298/des-belugas-entament-la-construction-dun-fleuve-dans-la-cour-arriere-du-patron-de-transcanada/

Philippe Garon a écrit le 16 octobre 2014

Bonjour monsieur Langlais! Vu votre sens de l'humour, je pense que vous allez apprécier ce genre de texte: http://lenavet.ca/1247/la-petroliere-transcanada-achete-le-ministere-federal-de-lenvironnement/ Ou celui-ci! http://lenavet.ca/4214/transporter-du-petrole-sur-le-fleuve-aura-moins-dimpact-que-lexplosion-dune-bombe-atomique-jure-suncor/ Faut bien rire un peu... Bonne lecture! :-)

Martin Zibeau a écrit le 16 octobre 2014

Ce retrait est dommage, mais malheureusement pas surprenant. Cela représente bien l'intérêt que nous portons en tant que société à ce qui nous maintient en vie.

Karyne Boudreau a écrit le 16 octobre 2014

@M. Samuel. De la façon dont le site est fait, il nous est impossible de modérer avant publication puisque le commentaire s'en va directement sur le site une fois écrit. C'est par après, lorsqu'un commentaire ne respecte pas notre politique de publication, que nous pouvons aller supprimer. Une gestion des commentaires au fur et à mesure de leur publication serait aussi beaucoup trop exigeante pour la petite équipe que nous sommes. Par ailleurs, nous faisons confiance à la bonne foi de nos lecteurs pour respecter la politique de publication et agissons lorsqu'ils ne la respecte pas. Merci de l'intérêt que vous portez à notre site et bien à vous. Karyne Boudreau Rédactrice en chef GRAFFICI

Jean-François Samuel a écrit le 16 octobre 2014

@Graffici Modérez avant publication et non le contraire.

Rolando Segura a écrit le 15 octobre 2014

La porte-parole de Ciment McInnis... pardon, Madame la Préfet ne semblait pas trop comprendre ce geste lors de son entrevue à RadioCanada ce matin...

Jean morin a écrit le 15 octobre 2014

Oui ! Gaston tu as raison une gang qui aurait du jamais été la ! Il en a assez des contre tout en gaspesie !

Gaston Langlais a écrit le 15 octobre 2014

Bonsoir, Une bonne nouvelle, un metteur de moins de bâtons dans les roues. Je ne comprends toujours pas pourquoi on avait enfermé le loup dans la bergerie. Gaston Langlais - Gaspé.

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